Commentaire 1T 2019 – Équipe des actions et du revenu mondiaux Mackenzie | Placements Mackenzie

Commentaire 1T 2019

Équipe des actions et du revenu mondiaux Mackenzie

Au premier trimestre 2019, le Fonds mondial de dividendes Mackenzie (série F) a dégagé un rendement de 12,0 % et affiche maintenant un rendement annualisé de 12,3 % depuis le changement de gestionnaire de portefeuille. En comparaison, l’indice MSCI Monde rendement total (en $CA) a produit 10,0 % au premier trimestre et 11,4 % annualisé depuis le changement de gestionnaire de portefeuille. La sélection d’actions dans les soins de santé et la consommation courante a le plus contribué au rendement pendant le premier trimestre. La sélection de titres dans le secteur des matières a nui au rendement au cours du trimestre.  

Le Fonds américain de dividendes Mackenzie a affiché un rendement de 12,8 % au premier trimestre de 2019 et un rendement de 12,0 % annualisé, depuis sa création. En comparaison, l’indice S&P 500 de rendement total (en $CA) au premier trimestre a produit 11,2 % et 15,4 % annualisé depuis le lancement du fonds. La sélection d’actions dans les soins de santé, la consommation courante et l’énergie a apporté une contribution au rendement relatif au premier trimestre, tandis que la sélection d’actions dans la technologie de l’information a entravé le rendement relatif.

Les actions mondiales ont produit leur meilleure performance trimestrielle en plus de huit ans pendant la période de trois mois terminée en mars après que la Réserve fédérale américaine a signalé qu’elle n’irait pas de l’avant avec ses prévisions émises en décembre dans le cadre desquelles elle prévoyait deux hausses de taux en 2019, que le gouvernement américain a retardé ses augmentations de tarifs sur les importations chinoises et que les rapports ont montré que le rythme de croissance de l’économie américaine était raisonnable. Les actions mondiales ont enregistré une hausse malgré l’augmentation des doutes à propos de l’économie de la zone euro et de l’incertitude relative au départ du Royaume-Uni de l’Union européenne. Pendant le trimestre, tous les 11 secteurs ont augmenté en dollars américains. La technologie de l’information (+20 %) et l’immobilier (+16 %) ont enregistré les hausses les plus fortes, et les soins de santé (+8 %), la moins forte. L’indice MSCI Monde a enregistré une hausse de 10 %, sa meilleure performance depuis 2010.

Les actions américaines ont augmenté après que la Fed a signalé à plusieurs reprises qu’elle serait moins dynamique pour ce qui est du resserrement. Plus précisément, elle ne s’attend plus à aller de l’avant avec deux hausses de taux en 2019. La Fed a également affirmé que d’ici la fin de septembre, elle arrêterait de réduire son bilan, ce qui a aussi favorisé les actions. Le bilan de la banque a grossi après trois périodes d’assouplissement quantitatif, ou d’achats d’actif, depuis la grande crise financière de 2008. Précédemment, la Fed a indiqué qu’elle réduirait son bilan selon un échéancier établi. Le tout, malgré les données suggérant que l’économie reste assez robuste, selon un rapport économique montrant que l’économie américaine a crû à un rythme annualisé de 2,2 % pendant le quatrième trimestre. Même si la légère inversion de la courbe de rendement américaine est importante, il peut y avoir un retard avant que l’économie et les marchés boursiers atteignent un sommet. Bien qu’impossible à prédire avec précision, la réaction du marché immobilier aux taux en baisse peut indiquer que le cycle économique aux États-Unis pourrait se poursuivre pendant un certain temps.

Les préoccupations à propos des tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis se sont relâchées après que le président Trump a affirmé que les pourparlers avec la Chine avaient assez progressé pour qu’il rencontre le Président Xi Jinping pour « conclure une entente ». Pour ce qui est des autres nouvelles politiques, l’enquête à propos de l’interférence de la Russie dans les élections de 2016 dirigé par le procureur spécial Robert Mueller a révélé que Trump n’avait pas conspiré avec la Russie pendant la campagne, selon le résumé envoyé par le procureur général William Barr au Congrès.

