Commentaire 1T 2018 – Équipe des actions et du revenu mondiaux Mackenzie | Placements Mackenzie

Commentaire 1T 2018

Équipe des actions et du revenu mondiaux Mackenzie

Tour d’horizon du marché

  • Au premier trimestre 2018, le Fonds mondial de dividendes Mackenzie (série F) a dégagé un rendement de -0,4 % et affiche maintenant un rendement annualisé de 13,4 % depuis le changement de gestionnaire de portefeuille. En comparaison, l’indice MSCI Monde rendement total (en $CA) a produit 1,6 % au premier trimestre et 12,3 % annualisé depuis le changement de gestionnaire de portefeuille. La sélection des actions dans le secteur des services financiers a contribué positivement au rendement au cours du premier trimestre de 2018. La sélection de titres dans la technologie a nui au rendement.
  • Le Fonds américain de dividendes Mackenzie a affiché un rendement de 0,4 % au premier trimestre de 2018 et un rendement de 15,0 % annualisé, depuis sa création. En comparaison, l’indice S&P 500 de rendement total (en $CA) au premier trimestre a produit 2,1 % et 15,9 % annualisé depuis le lancement du fonds. La sélection d’actions dans les secteurs des services financiers et des soins de santé a apporté une contribution positive au rendement. La sélection d’actions dans le secteur de l’énergie a nui au rendement au premier trimestre.
  • Le marché a enregistré une hausse tous les mois de 2017, mais le premier trimestre 2018 a été marqué par un retour de la volatilité dans les marchés mondiaux, car les actions ont reculé dans neuf des onze secteurs de l’indice MSCI Monde. De fait, le dernier trimestre a été le pire (en $US) de l’indice MSCI Monde depuis 2009. Une foule de raisons peuvent expliquer ce recul, dont le risque d’une guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine (sans parler de la dissolution de l’ALENA), en raison de l’imposition par l’administration Trump de tarifs sur l’acier et l’aluminium qui a entraîné la démission de Gary Cohn, le principal conseiller économique de Trump, et accru l’incertitude entourant le régime actuel à la Maison-Blanche. D’un point de vue géopolitique, nous sommes évidemment préoccupés par la rhétorique à propos des tarifs entre les États-Unis et la Chine, mais nous estimons qu’une véritable guerre commerciale est peu probable, car les deux côtés reconnaissent que les impacts seraient négatifs pour leur économie. Les autres points chauds géopolitiques qui ont pesé sur les marchés incluent, comme d’habitude, l’Europe après que les partis anti-establishment ont remporté 55 % du vote populaire en Italie et laissé le pays avec un parlement sans majorité. Les actions japonaises ont souffert, car un scandale de favoritisme menace de mettre en danger le leadership du premier ministre Shinzo Abe cet automne.
  • Une légère inflation des salaires pendant le trimestre a entraîné des préoccupations proportionnelles relatives à la possibilité que les banques centrales partout dans le monde soient forcées de resserrer leur politique monétaire plus que prévu. Les États-Unis ont augmenté leurs taux d’un autre 25 points de base et signalé d’autres hausses, toutes autres choses étant égales, et la Banque d’Angleterre, même si elle a gardé ses taux inchangés, a aussi indiqué que la situation changerait probablement au trimestre suivant. Même la Banque centrale européenne a annoncé qu’elle pourrait sous peu commencer à réduire ses achats d’actifs mondiaux. La Banque du Japon est la seule grande banque centrale des pays développés qui n’a pas déjà procédé à un resserrement de sa politique monétaire.
  • De plus, les plus grandes sociétés de technologie mondiales (soit largement détenues) ont fait l’objet de contrôles réglementaires plus poussés et le rôle des gouvernements pourrait évoluer en ce qui a trait aux marchés financiers. Les préoccupations relatives à la confidentialité des données et la décision de l’Union européenne d’imposer les revenus des sociétés technologiques en fonction de l’emplacement de leurs utilisateurs ont alimenté les craintes. Certaines transactions de fusions et acquisitions à haute visibilité sont en suspens, car les organismes de réglementation sont aux prises avec des préoccupations antitrust (à savoir Time Warner et AT&T, Monsanto et Bayer, Fox et Disney). D’autres ont déjà été refusées (Qualcomm et Broadcom) en raison de prétentions un peu plus arbitraires, car le CFIUS a estimé que tout changement de contrôle de Qualcomm à Broadcom pourrait constituer une menace à la sécurité nationale des États-Unis.
  • Selon notre point de vue, les discussions relatives au resserrement par les banques centrales dans un contexte économique mondial en amélioration ne sont pas mauvaises. L’économie américaine continue de progresser à un bon rythme, avec les demandes initiales d’assurance-chômage à leur plus bas niveau en 45 ans et une croissance des salaires saine (mais pas excessive). En Europe, la situation est semblable à celle du trimestre précédent. Les déficits gouvernementaux diminuent, la confiance des entreprises augmente, et les ménages commencent de nouveau à emprunter. Au Japon, de nombreux indicateurs montrent une économie plus solide qu’à n’importe quel moment depuis le début de la bulle des années 1990, et le chômage atteint un plancher des dernières décennies. La Chine, la deuxième plus grande économie mondiale, même si elle affiche des signes de ralentissement, continue de croître plus que toutes les autres économies développées, car elle bénéficie de la croissance de la classe moyenne, d’un système bancaire plus transparent et d’une urbanisation continue. Même si la modification récente de la constitution pour retirer la limite du mandat présidentiel donne matière à réflexion aux partisans des démocraties de type occidental, il s’agit possiblement d’un développement économique positif pour la Chine qui permet au président Xi de poursuivre son programme de réformes avec plus de certitude.
  • De nos jours, le multiple des actions mondiales est légèrement plus élevé que la moyenne à long terme, mais les rendements des obligations et des espèces sont aussi moins attrayants que leurs moyennes historiques. Nous avons déjà utilisé cette analogie, mais serait-il préférable de détenir une entreprise avec un cours/bénéfice de 17 qui devrait faire croître ses flux de trésorerie et ses dividendes de cinq à dix pour cent avec le temps, ou un cours/bénéfice obligataire de 33 fois (dans le cas des États-Unis) ou de 40 fois dans le cas du Canada avec aucune possibilité de croissance? Nous accueillons favorablement le retour de la volatilité et la possibilité d’être en mesure d’acheter des sociétés de grande qualité avec d’excellentes perspectives à long terme, mais donc l’avenir immédiat est plus morose. Bref, nous aimons l’ensemble de possibilités accrues que le marché commence à nous offrir.

