Commentaire 3T 2017 – Équipe Mackenzie Cundill | Placements Mackenzie

Commentaire 3T 2017

Équipe Mackenzie Cundill

Tour d’horizon du marché

  • Le cycle de valeur se négocie à des valorisations planchers par rapport au cycle de croissance et montre des signes de résurgence d’une reprise qui a débuté au printemps 2016, mais qui a été interrompue ce printemps parce que les investisseurs craignaient que l’Administration républicaine ne parvienne pas à faire passer ses réformes de relance, notamment la réforme fiscale, les dépenses en infrastructures et la déréglementation. Depuis l’adoption du budget fédéral américain en septembre, les investisseurs sont plus confiants que la réforme fiscale verra le jour, ce qui pourrait accroître considérablement les bénéfices des banques qui tirent la majeure partie de leurs revenus des États-Unis. Réforme fiscale ou non, les banques sont encore très bon marché à 1,0x la valeur comptable selon les mesures historiques, comparativement aux plafonds de 2 à 3x la valeur comptable des cycles antérieurs. L’économie mondiale accélère et les banques centrales des quatre coins du monde envoient des signaux très clairs de leur penchant en faveur d’un resserrement de la politique monétaire, qui se traduira par des hausses de taux d’intérêt. Voilà deux bonnes nouvelles pour les banques.
  • Nous voyons des signes concrets que l’économie mondiale sous-jacente se renforce et c’est ce qui alimente les rendements, contrairement à l’incertitude géopolitique qui tend à retenir l’attention du marché sur la situation à court terme. En dépit des craintes des oracles de l’investissement qui considèrent que les cours boursiers sont élevés, nous parvenons à trouver des titres sous-évalués dans plusieurs segments du marché, comme les services financiers, l’énergie, les soins de santé et les médias. Le portefeuille est pleinement investi car nous sommes convaincus que les titres dans lesquels nous avons investi recèlent un énorme potentiel de gains.

Perspectives et stratégie

  • La conjoncture mondiale est très encourageante. L’économie américaine se porte bien et la pénurie de main-d’œuvre commence à se faire sentir. La confiance des consommateurs américains est à son plus haut depuis l’an 2000. Des signes d’investissements des entreprises dans des biens d’équipement font surface. La production industrielle se redresse considérablement dans la plupart des pays industrialisés. Le cycle est moins avancé en Europe, mais la reprise s’étend et est portée par les consommateurs. Le taux de chômage en Europe est redescendu sous la barre des dix pour cent et on note une tendance à la hausse de la croissance des salaires. On prévoit que la zone euro va enregistrer sa plus forte expansion en une décennie, compte tenu que la confiance des entreprises et des consommateurs est à son plus haut depuis la crise financière mondiale. L’indice PMI manufacturier de la zone euro a atteint un sommet en 6,5 ans. Le nouveau gouvernement français a amorcé la réforme du code du travail. La réforme fiscale fait l’objet de débats aux États-Unis et en France, ce qui aura un effet stimulant lorsque ces politiques auront été promulguées et adoptées. Malgré les craintes entourant le Brexit, la croissance du secteur manufacturier au Royaume-Uni demeure élevée, bien que les consommateurs montrent des signes d’hésitation. Nous continuons de surveiller de près les négociations sur le Brexit et croyons qu’une période de transition procurera aux entreprises un certain degré de certitude pour planifier leurs stratégies. Les bilans des banques européennes s’améliorent et le coût du crédit diminue. Le taux de croissance du volume des échanges commerciaux à l’échelle mondiale a augmenté depuis le milieu de 2016 et oscille autour de 5 %.
  • En Chine, le resserrement des conditions de crédit pendant la première moitié de l’année a ralenti le secteur de l’immobilier. Quoi qu’il en soit, jusqu’ici la confiance des consommateurs et les dépenses se maintiennent et certains indicateurs, dont la production d’électricité et le prix du cuivre, laissent entrevoir une croissance soutenue. Au Japon, la conjoncture économique est à son meilleur en une décennie. Le PIB japonais est positif depuis six trimestres consécutifs, ce qui est rare ces dernières années.
  • Malgré la croissance mondiale synchronisée, l’absence d’inflation sommaire laisse de nombreux économistes perplexes. À notre avis, les investissements des entreprises, les gains de production industrielle et les pressions sur les salaires devraient faire grimper le taux d’inflation. L’inflation n’a pas disparue; elle n’a simplement pas encore fait les manchettes en raison de la nature de lente progression de ce cycle.
  • Or, la conjoncture n’est pas sans risques, il semble y avoir beaucoup de raisons de s’inquiéter dans un monde où l’incertitude politique est omniprésente. Les risques associés aux « manchettes » incluent l’incapacité de l’Administration Trump de faire adopter ses politiques, la volonté de la Catalogne de se séparer de l’Espagne, les élections prochaines au Japon et en Italie, les ambitions nucléaires de la Corée du Nord et l’escalade verbale entre Kim et Trump. Quoi qu’il en soit, nous croyons que la vigueur de l’économie réelle et la croissance des bénéfices vont soutenir l’évaluation des actions à long terme. Et, nous continuons à nous concentrer sur la recherche de titres qui se négocient à des cours inférieurs à leur valeur intrinsèque. Le portefeuille demeure pleinement investi car ce ne sont pas les idées de placement qui manquent. Nous demeurons enthousiastes à l’égard des occasions de placement qui se présentent et pensons que notre portefeuille a énormément de potentiel.
  • En somme, la conjoncture macroéconomique mondiale demeure favorable à la croissance des bénéfices des sociétés. L’évaluation de nombreux secteurs et titres de valeur, bien qu’élevée dans certains secteurs et selon certains styles de placement, demeure bon marché, tant sur le plan absolu que relatif. Cundill continue de surpondérer les secteurs des services financiers, de l’énergie, des soins de santé et des produits industriels et de sous-pondérer ceux de la technologie de l’information, des services de télécommunications, des services publics et de la consommation courante. Le secteur américain des services financiers devrait bénéficier de l’augmentation du rendement du capital investi, de la déréglementation et de l’accroissement des marges nettes d’intérêts; celui de l’énergie devrait profiter du rééquilibrage du marché pétrolier; et ceux des soins de santé et des produits industriels de la confluence des mesures fiscales, des tendances cycliques favorables et de la dépréciation du dollar américain. La croissance internationale demeure élevée et les marchés émergents et la zone euro (en dépit de l’appréciation de l’euro) devraient enregistrer une forte croissance des bénéfices.

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