Les actions européennes ont augmenté après que la Banque centrale européenne a indiqué qu’elle aiderait l’économie au besoin et annoncé de nouveaux prêts bon marché aux banques. Elles ont aussi été favorisées par la prolongation de la date limite pour quitter l’UE accordée au Royaume-Uni par l’UE afin d’avoir plus de temps pour organiser ce divorce de plus en plus amer. Malgré le chômage faible et les données de dépenses des ménages correctes, les rapports économiques ont montré que l’économie de la zone euro est très modérée. Un important rapport a indiqué que l’économie de la zone euro a crû de seulement 0,2 % pendant le quatrième trimestre, ce qui signifie que la zone a enregistré une expansion de seulement 1,8 % en 2018.

En Asie, les actions japonaises ont augmenté après un rapport qui a montré que l’économie japonaise est retournée en territoire de croissance au quatrième trimestre, avec une progression à un taux annualisé de 1,4 %. Les actions chinoises ont grimpé après que la Banque populaire de China a réduit ses exigences de réserve pour les banques commerciales afin d’encourager les prêts, que le gouvernement a appliqué certaines mesures de stimulation budgétaire et que les tensions commerciales se sont estompées, et en raison de la décision que la pondération de l’indice MSCI Chine sera plus importante dans les indices mondiaux. Les deux régions ont été touchées par les différends commerciaux, et leurs marchés ont bénéficié d’attentes d’une résolution à venir.  

Étant donné la volatilité que les investisseurs ont dû affronter pendant les deux derniers trimestres, nous croyons qu’il s’agit d’un bon moment pour évaluer où nous en sommes et remettre les événements récents en contexte. Le marché haussier qui a débuté en mars 2009 a célébré son 10e anniversaire le mois dernier. Il serait juste de dire qu’en 2009, lorsque les marchés boursiers partout dans le monde ont atteint les niveaux les plus bas depuis une génération et que les gens remettaient en question la viabilité du système financier mondial, PERSONNE ne se souciait de l’état du monde dans dix ans. En tant que membres d’une équipe qui gère un portefeuille d’actions mondiales depuis ce temps, nous tenons à faire cette simple observation : beaucoup de personnes (la famille et les amis, les clients, les concurrents et les experts de Wall Street de toute sorte) ont prédit le prochain marché baissier important ou la prochaine récession pendant toute cette période. Nous avons souvent mentionné aux investisseurs qu’il s’agit du pire marché haussier de notre carrière de plus de 20 ans, car tout le monde semble avoir peur que la prochaine crise financière mondiale se produise et s’attend à ce que le Bonhomme Sept Heures fasse son apparition. Cela ne veut pas dire que nous n’avons pas connu des périodes de volatilité qui ont ressemblé à des marchés baissiers. La crise de la dette souveraine en 2011 a aidé à entraîner les marchés mondiaux en baisse de plus de 20 % (du sommet au creux) à un certain moment pendant l’année. Du milieu de 2015 au début de 2016, entraînés par des craintes de récession et des ventes massives des produits de base qui ont suivi, les marchés ont reculé de près de 18 %. Il ne faut évidemment pas oublier le quatrième trimestre 2018, lorsque du 20 septembre à la veille de Noël, les marchés ont reculé de plus de 18 % (et de plus de 20 % lorsque l’on mesure la performance depuis les sommets de la fin de janvier 2018). Malgré ces perturbations et les investisseurs qui semblent constamment éprouver de l’appréhension, les marchés ont obtenu un rendement, après le réinvestissement des dividendes, de plus de 12 % par année pendant cette période, c’est-à-dire qu’ils ont plus que triplé pendant ces dix ans. Dans tous les cas, s’ils avaient tenté d’ajuster leurs portefeuilles en fonction des données économiques a posteriori, ou pire, des prédictions macroéconomiques et géopolitiques, les investisseurs auraient ajouté peu de valeur ou même nui au rendement.