Qu’est-ce qui a apporté une contribution positive au rendement?

  • Tous nos cinq titres de bourses de valeurs ont gagné de l’argent pendant le trimestre, avec nos positions dans Deutsche Boerse et CME Group qui se sont démarquées et étaient les plus importantes de nos titres de marchés boursiers à la fin du trimestre. Deutsche Boerse est le plus grand opérateur boursier en Europe et est propriétaire d’Eurex, la plus grande plateforme de compensation et de négociation de produits dérivés d’Europe. Clearstream est la deuxième plus importante plateforme de garde et de règlements de l’Europe. La société bénéficie de moteurs de croissance structurels (à savoir des pressions réglementaires pour passer de hors cote à sur bourse) et cycliques, dont la résurgence de la volatilité dans les marchés, car les rendements obligataires se normalisent et le resserrement des banques centrales retient de plus en plus l’attention. Nous aimons particulièrement les bourses parce que, contrairement aux banques, elles bénéficient de la hausse des taux et de la volatilité, mais n’assument aucun risque de négociations ou de bilan pour se faire. Deutsche Boerse a également nommé un nouveau PDG, Dr. Theodor Weimer, qui dirigeait auparavant le volet allemand d’UniCredit et est tenu en haute estime par les investisseurs en raison de sa relation étroite avec les organismes de réglementation et les politiciens allemands, une « compétence » clé pour exploiter une bourse nationale.
  • Marine Harvest ASA, de Norvège, est le plus important producteur mondial de saumon de l’Atlantique, et a enregistré l’un des meilleurs rendements pour le fonds pendant le trimestre. La pisciculture de saumon est assez simple : fertiliser un œuf de saumon, le faire croître dans un réservoir d’eau douce pendant environ un an avant de le transporter dans une cage flottante dans l’océan pour qu’il y reste pendant deux ans. Lorsque le saumon a atteint une taille suffisante (environ 5 kg), il est transporté à l’usine pour être éviscéré, puis il est vendu frais ou est transformé en produits à valeur ajoutée comme des escalopes ou des filets. À première vue, il ne s’agit pas d’un investissement typique pour nous, car nous évitons en général les sociétés axées sur les produits de base. Cependant, cette situation est quelque peu unique en raison de la dynamique du marché. Premièrement, il existe un déséquilibre structurel entre l’offre et la demande qui devrait continuer de soutenir un environnement de prix très positif avec le temps. La demande a augmenté de 8,6 % par année au cours des 20 dernières années pour différentes raisons, principalement parce que plus de gens dans le monde souhaitent une source de protéines très efficiente et saine. La croissance de l’offre est contenue à 0-3 % par année, car il existe seulement une poignée de régions dans le monde où la pisciculture est possible, en raison des exigences écologiques naturelles (courant et température de l’eau de mer). Il n’est pas surprenant qu’il s’agisse d’une entreprise fortement réglementée pour laquelle le nombre de permis de pisciculture est limité et les exploitants sont l’objet d’un contrôle rigoureux. Le secteur a été fortement consolidé au cours de la dernière décennie. Ainsi, les cinq principaux joueurs contrôlent plus de 80 % du marché. Marine Harvest contrôle la plus grande part de marché, soit environ 23 %, ce qui est près du double de son plus proche concurrent. Nous avons été en mesure de payer moins de 12 fois les bénéfices pour une société qui génère un rendement des capitaux engagés d’environ 15 %, une marge d’exploitation de plus de 20 % et verse 75 % de ses bénéfices en dividendes pour un rendement de 5,5 %.

