Commentaire 1T 2019 – Équipe Mackenzie Ivy | Placements Mackenzie

Commentaire 1T 2019

Équipe Mackenzie Ivy

Tour d’horizon du marché

  • Les marchés ont progressé considérablement au premier trimestre, en éclipsant effectivement les pertes subies au quatrième trimestre. Bien que les six derniers mois se soient essentiellement soldés par un équilibre du point de vue des marchés, les niveaux élevés de volatilité ont eu tendance à malmener les investisseurs particuliers, souvent coincés lorsqu’ils font des placements et qu’ils les liquident au plus mauvais moment. Ce comportement procyclique a été à nouveau mis en lumière en décembre, quand les rachats nets de l’industrie ont atteint un sommet absolu! Après avoir subi les pertes du quatrième trimestre et liquidé leurs placements, de nombreux investisseurs n’ont pas été au rendez-vous pour profiter de la reprise du marché au premier trimestre. Pour ceux qui sont restés sur la touche, le rétablissement des marchés à leurs niveaux antérieurs est une maigre consolation. Si personne ne pouvait prédire le parcours que suivraient les marchés, les rachats nets de l’industrie en décembre mettent en relief l’importance d’adopter un plan et d’y être fidèle. C’est à ce moment qu’un conseiller en placements compétent et une stratégie de placement stable apportent des avantages considérables, ce qui permet plus facilement aux investisseurs de rester fidèles à leurs objectifs.
  • Chez Ivy, notre objectif déborde largement l’idée de surclasser nos pairs et le marché, puisque nous voulons le faire de manière à aider les investisseurs à réaliser les rendements de nos fonds en gardant nos placements malgré la volatilité des marchés. Pour y parvenir, nous tâchons de profiter le plus possible de la hausse des marchés, en protégeant toujours le capital de nos clients contre le risque de pertes importantes. En leur offrant un parcours plus harmonieux sur la voie d’un rendement exceptionnel, nous devrions permettre plus facilement à nos investisseurs d’avoir l’esprit tranquille et de rester fidèles à leurs placements.

Perspectives et stratégie

Quelles occasions clés pouvez-vous observer?

