Commentaire 1T 2018 – Équipe Mackenzie Ivy | Placements Mackenzie

Commentaire 1T 2018

Équipe Mackenzie Ivy

Tour d’horizon du marché

  • Les marchés américains ont connu une certaine volatilité pour la première fois après avoir mis fin à une période record de volatilité modérée. Le marché haussier actuel est le deuxième plus long de l’histoire à 107 mois et le troisième pour son amplitude avec un gain total de 306,5 % depuis un plancher le 9 mars 2009 jusqu’au 26 janvier lorsque le sommet le plus récent a été atteint. Les évaluations ont chuté jusqu’au 95e percentile (ce qui signifie qu’elles seraient plus chères seulement cinq ans sur 100) ce qui a entraîné des achats après un recul des cours. Il a été avantageux d’acheter après les reculs pendant ce marché record, mais avec les évaluations qui atteignent un tel niveau, combinées à l’incommensurable arrogance des responsables des politiques monétaires et à la complaisance des investisseurs à propos d’à peu près tout, nous pensons qu’il sera nettement plus rentable à long terme de rester très sélectif dans nos expositions aux marchés. Le petit effondrement que nous avons connu à la fin de janvier et au début de février a affiché la plus grande quantité de momentum jamais enregistrée pour certaines mesures. S’agissait-il d’un sommet émotionnel pour les marchés? Peut-être. Il peut ne pas s’agir d’un sommet des cours, mais à l’heure actuelle, cela n’a probablement pas d’importance. Jusqu’à présent, le marché a éprouvé de la difficulté à reprendre ses forces.
  • Les données économiques en provenant de l’Europe ont été en général solides au cours de la dernière année, avec une bonne croissance du PIB et des taux de chômage atteignant des planchers des dernières décennies. Des signes d’un certain refroidissement ont été observés récemment, et la BCE a gardé le pied bien enfoncé sur la pédale. Nous n’avons pas d’opinion sur le rendement économique à court terme en Europe, et cela informe peu nos décisions d’investissement. Nous nous concentrons sur la recherche d’excellentes sociétés (dont la plupart obtiennent une part substantielle de leurs bénéfices à l’extérieur de l’Europe), et nous leur attribuons une valeur dans le contexte d’une hypothèse de croissance économique à long terme, qui inclut des expansions et des récessions.
  • Les marchés de l’Extrême-Orient ont reculé en monnaies locales pendant le premier trimestre 2018, car ils ont suivi la voie de la plupart des autres marchés mondiaux. Au premier trimestre, ils ont enregistré une augmentation de la volatilité en février et en mars, après un mois de janvier très solide. Les participants des marchés sont devenus de plus en plus nerveux à propos des perspectives et des impacts des taux d’intérêt en hausse dans certains pays (aux États-Unis, par exemple) et de la réduction de l’assouplissement quantitatif dans d’autres pays (Europe, Royaume-Uni). Vers la fin du trimestre, les marchés ont été frappés par les craintes d’une guerre commerciale potentielle entre les États-Unis et la Chine, et par d’autres mesures de protectionnisme liées au commerce.
  • L’indice MSCI Monde a inscrit un rendement de 1,2 % en dollars canadiens au premier trimestre 2018. Les secteurs de la technologie de l’information et de la consommation discrétionnaire ont affiché les meilleurs rendements, tandis que les services de télécommunication, l’énergie et la consommation courante ont le plus déçu. Au niveau des pays, l’indice a été aidé par des gagnants comme la Finlande, l’Italie et le Portugal, tandis que le Canada, l’Australie et l’Irlande ont connu les pires rendements.

Perspectives et stratégie

Quelles occasions clés pouvez-vous observer?