Qu’est-ce qui a nui au rendement?

  • Micro Focus International plc est de loin le titre qui a le plus nui au rendement au premier trimestre. L’action de Micro Focus est passée de 1885 p à 1011 p en une seule journée, et a même enregistré une baisse intrajournalière de 850 p à un certain moment. Il s’agit de la baisse la plus importante jamais enregistrée par une action détenue par le fonds depuis que nous avons commencé à en assumer les responsabilités de gestion il y a quatre ans. Micro Focus a depuis connu une reprise pour atteindre 1300 p au moment d’écrire ces lignes. Micro Focus est un acquéreur à succès d’infrastructure logicielle héritée. Les répartiteurs de capitaux avisés qui dirigent la société ont réussi à faire croître la valeur des actionnaires de plus de 30 % par année au cours de 10 dernières années jusqu’à la fin de 2016, et la valeur de l’action a été multipliée par 11 pendant cette période. Micro Focus a effectué la plus importante acquisition de son histoire, soit les activités d’infrastructure logicielle héritée de Hewlett Packard en septembre 2016.
  • L’action a connu une chute abrupte pour quelques raisons, toutes liées à l’acquisition de HP. Premièrement, la société a indiqué une baisse des revenus de première année plus importante que prévu, qui se traduit en un « manque » de 7 %. Deuxièmement, la société a éprouvé des problèmes d’intégration avec l’application du nouveau système de TI, ce qui a eu un impact sur l’efficacité de la force de vente et entraîné son attrition élevée et des problèmes d’exécution des ventes. Le tout s’est déroulé principalement en Amérique du Nord et est lié aux activités de HP dont la société venait tout juste de prendre le contrôle trois mois auparavant. La troisième raison de la panique est que le PDG a démissionné. Ce PDG avait mené l’acquisition des activités de logiciels de HP. Il ne faisait pas partie de la culture intrinsèque qui a développé les antécédents cités ci-dessus, alors sa démission constitue une préoccupation moindre. Il a été remplacé par un nouveau PDG qui a joué un rôle important dans les rendements historiques de Micro Focus, ce que nous estimons favorable.
  • Nous croyons que le marché a réagi de façon excessive, et évalué l’action de manière irrationnelle. Il est normal d’éprouver des problèmes d’intégration et de subir une attrition importante de la force de vente étant donné l’incertitude liée à une fusion. Ces deux aspects ont été plus grands que ce que prévoyait le marché, mais la variabilité fait partie des affaires. Ces problèmes seront résolus, tandis que la rétention des clients, et ses flux de trésorerie correspondants, persistera.
  • Kinder Morgan a enregistré le deuxième pire rendement pour le fonds, car les sociétés énergétiques et en particulier les sociétés pipelinières qui versent des dividendes élevés ont enregistré une performance décevante. La société œuvre actuellement à désendetter son bilan tout en répartissant son capital de façon sélective à des extensions de ses pipelines de gaz naturel, les meilleurs de leur catégorie. Le gaz naturel continue d’être le carburant de l’avenir et Kinder Morgan se charge de 40 % de tout le gaz naturel aux États-Unis. Une grande partie des affaires de Kinder Morgan est l’offre réglementée de gaz naturel aux services publics à des fins de production d’électricité. Kinder Morgan est l’un des principaux bénéficiaires du passage du charbon au gaz naturel. La société a récemment fait passer son dividende de 2 à 5 %, car elle effectue un retour à un taux de versement normal. Même si la société ne connaît plus la même croissance qu’auparavant, elle se concentre maintenant sur la génération de flux de trésorerie libres tout en versant un rendement solide aux investisseurs. Finalement, Wells Fargo a reculé après que la Réserve fédérale a pris la mesure inhabituelle d’empêcher la banque d’accroître ses actifs jusqu’à ce que le prêteur soit en mesure de démontrer qu’il a résolu ses abus généralisés envers les consommateurs et ses manquements à la conformité. Même si la prime de meilleure société de sa catégorie que la société détenait historiquement n’est qu’un lointain souvenir et que l’action représente une bonne valeur, nous sommes conscients que la société aura besoin de temps pour regagner la confiance des investisseurs.