Et pour les dix prochaines années? Nous estimons toujours que détenir un ensemble d’actions de grande qualité achetées à des cours raisonnables et versant des dividendes produira des rendements réels à long terme très attrayants. En moyenne, les actions ont augmenté deux années sur trois depuis la Deuxième Guerre mondiale, et avec les rendements obligataires à dix ans partout dans le monde toujours à des niveaux absolus et relatifs faibles, une inflation clémente et des évaluations qui ne semblent pas exagérées, il y a raison de croire que cette tendance se maintiendra au cours de la prochaine décennie. Connaîtrons-nous des périodes de volatilité qui nous laisseront perplexes ou pour lesquelles nous subirons les caprices des « participants » passifs du marché sans visage, mais de plus en plus influents (qui comprennent une gamme de véhicules, des FNB indiciels aux programmes de négociation algorithmiques)? Nous connaissons la réponse à cette question : oui, sans hésitation. Même si nous savons que cela se produira, nous croyons toujours que détenir des actions s’avérera plus favorable que détenir presque toute autre catégorie d’actif.

Qu’est-ce qui a apporté une contribution positive au rendement?

Le marché des actions chinoises de type A dans l’ensemble a connu une hausse de près de 30 % pendant le trimestre et, sans surprise, notre titre en portefeuille dans ce type d’actions (Kweichow Moutai) a augmenté de plus de 45 %. En effet, tous nos titres centrés sur la Chine ont plus augmenté que les rendements du marché mondial pendant le trimestre. Notre titre qui a enregistré le meilleur rendement, soit plus de 60 %, a été New Oriental Education, car le marché a obtenu plus de précisions quant à la réglementation et les marges bénéficiaires brutes ont affiché des signes d’atteinte de leur niveau plancher. En plus des inquiétudes liées à la guerre commerciale mentionnée précédemment qui se sont estompées, les efforts de la Chine pour nettoyer son système bancaire parallèle se rapprochent de leur fin et l’activité économique a une fois de plus connu une reprise.

Pendant le premier trimestre de 2019, Micro Focus International plc, société souvent mentionnée dans les commentaires trimestriels, a apporté la plus importante contribution au Fonds mondial de dividendes Mackenzie et a enregistré la meilleure performance. Pendant le premier trimestre de 2018, cette société a le plus nui au fonds – de tous les temps – avec la pire baisse journalière de l’histoire du fonds. Au deuxième trimestre de 2018, la société a produit un des meilleurs rendements, car ses actions ont enregistré une reprise, mais sont tout de même restées sous leur niveau initial. Au premier trimestre de 2019, l’action a produit 48 %. Deux facteurs expliquent cette performance. Évidemment, les marchés ont connu une reprise, ce qui a aidé. Du 1er janvier au 13 février, l’action a augmenté de 9,7 %. Puis, le 14 février, la société a publié son rapport annuel très attendu pour l’exercice terminé le 31 octobre 2018… qui a présenté une performance très solide. L’action a augmenté de 12 % en un jour, et de plus de 20 % au cours des semaines suivantes.

Cet investissement a été intéressant, car le marché s’est avéré dans l’erreur à plusieurs égards : il a évalué Micro Focus comme si son endettement n’était pas viable, ce qui s’est révélé faux. Le marché croyait que Micro Focus ne serait pas en mesure de faire croître ses ventes conformément au plan d’affaires initial pour l’acquisition de HPE. Le rapport annuel a montré que malgré des défis internes majeurs chez HPE, y compris les systèmes de TI et une restructuration des canaux de ventes, Micro Focus a été en mesure de stabiliser ses recettes. Son chiffre d’affaires pro forma a reculé de 5,3 % pour la période de douze mois terminée à la fin de l’exercice financier le 31 octobre 2018, dépassant les directives de -6 % à -9 %, tandis que le marché s’interrogeait si la société était même en mesure de respecter ces directives. La direction a aussi été en mesure de produire un désendettement plus rapide que le plan d’affaires, atteignant une cible de 24 mois de 2,8 fois la dette nette/BAIIDA en 14 mois, tout en rachetant 500 millions de dollars d’actions.

