Commentaire 2T 2017 - Équipe Mackenzie Cundill | Placements Mackenzie

Commentaire 2T 2017

Équipe Mackenzie Cundill

Tour d’horizon du marché

  • L’économie mondiale continue de s’accélérer, tout comme les données macroéconomiques dans toutes les principales régions. L’inflation est aussi de retour. Il s’agit d’un environnement dans lequel les actions de valeur devraient prolonger leurs gains. Le système financier mondial se solidifie. Nous croyons que nous verrons les banques centrales partout dans le monde continuer sur la voie de la normalisation des taux d’intérêt. Les mesures de stimulation monétaire joueront un rôle moins important à l’avenir. Il y aura plus de discussions à propos des mesures de stimulation budgétaire.
  • Notre thèse d’investissement dans les banques américaines a été réaffirmée par les résultats de juin de la Comprehensive Capital Analysis and Review de la Réserve fédérale. Tous nos titres en portefeuille ont passé le test de cette année haut la main, tant d’un point de vue quantitatif que qualitatif. Citigroup a annoncé qu’elle doublera son dividende et a approuvé un énorme programme de rachats d’actions de 15,6 milliards de dollars. Lors de notre rencontre récente avec le chef des services financiers de Citigroup, il nous a semblé que les données fondamentales de sa société s’amélioraient. De plus, les économies partout dans le monde accélèrent.
  • Bank of America a augmenté son dividende de 60 pour cent tout en autorisant des rachats d’actions de 12 milliards de dollars. Warren Buffett a annoncé que Berkshire Hathaway échangera les actions privilégiées qu’elle détient et exercera son option d’acheter 700 millions d’actions de Bank of America, devenant ainsi le principal actionnaire de la société. Même si notre participation devient quelque peu diluée, la volonté de Buffett de prendre des risques pour un paiement (marginalement) plus élevé sur les actions ordinaires témoigne de sa confiance dans la capacité de gains de Bank of America.
  • Le plan de capital de Wells Fargo a aussi été approuvé par la Fed et inclut jusqu’à 11,5 milliards de dollars de rachats d’actions ordinaires. Il s’agit particulièrement d’une bonne nouvelle à la lumière de la mauvaise presse relative aux pratiques de ventes de la banque. Nous croyons que Wells Fargo est une société solide et que les difficultés actuelles sont à court terme et peuvent facilement être corrigées.
  • Parmi les raisons pour lesquelles nous aimons les banques américaines ci-dessus, mentionnons une amélioration des perspectives pour les bénéfices, une évaluation très faible, des positions en capital solides et une augmentation des remboursements aux actionnaires. Les banques devraient bénéficier des développements positifs dans la réforme fiscale, de la dérèglementation du secteur ou de plus de hausses de taux d’intérêt aux États-Unis, le cas échéant.