Quels changements avez-vous apportés au Fonds mondial de dividendes Mackenzie?

Nouvelles positions

  • En plus d’être le titre qui a enregistré le meilleur rendement au trimestre précédent, nous avons ajouté une position dans Marine Harvest ASA de Norvège, le plus important producteur de saumon de l’Atlantique. La pisciculture de saumon est assez simple : fertiliser un œuf de saumon, le faire croître dans un réservoir d’eau douce pendant environ un an avant de le transporter dans une cage flottante dans l’océan pour qu’il y reste pendant deux ans. Lorsque le saumon a atteint une taille suffisante (environ 5 kg), il est transporté à l’usine pour être éviscéré, puis il est vendu frais ou est transformé en produits à valeur ajoutée comme des escalopes ou des filets. À première vue, il ne s’agit pas d’un investissement typique pour nous, car nous évitons en général les sociétés axées sur les produits de base. Cependant, cette situation est quelque peu unique en raison de la dynamique du marché. Premièrement, il existe un déséquilibre structurel entre l’offre et la demande qui devrait continuer de soutenir un environnement de prix très positif avec le temps. La demande a augmenté de 8,6 % par année au cours des 20 dernières années pour différentes raisons, principalement parce que plus de gens dans le monde souhaitent une source de protéines très efficiente et saine. La croissance de l’offre est contenue à 0-3 % par année, car il existe seulement une poignée de régions dans le monde où la pisciculture est possible, en raison des exigences écologiques naturelles (courant et température de l’eau de mer). Il n’est pas surprenant qu’il s’agisse d’une entreprise fortement réglementée pour laquelle le nombre de permis de pisciculture est limité et les exploitants sont l’objet d’un contrôle rigoureux. Le secteur a été fortement consolidé au cours de la dernière décennie. Ainsi, les cinq principaux joueurs contrôlent plus de 80 % du marché. Marine Harvest contrôle la plus grande part de marché, soit environ 23 %, ce qui est près du double de son plus proche concurrent. Nous avons été en mesure de payer moins de 12 fois les bénéfices pour une société qui génère un rendement des capitaux engagés d’environ 15 %, une marge d’exploitation de plus de 20 % et verse 75 % de ses bénéfices en dividendes pour un rendement de 5,5 %.
  • Starbucks est la plus importante entreprise de café au monde, avec près de 30 000 emplacements. La société est présente dans un très grand nombre de pays et enregistre sa croissance la plus rapide en Extrême-Orient, particulièrement en Chine, où se situent12 % de ses points de vente. Starbucks, une société de l’équipe de rêve de longue date, au sommet de sa chaîne de valeur, est en transition depuis trois ans. La stratégie de la société d’accroître sa présence dans la nourriture ainsi que des défis opérationnels pour traiter les commandes par téléphones mobiles ont fait en sorte que les actions de la société ont évolué dans une fourchette, tandis que la société s’adapte à ses évaluations élevées. La maturation de la société a fait passer la croissance des ventes des magasins comparables de 7 % à 3 % en Amérique du Nord d’où proviennent les deux tiers des bénéfices de la société. Du côté positif, Starbucks continue d’ouvrir des magasins à un taux de croissance de 10 % par année. La plupart des magasins de la société sont dans des locaux loués et ont une période de récupération de moins d’un an. Les magasins ouverts dans les marchés émergents, même s’ils génèrent des revenus bruts moins élevés, sont importants pour la promotion de la culture du café dans