Commentaire 2T 2018 – Équipe des actions et du revenu mondiaux Mackenzie | Placements Mackenzie

Commentaire 2T 2018

Équipe des actions et du revenu mondiaux Mackenzie

Tour d’horizon du marché

  • Au deuxième trimestre 2018, le Fonds mondial de dividendes Mackenzie (série F) a dégagé un rendement de 2,5 % et affiche maintenant un rendement annualisé de 13,2 % depuis le changement de gestionnaire de portefeuille. En comparaison, l’indice MSCI Monde rendement total (en $CA) a produit 3,8 % au deuxième trimestre et 12,5 % annualisé depuis le changement de gestionnaire de portefeuille. La sélection d'actions dans les services financiers contribué positivement au rendement relatif au deuxième trimestre. La sélection d’actions dans le secteur de la consommation courante a nui au rendement au cours du trimestre.  
  • Le Fonds américain de dividendes Mackenzie a affiché un rendement de 3,0 % au deuxième trimestre de 2018 et un rendement de 14,9 % annualisé depuis son lancement. En comparaison, l’indice S&P 500 de rendement total (en $CA) au deuxième trimestre a produit 5,5 % et 16,3 % annualisé depuis le lancement du fonds. La sélection de titres dans le secteur des produits industriels a fourni un apport positif au rendement. La sélection d’actions dans le secteur de la consommation courante a nui au rendement au cours du trimestre.
  • Après un premier trimestre difficile, la plupart des marchés mondiaux ont connu une reprise (en monnaies locales) au trimestre dernier, pour enregistrer un huitième gain en neuf trimestres. Les rendements ont été assez dispersés selon les pays et les secteurs, car le monde tente de comprendre les différents contre-courants économiques et géopolitiques. Le Moyen-Orient et le Canada ont enregistré les deux meilleurs rendements régionaux en raison du raffermissement des prix du pétrole, suivis des États-Unis, encore une fois grâce aux actions FANG et, pour faire changement, de l’énergie. Les prix du pétrole ont augmenté de 14 % pendant le trimestre, le résultat d’une croissance de la demande stable combinée à la décision de l’OPEP d’augmenter sa production moins que prévu. L’énergie a affiché le deuxième meilleur rendement mondial depuis le début de l’année, après la technologie. Les services financiers ont reculé de 5 %, entraînés par les banques des marchés émergents et de l’Europe, où le fonds mondial est peu exposé. Notre seul titre bancaire en portefeuille de l’Europe (HSBC) a enregistré une hausse de 6 % pendant le trimestre en monnaie locale et avant dividendes. Les marchés émergents dans l’ensemble ont connu leur plus faible trimestre en près de trois ans, en raison de préoccupations relatives à la guerre commerciale et de la dépréciation des devises. Cependant, dans l’ensemble, le marché a réagi de façon positive à ce qui semble être une croissance mondiale assez équilibrée, car l’économie américaine se dirige vers une dixième année d’expansion, l’inflation a atteint la cible de 2 % de la Banque centrale européenne et la banque centrale du Japon a promis de conserver ses mesures de stimulation monétaire.
