Commentaire 1T 2018 – Équipe de répartition de l’actif Mackenzie | Placements Mackenzie

Commentaire 1T 2018

Équipe de répartition de l’actif Mackenzie

Tour d’horizon du marché

Le premier trimestre de 2018 s’est avéré bien différent des années précédentes, la volatilité faisant à nouveau surface sur les marchés. Les actions ont entamé l’année du bon pied, poursuivant la trajectoire des deux dernières années, les investisseurs se félicitant des résultats solides sur le plan de la croissance et des communiqués positifs portant sur les bénéfices des sociétés. Néanmoins, les actions des marchés développés ont cédé environ 10 % en début février et l’indice VIX de volatilité implicite des actions a grimpé à 50, mettant ainsi fin à la période de faible volatilité dont les investisseurs avaient bénéficié depuis la fin de 2016. L’indice MSCI Monde a clôturé trimestre en baisse de 2,1 %, en devise locale. En dollars canadiens, l’indice a terminé en hausse (+1,6 %), le dollar canadien s’étant déprécié par rapport à toutes les principales devises.

En ce qui a trait aux obligations, les rendements obligataires canadiens ont peu fluctué, ce qui a fait en sorte que l’indice obligataire universel FTSE TMX Canada a progressé de 0,1 %, un pourcentage très modeste. Alors que les investisseurs se détournaient des actifs plus risqués, les obligations à rendement élevé ont chuté de 0,9 %, comme en témoigne l’indice ICE BofAML US High Yield Bond.

Perspectives et stratégie

1T 2018 – Un chemin cahoteux

Les préoccupations quant aux politiques monétaires et au commerce ont fait les manchettes au 1T. Les acteurs du marché s’inquiètent toujours de la normalisation continue de la politique monétaire de la part de la Fed, alors que celle-ci continue à hausser les taux d’intérêt à court terme et commence à réduire son bilan. Cela s’est traduit par des rendements négatifs pour les obligations américaines au premier trimestre. Le sentiment a également été affaibli par des craintes relatives à des politiques commerciales protectionnistes, l’administration Trump pointant du doigt la Chine pour des pratiques commerciales qu’elle considère déloyales. Cela a conduit les investisseurs à s’interroger sur la viabilité de la forte croissance économique synchronisée qui se poursuit depuis 18 mois au niveau mondial.

Au Canada, la solidité du redressement commence à s’atténuer. La Banque du Canada a réagi à l’augmentation progressive de l’inflation en haussant les taux en janvier, tout en exprimant une certaine prudence quant au rythme des futures hausses. Le marché du logement a également manifesté des signes de ralentissement, les ventes ayant reculé par rapport à l’année dernière dans la foulée d’une réglementation macroprudentielle accrue mise en œuvre par le gouvernement fédéral. Par conséquent, l’indice TSX a continué de sous-performer par rapport aux actions mondiales, et le dollar canadien a perdu du terrain par rapport au dollar américain.

Sur le plan international, la croissance mondiale a été un thème clé en 2017, mais jusqu’à maintenant cette année, on constate des signes de modération. L’activité manufacturière dans la zone euro et au Japon s’essouffle et les cours des métaux industriels, qui constituent un bon indicateur du momentum de la croissance mondiale, ont atteint un sommet. La demande mondiale semble diminuer pour atteindre des niveaux plus viables pour les phases intermédiaire et avancée d’une expansion.

2T 2018 – Croissance mondiale continue et risques à l’horizon

Nous croyons certes que la croissance mondiale se poursuivra (mais pas au même rythme qu’en 22017), mais certains risques ont fait surface. Aux États-Unis, le déficit fiscal devrait augmenter suite à la réforme fiscale intitulée « Tax Cuts and Jobs Act » promulguée par l’administration Trump, laquelle a exercé des pressions haussières sur les rendements des bons du Trésor. Ces mesures de relance budgétaire surviennent alors que l’économie américaine est solide et dans un contexte de fonctionnement à capacité maximale, ou près, aux chapitres de la production et l’emploi, ce qui pourrait mener à une inflation plus rapide que prévu. La hausse des taux opérée par la Fed en mars coïncidait avec des prévisions légèrement plus « hawkish » quant à la trajectoire des taux d’intérêt, les membres du FOMC devenant plus confiants. En outre, la rhétorique concernant les politiques commerciales s’est récemment amplifiée, notamment au vu des négociations de l’ALENA. L’imposition d’importantes restrictions sur les politiques commerciales et de tarifs pourraient également déstabiliser le commerce mondial et le cycle économique.

Les marchés étrangers devraient continuer à tirer profit du commerce mondial. La Chine mène dorénavant le regain du commerce mondial et les économies des marchés émergents continuent à connaître un redressement synchronisé. La croissance des importations chinoises est solide mais, fait encore plus intéressant, la croissance des exportations s’accélère alors que la devise chinoise se renforce. La transition de la Chine vers un niveau de croissance plus lent mais plus viable se poursuit de manière relativement ordonnée, les autorités s’assurant que les conditions financières demeurent accommodantes. Nous nous attendons à ce que le redressement des économies des marchés émergents se poursuive car, par rapport aux économies développées comme celle des États-Unis, bon nombre d’entre elles sont moins avancées dans le cycle économique.