les nouveaux marchés. Tandis que le café fait partie du rituel du matin en Amérique du Nord, les magasins de la Chine sont les plus occupés en après-midi lorsque les gens se rendent chez Starbucks avec leurs amis. La société a récemment réglé ses problèmes de commandes par téléphones mobiles, ce qui a nécessité la réaffectation de ressources et ses affaires se sont stabilisées. La société a maintenant abandonné sa prime d’évaluation en fonction de son bénéfice d’exploitation par rapport aux autres sociétés de produits de consommation, mais continue d’avoir une croissance supérieure avec un rendement en dividendes modeste de 2 %. Nous nous attendons à ce que Starbucks continue de générer une croissance des bénéfices par action de plus de dix pour cent et nous avons été en mesure d’acheter pour la première fois des actions de cette société de grande qualité à un rabais par rapport à notre valeur intrinsèque des flux de trésorerie.
  • Goldman Sachs est la plus grande banque d’investissement indépendante au monde. Au cours de ses 140 ans d’histoire, la société a été au cœur de toutes les expansions et les crises financières. Les principales activités d’exploitation de la société comprennent la tenue de marché, les services bancaires d’investissement, la gestion de placements, et les investissements et prêts. La tenue de marché et la comptabilité des activités de négociation comptent pour près de la moitié des revenus et profits la société. Ce secteur est le principal bénéficiaire de la volatilité des marchés financiers. Il a été stable au cours des cinq dernières années en raison du passage à l’investissement passif, mais un renversement temporaire aura probablement lieu. En raison de son rôle dans la dernière crise financière, la Réserve fédérale a limité la prise de risques excessifs de la société et des autres maisons bancaires d’investissement. Les ratios de levier financier de Goldman Sachs sont maintenant les plus faibles depuis toute une génération. À part les dépôts auprès de la Fed, le levier de la société est de 10 fois. Si le tout commençait à se renverser, la société deviendra un grand bénéficiaire de la dérèglementation.
  • Pour ce qui est de la tenue de marché, les occasions clés proviennent des écarts de revenu fixe, des opérations sur marchandises et des cryptomonnaies. Aussi surprenant que cela puisse paraître, Goldman Sachs étudie activement le lancement d’un service de cryptomonnaies. Même si nous n’aimons pas les activités de services bancaires d’investissement en raison des faibles rendements de levier intrinsèques sur le capital (1,5 %), nous devons agir intelligemment quant à la façon dont nous obtenons une exposition aux nouvelles technologies émergentes. Pendant la bulle Internet, Goldman Sachs a été un important bénéficiaire et une excellente façon d’obtenir une exposition à la folie des gens. Le phénomène de chaînes de blocs n’est pas différent. S’il se poursuit, Goldman, en tant que marchand, en bénéficiera, sinon, Goldman continuera de bénéficier des taux d’intérêt en hausse et de la déréglementation. Il s’agit d’une exposition semblable à un FNB par rapport aux sociétés de grande qualité dans lesquelles notre équipe investit généralement. Les actions ont sous-performé et se vendent à 1,2 fois la valeur comptable ou 11 fois les bénéfices prévus. La société favorise les rachats d’actions à un taux de 5 % par année par rapport à une augmentation de 1 % de son rendement de dividendes. Les actions de Goldman Sachs constituent une occasion unique d’obtenir une exposition à un secteur dans lequel nous ne sommes habituellement pas présents.