  • Cela dit, plusieurs événements géopolitiques ont frappé les marchés boursiers mondiaux à différents degrés pendant le deuxième trimestre. Après les élections générales en Italie, le Mouvement Cinq Étoiles et la Ligue du Nord ont accepté de former un gouvernement de coalition malgré des croyances budgétaires opposées et des points de vue politiques assez divergents. Même si les deux partis se sont tous deux déclarés favorables à l’euro, ils sont tout de même fermement contre l’establishment. Pedro Sanchez, un socialiste modéré, a été investi premier ministre de l’Espagne après que Mariano a perdu un vote de défiance en raison d’un scandale de corruption. Les actions chinoises ont reculé en raison des signes de ralentissement de l’économie et, comme indiqué précédemment, les marchés émergents ont éprouvé des difficultés, car un resserrement de la politique monétaire américaine a stimulé le dollar américain. La dernière fois que l’indice des actions A de Chine a atteint ces creux était au début de 2016 lorsque l’économie devait affronter plusieurs difficultés : la fuite de capitaux, la surcapacité des industries lourdes et la possibilité que les prêts inexécutés déclenchent une crise financière. Aujourd’hui, nous estimons que ces risques sont nettement plus faibles, car les réformes du côté de l’offre ont largement résolu les problèmes de capacité excédentaire, les changements au système financier (soit le nettoyage du système bancaire parallèle) ont réduit la possibilité d’une crise financière, et l’économie chinoise est plus équilibrée vers la consommation interne plutôt que dépendante des exportations. En tant que deuxième plus grande économie mondiale et l’une en croissance la plus rapide, la Chine continuera de jouer un rôle important dans la façon dont les marchés progressent au cours des années à venir.
  • Cependant, la Chine n’est pas complètement à l’abri des changements de politique possibles dans ce qui est toujours la plus grande économie et le plus important marché financier au monde. Les préoccupations continues à propos d’une guerre commerciale se sont intensifiées pendant le trimestre en raison de mesures tarifaires lancées par les États-Unis qui ont forcé ses partenaires commerciaux, notamment la Chine, le Canada et le Mexique, à riposter. Il semble que le président Trump est prêt à affronter tous ceux qui osent s’opposer à placer « l’Amérique d’abord ». À l’exception de la Russie, bien sûr. Lors de sa rencontre à Helsinki au milieu de juillet avec le Vladimir Putin, le président Trump a bizarrement affirmé que les deux pays étaient responsables du piratage informatique par la Russie qui a perturbé les élections américaines. La réaction de son propre parti a été assez vaste et immédiate, la plus directe étant probablement venue du sénateur John McCain (« aucun président ne s’était jamais aplati de manière aussi abjecte devant un tyran »). Le raisonnement de Trump? Vladimir Putin a dit que la Russie n’était pas responsable, alors il faut le croire. Le tout est contraire aux conclusions unanimes de ses propres organismes de renseignements et d’application de la loi. Naturellement, le président Trump est revenu sur ses paroles peu de temps après, probablement après avoir été informés de quelques petits détails. Les élections de mi-mandat devraient être très intéressantes.