Le fait que l’action a augmenté de près de 50 % en un trimestre indique que les attentes du marché et sa perception de l’entreprise étaient complètement erronées. À quel point? Le 22 mars 2018, selon le faible cours de l’action, sa capitalisation boursière était légèrement inférieure à 4 milliards de dollars, avec la dette, le groupe avait donc une valeur d’entreprise d’environ 8 milliards de dollars. Alors une société qui vaut 6,2 milliards de dollars a acheté une autre société pour 8,5 milliards de dollars, et un an plus tard, les deux sociétés combinées valent 8 milliards de dollars? Le marché n’avait aucunement confiance, malgré un taux de rendement effectif de 30 % de la direction de Micro Focus au cours de la dernière décennie… Le marché a nettement sous-estimé la valeur intrinsèque de la division à croissance rapide, SUSE, que la direction a matérialisé avec une vente pour 2,5 milliards de dollars, ou un généreux 26,7 fois le BAII. Avec l’ajustement pour la vente de SUSE, la valeur d’entreprise chute sous 6 milliards de dollars. L’investisseur pourrait investir à une valeur nette de 4 milliards de dollars, pour une société qui en 2018 a généré des flux de trésorerie libres sur fonds propres de 755 millions de dollars et devrait réaliser des flux de trésorerie libres sur fonds propres de plus de 900 millions de dollars en 2020.

Dans son rapport annuel, la société a démontré que le risque d’exécution continu a été nettement surestimé, que ses efforts opérationnels fonctionnent et que le niveau de dette est facilement gérable. L’effondrement du cours de l’action suggérait que la société avait un niveau intenable de dettes. Le rapport annuel montre que la société pourrait éliminer la totalité de sa dette en moins de 2 à 3 ans si c’est ce qu’elle souhaite. De fait, Micro Focus a choisi de rendre 1,8 milliard de dollars du produit de la vente de SUSE… alors un investisseur qui aurait payé 4 milliards de dollars en mars 2018 aurait obtenu 1,8 milliard de dollars de la vente au printemps 2019. Le coût d’investissement net est de 2,2 milliards de dollars, et l’investisseur aurait profité de flux de trésorerie libres de 900 millions de dollars l’année suivante. Pour citer notre propre rapport du premier trimestre de 2018 : « Nous croyons que le marché a réagi de façon excessive, et évalué l’action de manière irrationnelle.  Il est normal d’éprouver des problèmes d’intégration et de subir une attrition importante de la force de vente étant donné l’incertitude liée à une fusion.  Ces deux aspects ont été plus grands que ce que prévoyait le marché, mais la variabilité fait partie des affaires.  Ces problèmes seront résolus, tandis que la rétention des clients, et ses flux de trésorerie correspondants persisteront. »

Dentsply Sirona a connu une forte reprise après avoir chuté de près de 60 % depuis son sommet et de 30 % depuis que nous avons acheté les actions. Vers le milieu de l’an passé, la société a mis en place un plan de restructuration pour optimiser l’entreprise, une décision qui a été applaudie et aurait, selon nous, dû avoir été mise en place il y a longtemps. L’optimisation a eu des répercussions sur les résultats presque immédiatement et l’action a augmenté de près de 20 % après une communication de résultats optimiste. Dentsply Sirona est le plus important fabricant de consommables et de matériel dentaires. La société a fusionné avec Sirona, un fournisseur de matériel, qui fabrique du matériel de fabrication et d’imagerie assistée par ordinateur (FAO/IAO). Aujourd’hui, Dentsply est le chef de file avec une part de 21 % d’un marché de 21 milliards de dollars. Les ventes de la société sont réparties à 35 % aux États-Unis, 40 % en Europe et 25 % dans le reste du monde. La société a été très défendable et inversement liée au taux de chômage. Jusqu’à présent, la fusion n’a pas satisfait les attentes en raison d’un ralentissement dans les produits de consommation et le matériel de Sirona. Même si le taux de pénétration est seulement de 18 %, le matériel de FAO/IAO est trop cher pour que tous les dentistes l’achètent. La tendance récente vers les groupes dentaires avec un regroupement des bureaux pour obtenir un plus grand pouvoir de négociation et partager les ressources est largement responsable de ce ralentissement. Même si nous croyons que cette tendance ne prendra pas fin, elle devrait ralentir. Les fournitures dentaires de consommation de Dentsply comprennent les instruments et le matériel endodontiques (traitements de canal), les anesthésiants dentaires, les pâtes prophylactiques, les résines de scellement dentaire, les matériaux à empreinte, les matériaux restauratifs, les produits de blanchiment des dents et le fluorure à effet topique. Les produits consommables représentent 55 % des ventes de la société et sont largement de nature récurrente. Les petits appareils comprennent les pièces à main dentaires, les lampes à polymériser intrabuccales, les systèmes de diagnostic dentaire ainsi que les détartreurs et les polisseurs dentaires. L’offre de produits diversifiée de la société l’isole de la possibilité qu’un seul produit ait un impact important sur les ventes. Nous sommes très optimistes à propos de l’importance nouvellement accordée par Dentsply à l’excellence opérationnelle et continuons de détenir notre position.