Ventes

  • Nous avons vendu Anheuser Busch (ABI) pendant le trimestre. Notre recherche primaire suggère que les défis que doit affronter la société sont plus grands que nous le pensions, et plus difficiles à relever que ce que le marché estime. Selon le cours attribué à ABI par le marché, ce dernier semble croire que la société réussira à surmonter ses défis structurels, alors qu’il n’y a aucune preuve de la façon dont elle s’y prendra. Le marché américain constitue le principal défi. ABI continue d’y subir des baisses de volume en raison des brasseurs artisanaux et des changements dans la demande. Les deux plus grandes marques d’Anheuser Busch sont Budweiser et Bud Light. Les deux marques génèrent plus de 20 milliards de dollars de revenus et un BAIIA supérieur à 10 milliards de dollars; ensemble, elles représentent de 40 à 50 % de la valeur d’entreprise de 300 milliards de dollars du groupe. Les marques dominaient l’ancien paysage de consommation. La demande des consommateurs aux États-Unis continue de s’éloigner de ce que ces deux marques représentent. Aux États-Unis, les ventes du secteur étaient en baisse de 1,3 %, tandis que celles d’ABI ont reculé de 3,0 %, avec une baisse du volume de 3,5 %, et les deux principales marques ont fait nettement pire. Rien de ce qu’ont fait les dirigeants très entreprenants d’ABI pour tenter de redynamiser les deux principales marques d’Amérique du Nord n’a réussi. Il existe aussi d’autres raisons, dont les tendances démographiques à long terme au cours des deux prochaines décennies qui seront moins favorables que celles des deux dernières décennies. De plus, la société semble disposer d’un pouvoir de fixation des prix moins importants que ce que l’on estimait auparavant. En réalité, la « fixation des prix » évoquée par ABI dans ses revenus par hectolitre s’explique fortement par la composition – principalement la pénétration des marques de qualité supérieure dans les marchés moins « développés ». Les augmentations de prix réelles dépassent rarement l’inflation. Tous les brasseurs ont aussi bénéficié d’un vent favorable pour la tarification en raison des augmentations de taxes; pendant dix ans, les taxes ont augmenté de 30 % à 47 % des ventes brutes. Les augmentations de taxe ont offert une tarification générale.
  • Certaines des raisons pour lesquelles nous avons acheté l’action ne se sont pas matérialisées. Nous avons acheté l’action à la fin de 2016. Avant cet achat, le cours de l’action d’ABI se rapprochait de 120 € à la fin de 2014, en 2015 et pendant une bonne partie de 2016. Ensuite, il a rapidement chuté à 94 € pendant deux mois à la fin de 2016. Les affaires d’ABI au Brésil se sont effondrées en 2014 et en 2015 en raison de la récession dans le pays. Nous avons commencé à observer un redressement en 2016, et cela faisait partie de notre thèse. Ce redressement s’est entièrement concrétisé en 2017. Le volume moyen était en baisse de 0,3 % en 2017, mais en hausse de 3,0 % au quatrième trimestre, avec les prix/gammes en hausse de 6,4 %. Une deuxième raison était liée aux synergies et aux occasions stratégiques offertes par la transaction avec SAB. ABI est bien en devant de sa cible de synergies de 3,2 milliards de dollars. D’un point de vue stratégique, Budweiser et Stella Artois sont déployées de façon dynamique dans les anciens territoires de SABMiller, avec du succès. Toutefois, Heineken est en forte concurrence avec l’offre élargie de SAB (marques moins haut de gamme) dans des pays comme l’Afrique du Sud. En fin de compte, des questions stratégiques plus larges ont entraîné notre réattribution de capital à une autre société qui offre une meilleure croissance et des rendements plus solides, mais avec un risque moindre, car la dette d’Anheuser Busch est assez importante.
  • Nous avons vendu les actions de General Mills après un quatrième trimestre très solide. La société possède d’excellentes marques dans les céréales et le yogourt, mais les catégories éprouvent des difficultés, car la capacité de fixation des prix a diminué dans le secteur. Notre achat avec un rendement de 4 % et une évaluation attrayante tenait compte de ces difficultés. Toutefois, après une hausse importante, nous avons été en mesure de redistribuer le capital au sein de l’équipe de rêve. Depuis ce temps, les actions ont encore chuté de 30 %, en raison de l’acquisition peu judicieuse de Blue Buffalo Pet Products. Même si l’action est moins chère qu’avant, la société a trop payé pour la cible et les données à la base ont continué de se dégrader. General Mills continue d’être sur notre liste de sociétés à surveiller, mais nous sommes réticents en raison des mauvaises décisions de la direction relatives à la répartition du capital qui continuent d’éroder la valeur.

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Le 26 juillet 2013, le Conseils Patrimoine privé Dividendes mondiaux fonds a modifié son mandat d’investissement dans les titres de participation et les titres à revenu fixe de sociétés qui exercent des activités principalement liées à l’infrastructure pour investir principalement dans les titres de participation de sociétés partout dans le monde qui versent ou devraient verser des dividendes. Le rendement antérieur a été obtenu dans le cadre des objectifs précédents.

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