  • Au premier trimestre, la volatilité a effectué un retour dans les marchés après en avoir été absente pendant des années. Entraînés par les craintes d’inflation, les indices TSX, S&P 500 et MSCI Monde ont reculé de 8,1 %, de 6,5 % et de 6,8 % respectivement, au cours d’une période de 13 jours. Il s’agit évidemment d’une baisse importante pendant une courte période, mais toute proportion gardée, il s’agit d’un incident peu important, et les évaluations restent largement élevées. Plusieurs clients nous ont demandé si ces ventes massives ont fait en sorte que nous nous sommes lancés dans une frénésie d’achats. Ce n’est pas le cas, mais nous avons toutefois accru certaines positions de façon sélective. Nous estimons que le marché reste cher, non seulement en fonction de nos observations ascendantes des rendements prévus individuels, mais aussi parce que les indices S&P 500 et MSCI Monde se sont négociés sous leurs niveaux actuels par rapport aux ventes respectivement 97 % et 94 % du temps depuis le début des années 1990, alors que le marché canadien fait légèrement mieux, car il s’est négocié à des niveaux plus faibles les deux tiers du temps (ce qui ne signifie absolument pas qu’il est bon marché). Même si nous continuons de détenir des liquidités élevées (environ 15 %), nous évaluons constamment des occasions de les déployer. Nous n’attendons pas nécessairement qu’une récession se produise; un nombre suffisant de sociétés de type Ivy à des cours raisonnables suffirait plutôt. En plus de ventes généralisées dans l’ensemble du marché, de telles occasions pourraient provenir de secteurs isolés de perturbations dans les marchés ou de croissance supérieure qui justifieraient des évaluations plus élevées à court terme. Par exemple, l’impact de la hausse des taux d’intérêt a pesé sur les évaluations des pipelines, des services publics et des télécommunications, alors que nos perspectives fondamentales pour ces secteurs restent positives. Pendant le trimestre, le tout a contribué à notre décision d’ajouter des positions dans Hydro One et Telus et d’accroître notre position dans Shaw pour la stratégie canadienne Ivy. Dans le secteur de l’énergie, en raison de l’apathie du marché, les cours de nombreuses actions se sont rapprochés des planchers atteints pendant le repli de l’énergie en 2014-2016, malgré des flux de trésorerie nettement plus élevés grâce à une augmentation de la production et à des prix du pétrole plus élevés. Par conséquent, nous avons augmenté nos positions dans des producteurs de pétrole à faibles coûts avec des bilans solides, comme Spartan Energy et Raging River.
  • Dans le marché américain, le rendement lors du recul de la fin janvier et du début février a été un peu inhabituel, avec les sociétés de consommation courante qui ont subi toute la baisse, mais nous observons des sociétés comme P&G qui se négocient actuellement à des niveaux très attrayants, même si l’on tient compte de l’environnement actuel difficile. Nous croyons que des sociétés stables et très bien financées, comme P & G, Pepsi, Colgate, Johnson and Johnson, Costco et Henry Schein, combinées à certaines évaluations attrayantes pour des sociétés comme Omnicom, Oracle et Grainger feront en sorte que nous serons en bonne position lorsque le marché effectuera un virage.
  • Une grande importance a été accordée aux titres de la technologie au cours de la dernière année, non sans raison, car la technologie continue de changer la façon dont de nombreuses industries sont en exploitation. La technologie, en tant que secteur, est assez sous-représentée dans les marchés européens – il s’agit d’un des plus petits secteurs de la région, même s’il s’agit d’un des plus grands secteurs mondiaux. Notre exposition au secteur est limitée à de petites positions dans Halma et EVS Broadcast Equipment dans la Catégorie Ivy Européen. Toutefois, il existe une différence entre les actions de technologie et la façon dont la technologie touche toutes les sortes de sociétés, soit positivement ou négativement. Ivy Européen et Ivy International sont actionnaires d’une société britannique qui est le chef de file national de son secteur, reçoit 75 % de ses commandes en ligne et livre ses produits directement à ses clients partout au pays en 30 minutes ou moins (un exploit que même Amazon ne peut égaler). On ne parle pas ici d’une nouvelle société de haute technologie, avec une évaluation élevée, mais bien de Domino’s Pizza Group (une action de consommation discrétionnaire). L’utilisation de la technologie par la société, ainsi que plusieurs autres avantages, renforce ses réussites et l’aide à soutenir sa rentabilité et sa croissance élevées. Domino’s constitue un exemple non seulement de la façon dont une excellente entreprise peut tirer avantage de changements technologiques, mais aussi de la façon dont les divisions entre les secteurs peuvent être quelque peu artificielles. C’est pour cette raison que nous privilégions une méthode d’investissement ascendante.
  • Nous répétons depuis un certain temps que les actions de grande qualité sont, selon nous, chères. Nous sommes persuadés que la situation n’a pas changé, mais la surévaluation a diminué, et des foyers d’occasions ont commenté à émerger. Certaines actions sur notre liste de sociétés à surveiller, qui étaient auparavant très éloignées de notre fourchette de prix s’en rapprochent maintenant nettement plus. Nous continuons de faire preuve de rigueur, alors nos liquidités continuent d’être élevées, mais nous avons bon espoir de pouvoir observer certaines occasions pendant l’année, particulièrement si la volatilité actuelle se poursuit.