Qu’est-ce qui a apporté une contribution positive au rendement?

  • En Europe, Safran, dont l’action a augmenté de plus de 18 %, a offert la plus grande contribution au rendement pendant le trimestre. Les activités de Safran ont bien progressé, tant pour ce qui est de l’accroissement de ses produits phares pour moteur LEAP que de l’intégration de l’acquisition de Zodiac. Les marchés finaux de Safran restent très favorables avec une forte croissance du trafic aérien partout dans le monde et des facteurs de charge des compagnies aériennes très élevés, ce qui soutient le développement du marché secondaire de Safran. Notre thèse jusqu’à présent s’est avérée exacte, et nous continuons de trouver que Safran constitue un investissement attrayant.
  • Après avoir affiché l’un des pires rendements au premier trimestre, l’action de Micro Focus International a produit le rendement mensuel le plus élevé, à près de 33 % en $ CA, même si sa contribution au portefeuille a été moins importante que celle de Safran en raison de la taille de sa position. Le fonds a augmenté sa position dans Micro Focus après l’effondrement du trimestre précédent, et a bénéficié de la reprise du cours de l’action au deuxième trimestre. Micro Focus a fait l’acquisition des activités liées au logiciel de Hewlett Packard et a éprouvé de la difficulté à la digérer – on peut même dire que la société a eu une indigestion. Toutefois, la thèse des gestionnaires demeure inchangée. La direction de Micro Focus possède des antécédents solides à long terme et devrait être en mesure de créer beaucoup de valeur avec les activités acquises de HP, car ils estiment que les actions de HP étaient mal gérées, inefficaces et alourdies par la bureaucratie. Les actifs étaient aussi négligés : chez HP, les responsables du matériel informatique dominaient l’organisation et les priorités d’affaires du logiciel étaient établies par le groupe, souvent en étant assujetties aux priorités stratégiques du matériel. Les rencontres récentes avec la haute direction ont solidifié la conviction des gestionnaires de portefeuille.
  • Comme dans le cas de Safran, les marchés finaux favorables et une croissance du trafic aérien solide ont contribué au rendement de Sabre Corp., qui continue d’être l’une des meilleures façons d’obtenir une exposition au marché du voyage mondial. Sabre est un service de réservation de voyages, principalement pour les voyages aériens, par le biais de son système mondial de distribution. De plus, la société vend des systèmes de réservation pour les compagnies aériennes et les hôtels. Les recettes ordinaires de la société sont de plus de 95 % avec des marges de type logiciel. Sabre continue d’afficher une croissance d’environ 5 %, ce qui est conforme à celle des voyages aériens partout dans le monde. De plus, la société a l’occasion d’augmenter ses marges, car un investissement de deux ans dans un système de réservation pour les compagnies aériennes tire à sa fin et semble être couronné de succès. Ironiquement, cet investissement a été la principale raison du rendement décevant de l’action au cours de l’année dernière, étant donné que les coûts élevés ont eu un impact sur les bénéfices déclarés. Sabre continue de se vendre à une évaluation raisonnable, selon nous, et constitue un de nos titres en portefeuille de base.
  • Sans surprise, la reprise des prix du pétrole a été favorable pour Occidental Petroleum qui a enregistré une hausse de plus de 28 % pour le trimestre. Ce producteur stable de récupération assistée du pétrole dans le bassin du Permien compte une présence importante dans le secteur intermédiaire de la région et possède la majorité de ses usines de traitement, ce qui est très important, car les autres sociétés utilisent des tierces parties pour séparer le gaz naturel et le LGN du pétrole, ce qui est moins rentable. Même si elle est positionnée à quelque part entre une importante société intégrée et une société d’exploration et de production indépendante, Occidental possède l’un des meilleurs bilans de l’industrie, génère des espèces et verse un bon dividende. Elle devrait être en mesure d’augmenter de façon opportuniste ses actifs fonciers dans le bassin du Permien avec le temps.

Qu’est-ce qui a nui au rendement?