  • Les titres boursiers américains ont connu un premier trimestre vigoureux : la Réserve fédérale a fait savoir que compte tenu de la volatilité des marchés au quatrième trimestre de 2018, elle mettrait en veilleuse les hausses de taux d’intérêt. Nos positions américaines n’ont pas suivi le rythme du marché, puisque les titres technologiques et les titres plus profondément cycliques ont bien fait dans les secteurs dans lesquels nos positions sont sous pondérées. Le seul perdant notoire a été Henry Schein, qui s’est scindée et s’est défaite de Covetrus. Ces deux sociétés ont offert une piètre performance, compte tenu de la léthargie des tendances dans leur secteur d’activité essentiel par rapport aux attentes. Nous ne nous attendons pas à ce que cette situation perdure et nous sommes satisfaits de ces positions. Danaher a offert un solide rendement puisque le marché a salué sa décision de faire l’acquisition des actifs manufacturiers biopharmaceutiques de GE. Cette acquisition est parfaitement logique stratégiquement, et le cours témoigne de la qualité des actifs et de l’environnement actuel des cours. 
  • Du côté de l’Eurpe, nous avons pris deux nouvelles positions à la fin de l’année écoulée, que nous n’avons pas divulguées dans le dernier rapport trimestriel, puisque nous étions toujours en train d’étoffer nos positions. Nous avons donc pris des positions sur un nouveau titre en 2019.
    • La première de ces nouvelles positions porte sur le titre de Compass Group : nous avons pris sur ce titre une modeste position dans le Fonds d’actions étrangères Mackenzie Ivy, la Catégorie Mackenzie Ivy Européen et le Fonds international Mackenzie Ivy. Compass est une société de services de traiteur, qui exploite des cafétérias dans des bureaux, des hôpitaux, des institutions d’enseignement et d’autres établissements partout dans le monde. Elle a une culture attrayante et offre un avantage d’envergure considérable dans l’achat des produits alimentaires, deux facteurs qui ont contribué à une croissance et à une rentabilité supérieures.
    • Nous avons aussi pris une position nouvelle dans De’Longhi, fabricant italien de machines à café expresso, de robots de cuisine et d’autres petits électroménagers. Cette entreprise familiale est dotée d’une approche à long terme dans l’édification et la pérennisation des marques grâce à ses efforts d’innovation et de soutien commercial, en plus de son bilan sans dette, ce qui lui permet de faire l’acquisition d’autres marques.
    • Enfin, nous avons pris des positions dans Heineken, l’une des plus grandes brasseries dans le monde, qui mise sur un vaste portefeuille de marques mondiales et locales. Cette entreprise familiale est sainement gérée, exerce ses activités dans une industrie résiliente et est dotée d’une vision à long terme. De’Longhi et Heineken représentent toutes deux des positions à faible pondération dans la Catégorie Mackenzie Ivy Européen.
  • Au sein du Fonds canadien Ivy, l’équipe a ajouté des positions dans Emera. Emera est une société de services publics intégrée qui exerce ses activités dans de nombreuses administrations réglementaires en Amérique du Nord. À notre avis, Emera a la possibilité d’accroître considérablement ses bénéfices, compte tenu de ses plans de dépenses en immobilisations à court et à moyen termes, qui ont été approuvés par les organismes qui la réglementent. Si elle doit faire approuver ses plans de dépenses en immobilisations, c’est en raison de l’accroissement de la demande d’électricité et de l’obligation de remplacer le charbon dans les administrations qu’elle sert. Compte tenu du caractère réglementé des services publics, la menace d’une intervention réglementaire est notre premier motif de préoccupation. À notre avis, ce risque pour Emera est atténué par les régimes réglementaires favorables dans lesquels elle exerce ses activités et par l’impact minime que sa croissance produira sur les factures mensuelles des clients. Il y a aussi, à court terme, le risque que la note de crédit d’Emera soit dégradée par l’un des organismes de notation de sa dette en raison des répercussions de la réforme fiscale américaine sur son secteur d’activité. Compte tenu de l’amélioration de la trajectoire du bilan de cette société, nous considérons qu’il s’agit d’un risque provisoire. Or, nous en avons analysé l’impact potentiel et nous serions à l’aise s’il devait se produire.
  • Les marchés d’Extrême Orient ont considérablement rebondi au premier trimestre de 2019, après avoir été léthargiques au quatrième trimestre de 2018. Les positions d’Ivy en Extrême-Orient ont largement surclassé les volets asiatiques des grands indices repères mondiaux durant le trimestre. Ont le plus contribué à la performance, Anta Sports, Techtronic Industries et Amcor; c’est Seven & I Holdings qui a le plus nui à la performance.
  • L’action de Seven & I a plongé brusquement dès le début de mars 2019, notamment en raison des inquiétudes des marchés à propos d’une performance potentiellement léthargique au quatrième trimestre de l’exercice 2019 et de la réduction des prévisions de cette société pour l’exercice 2020.Au début d’avril 2019, Seven & I a déclaré, pour l’exercice 2019, des résultats qui étaient plutôt stables et qui cadraient essentiellement avec les attentes; or, la direction a effectivement réduit, de l’ordre de 6 %, ses prévisions pour l’EF2020, en raison de ses investissements précoces dans des entreprises de magasins de proximité et de services financiers au Japon et d’une amélioration plus lente qu’escompté de son bénéfice dans les entreprises distinctes des magasins de proximité. À notre avis, la direction prend la bonne décision en investissant dans la pérennité à long terme de l’entreprise, et nous sommes à l’aise avec le rythme global de croissance de la Société. Nous croyons aussi que la réaction aux cours du titre est exagérée; nous avons profité de cette occasion pour accroître modestement notre position dans différents fonds Ivy, après avoir légèrement élagué notre position à des cours supérieurs au début du premier trimestre.

Quels sont les principaux risques qui doivent être gérés? 