Perspectives et stratégies

  • Nous sommes persuadés que nous entrons dans les premières étapes de la résurgence pluriannuelle de l’investissement axé sur la valeur, qui dure généralement de 5 à 7 ans selon l’analyse historique. Depuis 2009, les marchés ont récompensé les actions de croissance pendant une période de faible croissance économique, et les actions semblables à des obligations, car les investisseurs prudents ont recherché la sécurité et le rendement. Même si nous nous attendons à ce que ce genre de titres affiche un rendement supérieur aux actions axées sur la valeur pendant des mois ou des trimestres, nous croyons que la tendance est renversée et que le contexte actuel est très favorable aux investisseurs axés sur la valeur. Le tout est confirmé par notre capacité continue de trouver une excellente valeur dans des secteurs comme la technologie d’entreprise, les soins de santé, les cycliques et les services financiers. Les marchés ont commencé à reconnaître la valeur de ces investissements l’an dernier et nous croyons que ces occasions comportent beaucoup de potentiel de hausse.
  • Nous observons un environnement de croissance synchronisée partout dans le monde. Malgré un premier trimestre typiquement plus faible aux États-Unis, les données semblent indiquer une accélération de la croissance pendant le deuxième semestre. L’activité économique en Europe continue de s’améliorer et constitue une agréable surprise pour la Banque centrale européenne et le milieu de l’investissement. Maintenant que l’élection en France a eu lieu et qu’Emmanuel Macron et son parti En Marche ont gagné haut la main, le risque de dissolution de la zone euro est largement disparu. Il existe de fait des signes encourageants que le nouveau gouvernement français sera plus favorable aux entreprises qu’au cours des dernières années. La position majoritaire du parti au pouvoir peut lui conférer les avantages politiques nécessaires pour entreprendre des réformes économiques. La voie à emprunter pour procéder à des réformes en France sera probablement longue et parsemée d’embûches, mais elle devrait néanmoins suivre la bonne direction. À la suite de la victoire de Macron, les évaluations de la zone euro ont nettement augmenté par rapport au reste du monde, mais ont toutefois ralenti depuis, retombant au milieu de leur échelle (relative) historique.
  • La perte de la majorité gouvernementale par Theresa May lors de l’élection au Royaume-Uni semble être négative à la surface. Toutefois, sa position affaiblie peut de fait signifier que le « Brexit dur » devra maintenant être adouci, ce qui pourrait être positif pour les entreprises. De plus, une amélioration du tableau économique en Europe est positive pour le Royaume-Uni et les négociations ultérieures, car des discussions rationnelles sont plus probables. Nous continuons de croire que les négociations Brexit se concentreront sur le maintien d’importantes relations commerciales, car les deux côtés comprennent l’importance de leur interconnectivité économique.
  • Aux États-Unis, la Fed a augmenté ses taux pendant le trimestre et accru les discussions sur la façon de gérer une réduction de son bilan. Nous croyons que la normalisation de la politique monétaire est le reflet de l’amélioration des données économiques fondamentales. Même dans la zone euro, le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi commencera probablement à faire passer les politiques de la banque centrale vers une modération ou une réduction de l’assouplissement quantitatif plus tard cette année et l’année prochaine. Les augmentations des rendements des obligations gouvernementales aux États-Unis et en Europe sont le reflet d’une meilleure croissance économique et d’une légère reflation à l’heure actuelle.
  • En Espagne, le sauvetage de Banco Popular par Santander, et l’absorption de deux banques régionales en Italie par Intesa Sanpaolo avec le soutien de l’état, constituent des signes supplémentaires que les conditions financières en Europe continue de s’améliorer. La confiance des investisseurs dans le secteur banquier s’est améliorée après l’annonce de ces ententes.
  • La confiance des entreprises dans le secteur manufacturier au Japon et en Allemagne a atteint un sommet des six dernières années. Les produits manufacturés exportés de ces deux pays ont tendance à être utiliés par la demande en Amérique et en Chine. Les commandes de produits manufacturés et de services augmentent. Les taux d’intérêt des deux côtés de l’Atlantique devraient continuer de se normaliser. Le resserrement du différentiel de taux d’intérêt entre les États-Unis et le reste du monde est à souligner, et pourrait faire pression sur le dollar américain et faire passer les liquidités vers les marchés émergents.
  • Le commerce en Asie semble augmenter, aidé par les exportations de la Corée et de la Chine. Malgré un certain resserrement monétaire en Chine récemment, l’économie dans l’ensemble se porte bien, car le passage vers la consommation et les services intérieurs se poursuit. La capacité excédentaire dans les industries, comme l’acier, a commencé à reculer graduellement. Nous suivons de près les développements politiques et militaires en Corée du Nord. L’exposition de notre portefeuille au Japon, en Chine et en Corée n’est pas excessive étant donné notre mandat.
  • En conclusion, nous croyons que nous pourrons observer de plus en plus de preuves de l’accélération de la croissance économique dans les grands pays développés du monde au cours du deuxième semestre de l’année. Les banques centrales dans ces régions commenceront probablement à normaliser les taux d’intérêt ou continueront de le faire. Les institutions financières connexes devraient être les plus importantes bénéficiaires de la modération, ainsi la position de notre portefeuille devrait s’avérer opportuniste. Les actions de valeur en général, toutefois, se négocient à des évaluations plus faibles que le marché en général et devraient surperformer.

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