  • Les actions des compagnies de tabac, en particulièrement celles de Philip Morris, ont le plus nui au rendement. Les actions de la société ont reculé de 17 % après la publication de ses bénéfices. La société tente de faire passer les fumeurs des cigarettes classiques à sa plateforme à risques réduits appelée IQOS. Il s’agit d’un appareil qui chauffe le tabac sans le brûler et qui utilise de la vapeur sans les sous-produits cancérogènes. En seulement quelques années, le produit à prix supérieur a obtenu une part de marché de 14 % de tous les fumeurs au Japon. IQOS est maintenant en voie d’être commercialisé à l’échelle mondiale, au fur et à mesure que la société accroît son approvisionnement. Les résultats du dernier trimestre pour IQOS au Japon ont déçu, car la société a surestimé la demande. Les fumeurs plus âgés n’ont pas suivi les traces des adopteurs précoces dans les principaux marchés métropolitains. Tandis que la société continue d’apprendre comment commercialiser et présenter ce produit à ses clients, une certaine irrégularité est à prévoir. Toutefois, au fur et à mesure que le produit est lancé partout dans le monde avec des taux de réussite semblables, la thèse d’investissement pour Philip Morris devrait continuer de s’améliorer. IQOS n’est pas encore largement disponible aux États-Unis, car la société négocie les taxes d’accise sur le produit à risques réduits. Ce retard préoccupe les investisseurs, mais les États-Unis obtiennent 8 % de leurs revenus de la taxation du tabac et il est peu probable qu’ils changent d’avis. Nous croyons qu’IQOS sera lancé en 2019 et que la société (Altria possède les droits exclusifs pour IQOS aux États-Unis) paiera des taxes semblables à celles pour les cigarettes combustibles. L’ensemble de l’industrie a été préoccupé récemment par l’émergence de JUUL, une société de vapotage qui a atteint des ventes d’un milliard de dollars avec une évaluation sur le marché privé de 15 milliards de dollars (par rapport aux ventes brutes d’Altria de 25 milliards de dollars en 2017). À l’heure actuelle, JUUL bénéficie d’un taux d’imposition réduit, car elle vend de la nicotine liquide. Toutefois, JUUL tente principalement d’attirer des consommateurs plus jeunes et retient l’attention des organismes de réglementation. JUUL constitue certainement une menace pour les produits de tabac classiques. Toutefois, nous continuons de croire qu’IQOS sera un concurrent très solide après son lancement aux États-Unis. L’équipe investit dans le tabac depuis plus de vingt ans et ce qui était vrai alors est aussi vrai maintenant. Même si la consommation de tabac recule partout dans le monde de 2 à 3 % par année, les sociétés se sont ajustées et ont été en mesure de faire croître leurs bénéfices par action à des taux supérieurs à 10 % à l’aide d’une combinaison d’augmentations de prix en plus des taxes d’accise, d’une affectation des capitaux prudente pour les fusions et acquisitions, ainsi que des rachats d’actions et bien sûr des versements de dividendes en hausse. Cette baisse récente a offert aux investisseurs ce que nous estimons être une excellente occasion d’accroître au rabais l’exposition à un membre de l’équipe de rêve avec un rendement de dividendes de 5 %.
  • Fanuc Corporation est le leader mondial des systèmes, d’équipements et de robots pour l’automatisation des usines. En raison de l’augmentation des salaires dans les pays développés et de la complexité croissante des produits manufacturés, Fanuc est en bonne position pour bénéficier de la mise à niveau de l’automatisation partout dans le monde. L’action a affiché un rendement inférieur à celui de l’indice TOPIX Japon de 17 % depuis le début de l’année en raison principalement des préoccupations du marché relatives à un ralentissement des envois mondiaux de téléphones intelligents et aux frictions commerciales croissantes dans le secteur de l’automobile – les deux plus importants marchés finaux de Fanuc. Le cours de l’action de la société se négocie dans la partie inférieure de sa plage de multiples historiques en raison de bénéfices assez déprimés. Parce que les perspectives d’automatisation à long terme restent intactes et sa position concurrentielle dominante inchangée, les gestionnaires ont décidé de conserver leur position dans Fanuc malgré le pessimisme du marché à court terme.
  • Sans surprise, étant donné les baisses dans les marchés émergents (particulièrement en Amérique latine), notre titre en portefeuille B3 SA – un opérateur de premier plan de bourses de valeur mobilières, de produits de base et de contrats à terme – a nui au rendement. En mars 2017, nous avons été heureux d’hériter de B3 après sa fusion avec Cetip, un titre en portefeuille de longue date. Au moment d’écrire ces lignes, l’action a déjà récupéré les deux tiers de son recul du deuxième trimestre. Ce genre de fluctuations des cours n’est pas surprenant avec l’investissement dans les marchés émergents, mais bien que cela ne soit jamais agréable, les récompenses de détenir une société de la qualité de B3 dépassent largement les risques avec le temps.

Quels changements avez-vous apportés au Fonds mondial de dividendes Mackenzie?