Au Canada, nous nous attendons à ce que la croissance retrouve graduellement sa tendance à long terme. L’incertitude liée aux négociations de l’ALENA ont obscurci les perspectives de croissance et la Banque du Canada a reconnu ce risque en mars dans sa décision relative aux politiques monétaires. En dépit de prévisions « dovish », les données relatives à l’inflation ont été supérieures aux attentes pour les deux premiers mois de l’année, l’emploi demeure vigoureux et la Banque du Canada devrait continuer à hausser les taux d’intérêt à court terme en 2018. La croissance du PIB s’est atténuée en janvier et ce ralentissement devrait se poursuivre, par rapport au taux de croissance supérieur aux attentes que nous avons pu constater l’an dernier. Parmi les principaux risques, notons un niveau d’endettement des ménages élevé (correspondant présentement à plus de 170 % du revenu disponible) et un ralentissement du marché du logement attribuable à une taxe imposée aux acheteurs étrangers et à des mesures macroprudentielles entreprises par le gouvernement fédéral.

Point de vue sur les placements pour le 2T 2018

Notre approche tactique comprend notamment :

  • Répartition de l’actif : positionnement neutre à l’égard des actions, sous-pondération en obligations, surpondération en espèces.
  • Une surpondération en actions des marchés émergents par rapport aux actions d’autres pays.
  • Une position légèrement surpondérée à l’égard de l’euro, comparativement aux autres devises.

Nous avons réduit notre surpondération en obligations mondiales et adopté à nouveau une position neutre. Cette surpondération, qui a été ajoutée à Symétrie au 2T 2016, s’est avérée une position rentable. Depuis, les actions ont nettement surclassé les obligations (MSCI Monde Tous pays + 35 % en $ CA, indice Bloomberg Barclays Global Aggregate Bond couv. CAD +2,7 %). Cependant, les signes récents de ralentissement de la croissance mondiale contrastent avec les améliorations synchronisées qui se sont avérées très propices aux actions mondiales au cours des derniers 18 mois. Entre-temps, les rendements obligataires ont augmenté et les conditions financières se sont quelque peu resserrées. Par conséquent, l’attrait comparatif des actions a diminué. Les pressions haussières sur les taux d’intérêt à long terme, s’il en est, devraient demeurer graduelles et se limiter à certains facteurs structurels, comme par exemple les facteurs démographiques et les taux encore faibles de croissance de la productivité. Ce changement sur le plan du contexte macroéconomique nous a mené à modifier notre perspective quant au comportement du marché. Nos modèles relatifs au sentiment, qui étaient très favorables à l’endroit des actions au cours des quelques dernières années, ont commencé à s’affaiblir au 1T, suffisamment pour passer à un point de vue neutre.

Nous maintenons notre sous-pondération en obligations. Malgré les hausses récentes des rendements obligataires, les rendements restent à des planchers historiques, menant à des valorisations élevées. Par ailleurs, nos évaluations du sentiment des investisseurs sont négatives, ce qui renforce un point de vue négatif quant aux valorisations des obligations.

Dans le segment des actions régionales, les titres des marchés émergents sont aujourd’hui notre seule position surpondérée. Les bénéfices de sociétés des marchés émergents restent nettement inférieurs à leurs tendances à long terme, car les économies de ces marchés sont au début de leur redressement. La hausse progressive des cours des produits de base s’est avérée avantageuse pour bon nombre d’économies émergentes. Par ailleurs, les conditions financières des marchés émergents demeurent favorables, bon nombre des banques centrales de ces économies continuant à abaisser les taux d’intérêt. Dans un climat où les valorisations des actions des marchés émergents restent moins élevées que celles des actions des marchés développés, nous estimons que ce contexte est intéressant pour les investisseurs en actions.

Nous surpondérons l’euro par rapport aux dollar canadien. En mars, la BCE s’est rapprochée de son objectif visant à mettre fin à sa politique monétaire ultrasouple en omettant de sa déclaration toute référence à une éventuelle prolongation de son programme d’assouplissement quantitatif au-delà de septembre 2018. Entre-temps, l’Allemagne continue à tirer profit d’une solide performance sur le plan du commerce international, et les économies de la zone euro périphérique affichent des résultats plus solides sur le plan de la croissance, grâce une reprise des dépenses des ménages. Les taux de chômage, qui posent problème depuis longtemps dans la zone euro, reculent globalement. L’euro tire également profit d’un sentiment plus favorable, selon nos modèles, et c’est pourquoi nous maintenons notre surpondération à l’égard de cette devise.

Parmi les principaux risques pour nos perspectives, notons des hausses de l’inflation et des taux d’intérêt plus élevées que prévu ou des « accidents de politique » de la part d’un gouvernement ou d’une banque centrale.

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