Commentaire 4T 2017 – Équipe des placements à revenu fixe Mackenzie | Placements Mackenzie

Commentaire 4T 2017

Équipe des placements à revenu fixe Mackenzie

Perspectives et positionnement

  • Pendant la majeure partie du quatrième trimestre, le feuilleton politique entourant le projet de loi fiscal américain et, évidemment, le prix du bitcoin ont été les thèmes qui ont retenu l’attention des investisseurs. Le projet de loi fiscal américain a fait l’objet de débats, est passé par la Chambre des représentants et le Congrès, puis a été promulgué par le président Trump avant la fin de l’année. 
  • Le projet de loi fiscal va probablement donner un élan à l’économie américaine en 2018. Cette attente était déjà escomptée dans la hausse de taux de la Réserve fédérale américaine en décembre et dans les plus récentes prévisions du gouverneur (les « dot plots ») quant à la trajectoire du taux des fonds fédéraux en 2018. L’estimation médiane se situe à trois hausses de 0,25 % chacune. Les marchés des actions et des obligations de sociétés ont adopté les prévisions de croissance bonne pour l’économie et les attentes d’inflation ont été révisées à la hausse vers la fin de 2017.
  • En décembre, la Banque du Canada a laissé son taux directeur inchangé. Le gouverneur, M. Poloz, a également indiqué que la banque pourrait laisser l’économie aller à son rythme pendant un moment. Compte tenu des changements soudains de politique monétaire observés récemment et de la forte création d’emplois en novembre et en décembre, rien ne garantit que la banque va s’empêcher de relever les taux.
  • L’année 2018 s’annonce plus intéressante en matière de politique monétaire mondiale. La Réserve fédérale américaine va probablement procéder à deux ou trois hausses tout en continuant de réduire la taille de son bilan, mais cela va se produire sous la gouverne du nouveau président Jerome Powell. La Banque centrale européenne va diminuer graduellement ses achats d’obligations et on s’attend à ce que l’UE enregistre sa croissance la plus élevée en de nombreuses années. La Banque d’Angleterre fait face à des pressions inflationnistes mais doit également composer avec une conjoncture politique intérieure incertaine ainsi qu’avec le processus vers le Brexit.
  • À l’instar des cycles antérieurs de resserrement de la politique monétaire, les courbes de taux des pays industrialisés s’aplatissent depuis de nombreux trimestres. L’aplatissement accéléré de la courbe de taux américaine au 4T a fait couler beaucoup d’encre. Le plus souvent au cours des cycles passés de resserrement, la courbe s’aplatissait parce que les hausses de taux sur la partie courte de la courbe étaient plus marquées que celles de la partie longue, ou que les taux de la partie longue chutaient carrément. Les mouvements des courbes se sont étalés sur plusieurs trimestres au cours des cycles précédents. Il faut savoir que depuis le « taper tantrum » de 2013, le taux des fonds fédéraux a été relevé cinq fois, pour une augmentation totale de 1,25 %, alors que le taux des obligations américaines à 10 ans a augmenté d’environ 0,85 %. Pendant la même période, le taux des obligations américaines à 30 ans a grosso modo stagné.
  • Les récentes craintes entourant l’aplatissement de la courbe sont attribuables à la menace d’une récession imminente. Bien que la croissance économique puisse subir des pressions par suite de l’augmentation des taux obligataires en lien avec le resserrement de la politique monétaire, comme c’est le cas au cours de chaque cycle, rien ne démontre que c’est ce qui se produit en ce début de 2018. En fait, mis à part quelques soubresauts de redressement, la courbe des taux va probablement continuer de s’aplatir cette année même si la croissance perdure. Éventuellement, la courbe pourrait s’aplatir complètement et le demeurer pendant un certain temps, comme ce fut le cas au milieu des années 2000.
  • Les pressions à la hausse qui pourraient être exercées sur les taux obligataires à court et à moyen termes par la Réserve fédérale américaine en 2018 vont éventuellement avoir des retombées négatives sur l’économie. Il se pourrait qu’à la fin de ce cycle, le taux des fonds fédéraux et la courbe des taux soient encore plus bas qu’en 2007, avant la dernière récession. À ce moment-là, le taux des fonds fédéraux s’élevait à 5,25 %. Si la Réserve fédérale américaine va de l’avant et suit les prévisions des « dot plots », dans quelque 18 mois, le taux se situera à environ 2,75 %, ou très près du taux actuel des bons du Trésor américain à 30 ans. Compte tenu de l’accroissement de la dette du gouvernement et de la dette des sociétés autres que celles du secteur des services financiers dans l’économie mondiale de l’après-crise financière, il n’en faudra peut-être pas beaucoup plus pour réduire les perspectives de croissance économique accrue.
  • À court terme, nous restons à l’affût des obligations et des prêts qui procurent le meilleur rendement ajusté au risque. En ce début de 2018, nous avons décidé de maintenir des échéances plus courtes que nos indices de référence et de diminuer la pondération des obligations de sociétés qui ont atteint leur pleine valorisation.

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