Nouvelles positions

  • Nous avons acheté des actions d’United Technologies (UTC) pendant le trimestre. Il s’agit d’un conglomérat de 100 milliards de dollars organisés en quatre unités opérationnelles : Otis Elevators; Climate, Controls & Security (Carrier, Chubb); Aerospace Systems (Goodrich); et Pratt & Whitney (réacteurs militaires et commerciaux). UTC possède des actifs solides avec une part de marché dominante dans chaque segment, mais elle a tiré de l’arrière par rapport aux autres sociétés industrielles au cours des quelques dernières années, le résultat d’une mauvaise exécution (p. ex. difficultés éprouvées avec la prochaine génération de réacteurs à réducteur chez P&W) et de sous-investissements dans d’autres secteurs, particulièrement CC&S. Avec l’achat prévu à la fin du troisième trimestre pour 30 milliards de dollars de Rockwell Collins, une société de premier plan de systèmes d’avioniques et de postes de pilotage que l’équipe des actions et de revenu mondiaux connaît bien, la participation de certains investisseurs activistes réputés, et la volonté de la haute direction d’explorer des options stratégiques qui pourraient dégager de la valeur pour les actionnaires, nous estimons que les possibilités de bons rendements pour les investisseurs sont élevées. La probabilité que la direction procède à un démantèlement a augmenté après les réformes fiscales mises en place en décembre, parce que ces réformes permettraient à la société de rapatrier 8 milliards de dollars en espèces de l’étranger et de pouvoir plus facilement rembourser ses dettes à la conclusion de l’entente. Même si l’entente est bloquée (par quiconque, comme la Chine en raison de la guerre commerciale), selon les multiples des sociétés semblables, les unités opérationnelles veulent bien plus que ce à quoi les actions se négociaient lorsque nous avons acheté notre position.
  • Nous avons ajouté une position dans Sony. L’inventeur du Walkman a effectué un retour impressionnant sous la direction de l’équipe de gestion actuelle. Par le biais d’une série de restructurations, Sony s’est renouvelée pour devenir un important exploitant mondial de divertissement numérique et a rebâti sa gamme de produits électroniques de consommation soutenue par sa technologie d’imagerie, la meilleure de sa catégorie. Tandis que les dépenses de consommation en contenu numérique continuent de croître, Sony occupe une position assez unique pour tirer profit de cette tendance à long terme avec un important portefeuille de propriété intellectuelle et des canaux de distribution couvrant les jeux (PlayStation), la musique (EMI, Spotify), les films (Columbia, Tristar) et la télévision (The Crown, The Good Doctor), etc. Pour ce qui est de l’électronique grand public, la société a regagné une position de chef de file du marché dans le segment des téléviseurs, des appareils photo et de l’équipement de formation d’images haut de gamme, alimenté par sa technologie de traitement des signaux numériques et de capteur d’images de premier plan. Par conséquent, les semiconducteurs représentent maintenant 20 % des bénéfices de la société et cette part est en croissance. Malgré une amélioration des données fondamentales, le marché n’a pas encore pleinement reconnu les changements qui ont eu lieu dans la société. Avec une évaluation de six fois la valeur de la société/BAIIA, 15 fois les bénéfices et un rendement des flux de trésorerie disponibles de 12 %, l’équipe a bâti une position pour bénéficier de ce qui, selon nous, continuera d’être un renouveau pour une marque qui a déjà été la plus en vue du Japon.
  • La société finlandaise Nokia est la plus importante société d’infrastructures de télécommunications dans les marchés développés. La vente du secteur des combinés de la société à Microsoft en 2011 et l’achat subséquent d’Alcatel Lucent ont fait en sorte que Nokia œuvre maintenant exclusivement dans l’infrastructure de télécommunications, qui comprend les composantes de tours de téléphones cellulaires dont les stations de base, les liaisons terrestres, les routeurs et les services connexes. Les principaux clients de la société sont les plus importants opérateurs de télécommunications dans le monde. Ces clients ont été réticents à augmenter leurs dépenses d’immobilisation avec Nokia ou Ericsson, son concurrent, et ainsi les prix ont été éprouvés. Ericsson est particulièrement responsable de la situation, car la société a choisi de livrer une concurrence par les prix plutôt que la technologie au cours de la dernière décennie. La situation a entraîné une prospérité sans bénéfices malgré le besoin de matériel étant donné l’explosion de la demande pour les données de la part des consommateurs finaux. Nous croyons que la consolidation récente dans l’industrie à trois joueurs et, surtout, un changement de direction chez Ericsson devraient permettre à l’industrie d’obtenir un bénéfice économique intéressant du déploiement du 5G