Kinder Morgan, la plus importante société de gazoducs aux États-Unis, a aussi connu une excellente performance. Elle transporte selon les estimations 40 % du gaz naturel des États-Unis. La société œuvre à désendetter son bilan, tandis que ses clients et ses concurrents ont continué à dépenser du capital pour croître. Sur les indications de son fondateur et principal actionnaire Richard Kinder, la société a réduit son dividende en 2016 et a commencé à rembourser ses dettes, ce qui a fait en sorte que Kinder Morgan a le meilleur bilan du secteur, et la société peut ainsi une fois de plus augmenter son rendement de dividendes. La société œuvre dans quatre secteurs : les pipelines pour gaz naturel, les terminaux, les pipelines de transport de liquides et l’injection de CO2. Près de 70 % des revenus et des résultats de Kinder Morgan proviennent de contrats de paiements contre livraison pour ses activités liées aux pipelines et aux terminaux. Un autre 22 % des affaires de la société proviennent des contrats à frais fixes. Il s’agit de contrats fondés sur les volumes qui sont payés tant que les volumes ne diminuent pas. La société est au cœur de plusieurs dynamiques de croissance structurelle dans le gaz naturel, y compris les envois de GNL des États-Unis à compter de cette année, ainsi que la conversion continue de production d’énergie électrique par le gaz naturel. La société a un rendement du capital investi de 13 % et un rendement des capitaux propres de 20 % pour ses projets, parce qu’elle est en mesure d’obtenir des rendements élevés en raison de ses positions d’avantage pour les pipelines inter-États qui sont des actifs de 40 ans. La société a fait passer son dividende à 5 % et a indiqué qu’elle l’augmenterait de nouveau lorsque le remboursement de ses dettes sera terminé. Nous estimons que Kinder Morgan constitue l’une des façons les plus sûres d’obtenir une exposition au secteur cyclique de l’énergie et continuons de détenir des actions.

Qu’est-ce qui a nui au rendement?

Kraft Heinz a enregistré le pire rendement durant le trimestre, soit un recul de 30 % pendant une seule séance en raison de ses prévisions de bénéfices, d’une baisse du dividende et de l’annonce que la société fera l’objet d’une enquête par un organisme de réglementation – pas exactement un « trio gagnant » accueilli de façon favorable par le marché. La société a aussi réduit la valeur de ses marques peu performantes par 15,4 milliards de dollars US.  Kraft Heinz a été assemblée avec la fusion de Kraft Foods et de Heinz, par 3G Capital, un groupe financier brésilien, et Berkshire Hathaway de Warren Buffet qui détient toujours 50 % de la société. La société, perçue comme un véhicule pour le regroupement du groupe alimentaire peu dynamique, n’a pas effectué une seule acquisition en près de trois ans et ainsi la croissance des bénéfices a été stable. La stratégie de la direction a été de réduire les coûts et de presque doubler les marges de ses sociétés remplacées. Initialement, la direction pensait qu’elle serait en mesure de réduire les coûts et d’augmenter le chiffre d’affaires, ce qui s’est avéré trop difficile. La société reconnaît que pour croître, elle devra investir et rendre des marges dans la catégorie difficile des aliments transformés aux États-Unis. Le recul structurel dans la catégorie combiné à une mauvaise exécution a entraîné une baisse de 65 % des actions, effaçant tous les gains des actions depuis la fusion de Heinz avec Kraft. Nous pensons maintenant que cette société ainsi que le reste de la catégorie des aliments aux États-Unis connaîtra des difficultés structurelles à l’avenir. Même si la société possède toujours des marques de valeur comme le ketchup Heinz et le fromage à la crème Philadelphia, étant donné ces difficultés combinées à un ratio d’endettement de plus de 4,5 fois, nous avons choisi de passer à autre chose et vendu la petite position qui restait dans nos portefeuilles mondiaux.