Quels sont les principaux risques qui doivent être gérés?

  • Beaucoup de records de hausse ont été battus et les conditions fondamentales sont, selon nous, très inquiétantes. S’agit-il d’un point de vue simpliste, mais valide de penser que des baisses reflèteront les extrêmes et les records de hausse? Est-ce que les gens commenceront à se demander si la dette financée par emprunt (rachats, réductions d’impôt, style de vie [insérer votre réponse ici]) constitue une bonne idée? Est-ce que les modèles de gestion qui semblent encourageants rempliront leurs promesses? Difficile à dire. Quel sera le prix à payer pour avoir tort? Il pourrait être élevé. Cependant, si vous gérez bien votre capital pendant les baisses, des occasions se présenteront en raison des craintes de pertes plutôt que de crainte d’être privé de quelque chose ou de crainte de perdre votre emploi pour ne pas avoir gardé le rythme. Nous croyons que cela se produira et sommes prêts à agir de façon dynamique pour acheter des actions à des cours attrayants en temps opportun.

Les placements dans les fonds communs peuvent donner lieu à des commissions, des commissions de suivi, des frais de gestion et d’autres frais. Veuillez lire le prospectus avant d’investir. Les taux de rendement indiqués correspondent au rendement annuel composé historique total au 31 mars 2018 et tiennent compte des variations de la valeur unitaire et du réinvestissement de toutes les distributions, exclusion faite des frais d’acquisition, frais de rachat, frais de distribution, autres frais accessoires ou impôts sur le revenu payables par tout investisseur et qui auraient réduit le rendement. Les fonds communs ne sont pas garantis, leur valeur varie fréquemment et leur rendement antérieur peut ne pas se reproduire.

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Ce document renferme des renseignements prospectifs fondés sur des prévisions d’événements futurs au 31 mars 2018. Nous ne mettrons pas nécessairement à jour ces renseignements en fonction de changements parvenus après cette date. Les risques et incertitudes peuvent souvent amener les résultats réels à différer de manière importante des renseignements prospectifs ou des attentes. Parmi ces risques, notons, entre autres, des changements ou la volatilité dans les conditions économiques et politiques, les marchés des valeurs mobilières, les taux d’intérêt et de change, la concurrence, les marchés boursiers, la technologie, la loi ou lorsque des événements catastrophiques surviennent. Ne vous fiez pas indûment aux renseignements prospectifs. Par ailleurs, toute déclaration à l'égard de sociétés ne constitue pas une promotion ou une recommandation d'achat ou de vente d'un titre quelconque.

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Le 14 août 2014, Mackenzie a modifié les stratégies de placement du fonds pour préciser sa capacité d’allouer ses actifs entre les actions et les titres à revenu fixe, et Alain Bergeron a assumé la responsabilité de la répartition des actifs du fonds.

Le 14 août 2014, Mackenzie a modifié les stratégies de placement du fonds pour préciser sa capacité d’allouer ses actifs entre les actions et les titres à revenu fixe, et Alain Bergeron a assumé la responsabilité de la répartition des actifs du fonds.

Le 15 mai 2001, le Fonds a modifié son mandat de façon à ce que celui-ci ne recherche plus la croissance du capital à long terme, tout en assurant la préservation du capital, grâce à des placements dans des sociétés à forte capitalisation, des titres dont la cote de placement est supérieure à la moyenne, des titres garantis par l'État, des quasi-espèces et des instruments axés sur l'or mais plutôt qu'il recherche une croissance du capital en maintenant un équilibre entre le revenu courant et la plus-value en capital. Ses placements visent aujourd'hui les titres de sociétés qui exercent leurs activités à l'échelle mondiale ainsi que des obligations d'État et des obligations de société de par le monde. Les gestionnaires de portefeuille disposent d'une souplesse quant à la proportion d'actions et de titres à revenu fixe qui leur semble adéquate. Le fonds est toutefois en général équilibré. Les anciennes stratégies du Fonds constituaient par ailleurs à effectuer des placements ciblant six régions géographiques précises. Le rendement antérieur a été obtenu dans le cadre des objectifs et stratégies précédents.