qui commencera vers la fin de l’an prochain. L’industrie a détruit sa valeur en raison du comportement d’Ericsson et dans une moindre mesure de Huawei, un concurrent chinois, mais les résultats récents indiquent que les choses sont en voie de changer. Lorsque l’on tient compte de ce changement de comportement avec le raz de marée qui approche sous forme du 5G, nous estimons qu’il s’agit d’un risque raisonnable étant donné le potentiel de hausse. Nokia est évaluée comme une société en déclin ce qui offre aux investisseurs, selon nous, une bonne occasion de bénéficier de la progression du 5G sans payer pour. De plus, après finalement avoir conclu une entente l’an dernier avec Apple à propos d’une contrefaçon de brevet, la société obtiendra environ 1,3 milliards d’euros par année en redevances (et ce chiffre devrait croître), ce qui représente plus de 40 % du bénéfice d’exploitation actuel. Si le secteur commence finalement à se comporter comme l’oligopole qu’il est et à faire preuve de la rigueur nécessaire relative aux prix, nous croyons qu’une réévaluation des sociétés à des multiples de type industriel pourrait être justifiée, ce qui offrirait un potentiel de hausse. Actuellement, l’action de Nokia est très bon marché avec un rendement du dividende de 4 %, et offre le meilleur levier pour un des cycles de mise à niveau les plus importantes des quelques prochaines années. 
  • Dentsply Sirona est le plus important fabricant de consommables et de matériel dentaires. La société a fusionné avec Sirona, un fournisseur de matériel, qui fabrique du matériel de fabrication et d’imagerie assistée par ordinateur (FAO/IAO). Aujourd’hui, Dentsply est le chef de file avec une part de 21 % d’un marché de 21 milliards de dollars. Les ventes de la société sont réparties à 35 % aux États-Unis, 40 % en Europe et 25 % dans le reste du monde. La société a été très défendable et inversement liée au taux de chômage. Jusqu’à présent, la fusion n’a pas satisfait les attentes en raison d’un ralentissement dans les produits de consommation et le matériel de Sirona. Même si le taux de pénétration est seulement de 18 %, le matériel de FAO/IAO est trop cher pour que tous les dentistes l’achètent. La tendance récente vers les groupes dentaires avec un regroupement des bureaux pour obtenir un plus grand pouvoir de négociation et partager les ressources est largement responsable de ce ralentissement. Même si nous croyons que cette tendance ne prendra pas fin, elle devrait ralentir. Les fournitures dentaires de consommation de Dentsply comprennent les instruments et le matériel endodontiques (traitements de canal), les anesthésiants dentaires, les pâtes prophylactiques, les résines de scellement dentaire, les matériaux à empreinte, les matériaux restauratifs, les produits de blanchiment des dents et le fluorure à effet topique. Les produits consommables représentent 55 % des ventes de la société et sont largement de nature récurrente. Les petits appareils comprennent les pièces à main dentaires, les lampes à polymériser intrabuccales, les systèmes de diagnostic dentaire ainsi que les détartreurs et les polisseurs dentaires. L’offre de produits diversifiée de la société l’isole de la possibilité qu’un seul produit ait un impact important sur les ventes. Dans le matériel, le système CAD/CAM CEREC compte pour 15 % des ventes et peut avoir un impact sur le rendement. Même si nous comprenons les préoccupations du marché à propos du rendement, avec la société qui se négocie à des multiples qui n’ont pas été observés depuis la crise financière mondiale, nous croyons que les actions représentent une excellente valeur pour cette société qui fait partie de l’équipe de rêve depuis longtemps.
  • Nous avons ajouté une position dans Sika AG, une société suisse du secteur des matériaux de construction avec des antécédents extraordinaires. La société produit des bétons et des mélanges, du mortier, des adhésifs et des mastics d’étanchéité, des résines d’outillage, des revêtements de sol industriels antistatiques, des matériaux acoustiques pour les automobiles et des membranes imperméables. Sika s’est récemment sortie d’une bataille prolongée entre ses anciens actionnaires contrôlants et un conglomérat français acquisitif d’un côté, et les actionnaires minoritaires et la direction de l’autre côté. Maintenant libérée des contraintes créées par cette situation, la direction souhaite accélérer la croissance de la société. Sika génère systématiquement un rendement des capitaux engagés supérieur à 20 % et est de loin la marque la plus digne de confiance et une championne de l’innovation dans le secteur. Malgré une position de chef de file, la société ne recueille qu’une part de moins de 10 % de ses marchés exploitables, ce qui lui confère beaucoup d’occasions de continuer de consolider le secteur. Sika profite de l’effet composé à long terme et nous nous attendons à en être actionnaires pendant longtemps.  