CME Group, qui a enregistré un des meilleurs rendements au quatrième trimestre de 2018 et a offert une protection phénoménale contre les reculs pendant l’ensemble de l’année, a connu une baisse de 14 % pendant le trimestre, car son dividende « supplémentaire » annuel (en plus de son dividende normal de 60 %) a été inférieur aux attentes et le marché a escompté la faible possibilité de hausses de taux futures. Le tout n’a pas constitué une surprise, étant donné que le rôle de la société dans le portefeuille était de fournir une diversification solide pour un mandat centré sur les dividendes, soit qui obtient de bons résultats dans un environnement de taux en hausse lorsque la plupart des actions axées sur le rendement sous-performent et tire de l’arrière par rapport au marché lorsque les taux d’intérêt diminuent. Nous continuons de détenir non seulement CME Group, mais aussi plusieurs exploitants de bourses financières partout dans le monde, car ces sociétés offrent un comportement contre-cyclique semblable au taux d’intérêt, mais constituent aussi certaines des meilleures sociétés au monde en fonction des marges, du rendement du capital investi et du rendement du capital.

Sony Corp. a obtenu un rendement décevant par rapport à notre portefeuille au premier trimestre, car le marché a commencé à se préoccuper de la menace concurrentielle potentielle du jeu en nuage et d’une croissance des bénéfices à court terme faible. Nous tenons à réitérer notre confiance dans la société en raison de son portefeuille de contenu de classe mondiale pour la musique, l’image et le jeu, pour lequel de véritables synergies n’ont pas encore été réalisées. De plus, nous estimons que les activités dominantes de Sony dans l’équipement et les capteurs imageurs sont nettement sous-évaluées par rapport à ses pairs. Au total, nous avons une estimation de la valeur intrinsèque près de deux fois sa valeur marchande actuelle. La direction de Sony est consciente de ce cours de l’action déprimé et nous croyons donc que les investisseurs devraient s’attendre à plus de mesures par la société pour dégager la valeur..

Quels changements avez-vous apportés au Fonds mondial de dividendes Mackenzie?

Otsuka Corp est une société de services de TI japonaise qui se concentre sur l’offre de services aux petites et moyennes entreprises (PME). Les champs d’activités de la société comprennent la distribution et l’aide aux clients pour configurer une vaste gamme de matériel et de logiciels de bureautique, ainsi que l’offre de service, la maintenance et le soutien pour tous les produits qu’elle vend. Avec le soutien, Otsuka obtient des flux de revenus après-vente récurrents et profitables, qui constituent le fondement de la grande stabilité de la société. Les 6 400 employés de ventes et de soutien technique qui travaillent auprès des clients dans tout le réseau national de la société constituent le pilier de ses activités. Avec ces effectifs, Otsuka dessert 1,1 million de comptes partout au Japon (de 25 à 30 % de toutes les sociétés enregistrées au pays), surtout des PME. Le marché des PME a traditionnellement été négligé par beaucoup des principales sociétés de services de TI qui ont tendance à concentrer leurs ressources sur l’offre de services aux grandes sociétés et aux multinationales, plutôt que de faire des efforts pour des petits comptes fragmentés. Toutefois, Otsuka a réussi à transformer la tâche difficile de servir de façon rentable une clientèle fragmentée de PME en son propre avantage concurrentiel, grâce à l’efficience de sa force de vente de premier plan dans le secteur et en s’établissant en tant que chef de file incontesté du marché des PME où il y a absence de concurrence de taille. Comme nous le savons, le marché du Japon est aux prises avec un vieillissement et une diminution de sa population. Même si cela constitue un obstacle à la croissance pour beaucoup de secteurs au pays. Otsuka constitue une rare exception étant donné qu’elle est en bonne position en tant que bénéficiaire de ce problème structurel, parce que le défi démographique du Japon exacerbe la pénurie de main-d’œuvre en technologie de l’information à l’interne pour beaucoup de PME, ce qui permet à Otsuka de plus en plus d’occuper essentiellement le rôle de service de TI imparti pour ses clients. De plus, les sociétés japonaises cherchent à compenser la pénurie de main-d’œuvre grâce à une productivité plus élevée de la main-d’œuvre, ce qui entraîne une hausse pluriannuelle des dépenses d’investissement en TI dans le pays. Ces vents favorables structurels, soutenus par une exécution et une position de premier plan dans le secteur, ont permis à la société de produire une croissance du chiffre d’affaires et du bénéfice d’exploitation très saine totalisant 35 % et 42 % au cours des cinq dernières années. Nous avons tiré avantage de la baisse généralisée du marché au premier trimestre pour accumuler des actions d’Otsuka, qui selon nous ont été survendues, à près de 13 fois les bénéfices nets et 6 % les flux de trésorerie libres, excluant les espèces au bilan. 