Ventes

  • Au cours des quelques derniers mois, nous avons substitué notre position dans General Electric par une position dans United Technologies. Nous avons déjà écrit à plusieurs reprises à propos de GE et des difficultés qu’elle éprouve, mais en un mot, nous avons fait une erreur avec GE, car notre thèse ne s’est pas déroulée comme prévu et a été aggravée par un nouveau risque financier introduit au début de l’année. Même si les principes de base de notre thèse de départ restent inchangés (excellente base d’équipement déjà installée avec des actifs de premier plan dans les moteurs à réaction et l’équipement médical), GE a continuellement mis notre patience à l’épreuve, car la société a prolongé les échéanciers en vertu desquels elle visait à atteindre une rentabilité normalisée dans son secteur de production d’énergie électrique et à exécuter le reste de son plan de redressement. En janvier, la société a prolongé les échéanciers en vertu desquels elle espérait atteindre une rentabilité normalisée dans son secteur de production d’énergie électrique et exécuter le reste de son programme de redressement. En janvier, elle a annoncé une imputation de 6 milliards de dollars après avoir effectué un examen du portefeuille d’assurance de soins à long terme au sein de GE Capital, révélant des contributions obligataires de près de 15 milliards de dollars que GE doit effecteur au cours des six prochaines années. Cette année, après avoir réduit son dividende pour la deuxième fois seulement en 100 ans d’histoire, une autre baisse semble être prise en compte par le marché au moment d’écrire ces lignes. Bref, l’investissement a constitué une grande déception. Même si nous continuons de voir de la valeur dans les actions en présumant une capacité bénéficiaire normalisée de plus de 1,25 $ p action et si nous sommes conscients que pour ce qui est de l’optimisme, il s’agit de l’une des sociétés les moins populaires que nous détenons, notre travail est d’être aussi objectif que possible. Nous avons réduit notre position avant la fin de l’année à des fins fiscales et décidé d’attendre la mise à jour du premier trimestre avant de possiblement accroître notre position. Étant donné le fait que nous avions une exposition aux activités aérospatiales de GE par le biais de sa coentreprise avec Safran (une de nos plus grandes positions) et une excellente exposition à l’équipement médical par le biais de Philips NV, nous avons décidé de ne pas remplacer nos ventes d’actions du quatrième trimestre et avons même substituer GE par United Technologie, qui selon nous possède un potentiel de hausse semblable, mais avec beaucoup moins de risque financier.
  • Nous avons vendu notre position dans Admiral Group PLC, même si notre opinion de la société est toujours favorable, en raison du niveau élevé de gestion et d’actionnariat des employés et d’une culture unique d’excellence en matière de souscription. Toutefois, nous croyons que la société pourrait devoir affronter des difficultés pendant un certain temps. Admiral Group devrait connaître une réussite à long terme, particulièrement lorsque certains de ses investissements dans de nouveaux marchés depuis des années commenceront à porter leurs fruits. Toutefois, après avoir pris en considération le coût d’option étant donné le risque identifié et les autres occasions pour le portefeuille, nous avons décidé de vendre la position.

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Le 26 juillet 2013, le Conseils Patrimoine privé Dividendes mondiaux fonds a modifié son mandat d’investissement dans les titres de participation et les titres à revenu fixe de sociétés qui exercent des activités principalement liées à l’infrastructure pour investir principalement dans les titres de participation de sociétés partout dans le monde qui versent ou devraient verser des dividendes. Le rendement antérieur a été obtenu dans le cadre des objectifs précédents.

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