Murata Manufacturing Ltd est le plus grand producteur de condensateurs céramiques multicouches (ou MLCC) avec une part du marché mondial de 40 %. Ces condensateurs sont de petits composants électroniques qui ont comme principal but de transmettre et d’entreposer l’électricité dans le montage des circuits et constituent des éléments de base des téléphones intelligents et autres produits électroniques. L’industrie japonaise des appareils électroniques grand public a déjà connu de meilleurs jours, mais malgré l’industrie de l’électronique qui s’est éloigné du Japon au cours des deux dernières décennies, une poignée de fabricants de composants comme Murata ont continué de croître et de prospérer partout dans le monde en étant sensibles au paysage changeant des marchés finaux et en investissant continuellement pour accroître leur leadership technologique. Nous croyons que les affaires de Murata sont protégées par un faste fossé entourant la dominance de technologie et d’échelle de la société, et les perspectives de croissance de la société semblent prometteuses dans ses marchés finaux clés des téléphones intelligents, de l’automobile et de l’électronique grand public. Dans le marché des téléphones intelligents, nous nous attendons à ce que les mises à niveau des modèles et les améliorations aux fonctionnalités permettent continuellement d’augmenter la valeur des condensateurs et le contenu par appareil. Notamment, le 5G devrait prendre forme au cours des années à venir et entraîner une augmentation de la demande pour une partie importante de la gamme de produits de Murata. De plus, l’automobile constitue un marché final en croissance rapide pour l’utilisation des MLCC, en raison de l’électrification de tous les secteurs, y compris la transmission, la conduite assistée ou automatisée, l’infodivertissement et la sécurité. Les véhicules électriques avec une conduite assistée et autres caractéristiques poussées pourraient contenir jusqu’à 8 000 unités de MLCC par véhicule, soit de six à huit fois plus que les téléphones intelligents haut de gamme. Qu’il s’agisse des téléphones intelligents, des automobiles ou de l’électronique grand public, nous croyons que Murata jouera un rôle de facilitation dans un monde de plus en plus numérique et connecté. Au premier trimestre, nous avons financé la nouvelle position dans Murata en réduisant notre position dans Nidec, une autre société de composants électroniques japonais et le plus important fabricant mondial de moteurs. La décision a principalement été motivée par les évaluations. Même si notre opinion de Nidec continue d’être très positive, l’importante différence d’évaluation entre les deux sociétés ne pouvait être justifiée, à 16 fois le bénéfice net pour Murata par rapport à 28 fois pour Nidec, car nous estimons que les deux sociétés sont comparables pour ce qui est de leur qualité avec un profil de croissance et un rendement du capital investi semblables. Grâce à ces transactions, nous avons été en mesure de réduire l’évaluation tout en maintenant la qualité des entreprises du portefeuille.  

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Le 26 juillet 2013, le Fonds mondial de dividendes Mackenzie fonds a modifié son mandat d’investissement dans les titres de participation et les titres à revenu fixe de sociétés qui exercent des activités principalement liées à l’infrastructure pour investir principalement dans les titres de participation de sociétés partout dans le monde qui versent ou devraient verser des dividendes. Le rendement antérieur a été obtenu dans le cadre des objectifs précédents.

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