  • Depuis le début de 2019, les marchés boursiers mondiaux se sont solidement relevés, et la plupart des occasions qui avaient commencé à poindre à la fin du quatrième trimestre de 2018 se sont maintenant volatilisées. Le rebond a été généralisé; il a toutefois été très prononcé dans les secteurs cycliques du marché comme les services industriels et la technologie, ainsi que dans les entreprises très présentes en Chine. Le rendement des entreprises s’est ralenti au quatrième trimestre de 2018 et au premier trimestre de 2019; or, bien des entreprises espèrent toujours que la performance prendra du mieux dans le dernier semestre de 2019. Les marchés boursiers ont réagi. L’avenir nous dira si les fondamentaux suivront ou non le rythme des valorisations enrichies.
  • Si la brève correction des marchés à la fin de 2018 nous a donné l’occasion de prendre ces positions, nous continuons de croire que les valorisations des entreprises de grande qualité sont généralement peu attrayantes, en particulier dans la foulée du brusque rebond des marchés en 2019. L’exemple de Nestlé en témoigne : nous avons liquidé cette position dans le Fonds d’actions étrangères Mackenzie Ivy au premier trimestre pour des raisons de valorisation. Nestlé avait été une pierre d’assise du Fonds depuis plus de 12 ans et était, sous maints aspects, l’exemple de ce que nous recherchons : une entreprise sainement gérée dans une industrie économiquement résiliente, dotée d’une grande envergure, d’une orientation à long terme, d’une solide croissance et d’un vigoureux bilan. Ces caractéristiques restent vraies, mais moins qu’elles l’étaient auparavant. L’industrie est devenue plus difficile : les détaillants sont en proie aux difficultés causées par les mutations des réseaux de vente, le changement des habitudes des consommateurs et l’érosion des obstacles traditionnels dans l’accès aux produits de marque. Dans ce contexte, la croissance du chiffre d’affaires de Nestlé est restée proche du sommet de l’ensemble de ses concurrents, mais s’est réduite par rapport aux niveaux antérieurs. Le bilan de la société a toujours été une force, et bien qu’il reste solide, il est actuellement moins réservé qu’il l’a été dans les 10 dernières années.
  • On pourrait croire qu’une société dont la croissance est moindre, dont l’environnement externe est plus incertain, dont l’envergure est potentiellement plus limitée et dont le bilan est moins réservé constaterait que cette évolution se répercute sur sa valorisation. C’est en fait l’inverse qui s’est produit. Nestlé atteint ou frôle actuellement des sommets depuis une décennie pour ce qui est de ses ratios cours/ventes et cours/bénéfices. Cette évolution s’explique simplement par l’impact du marché haussier depuis une décennie; or, la prime de valorisation de Nestlé par rapport à l’ensemble du marché se rapproche également de ses sommets. Par conséquent, même si nous croyons que Nestlé reste une entreprise de grande qualité, le rendement attendu des positions dans ses actions aux cours qui priment à l’heure actuelle devient peu attrayant.
  • Il ne s’agit pas d’un cas isolé. Les valorisations des entreprises de grande qualité, surtout quand elles sont corrigées de l’impact de la cyclicalité économique, ne sont pas particulièrement attrayantes en Europe ni ailleurs dans le monde. Il existe des créneaux qui offrent de bonnes occasions d’acheter, et la situation peut évoluer rapidement (comme nous l’avons vu l’an dernier); c’est pourquoi nous espérons trouver des placements attrayants; mais comme de coutume, nous restons rigoureux pour ce qui est des prix que nous payons quand il s’agit d’investir le capital de nos clients.

Les placements dans les fonds communs peuvent donner lieu à des commissions, des commissions de suivi, des frais de gestion et d'autres frais. Veuillez lire le prospectus avant d’investir. Les taux de rendement indiqués correspondent au rendement annuel composé historique total au 31 mars 2019 et tiennent compte des variations de la valeur unitaire et du réinvestissement de toutes les distributions, exclusion faite des frais d’acquisition, frais de rachat, frais de distribution, autres frais accessoires ou impôts sur le revenu payables par tout investisseur et qui auraient réduit le rendement. Les fonds communs ne sont pas garantis, leur valeur varie fréquemment et leur rendement antérieur peut ne pas se reproduire.

Le rendement de l’indice ne tient pas compte de l’incidence des frais, commissions et charges payables par les investisseurs dans des produits de placement qui cherchent à reproduire un indice.

Ce document renferme des renseignements prospectifs fondés sur des prévisions d’événements futurs au 31 mars 2019. Nous ne mettrons pas nécessairement à jour ces renseignements en fonction de changements parvenus après cette date. Les risques et incertitudes peuvent souvent amener les résultats réels à différer de manière importante des renseignements prospectifs ou des attentes. Parmi ces risques, notons, entre autres, des changements ou la volatilité dans les conditions économiques et politiques, les marchés des valeurs mobilières, les taux d’intérêt et de change, la concurrence, les marchés boursiers, la technologie, la loi ou lorsque des événements catastrophiques surviennent. Ne vous fiez pas indûment aux renseignements prospectifs. Par ailleurs, toute déclaration à l’égard de sociétés ne constitue pas une promotion ou une recommandation d’achat ou de vente d’un titre quelconque.

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Le 14 août 2014, Mackenzie a modifié les stratégies de placement du Fonds canadien équilibré Mackenzie Ivy pour préciser sa capacité d’allouer ses actifs entre les actions et les titres à revenu fixe, et Alain Bergeron a assumé la responsabilité de la répartition des actifs du fonds.

Le 14 août 2014, Mackenzie a modifié les stratégies de placement du Fonds mondial équilibré Mackenzie Ivy pour préciser sa capacité d’allouer ses actifs entre les actions et les titres à revenu fixe, et Alain Bergeron a assumé la responsabilité de la répartition des actifs du fonds.

Le 15 mai 2001, le Fonds  mondial équilibré Mackenzie Ivy a modifié son mandat de façon à ce que celui-ci ne recherche plus la croissance du capital à long terme, tout en assurant la préservation du capital, grâce à des placements dans des sociétés à forte capitalisation, des titres dont la cote de placement est supérieure à la moyenne, des titres garantis par l'État, des quasi-espèces et des instruments axés sur l'or mais plutôt qu'il recherche une croissance du capital en maintenant un équilibre entre le revenu courant et la plus-value en capital. Ses placements visent aujourd'hui les titres de sociétés qui exercent leurs activités à l'échelle mondiale ainsi que des obligations d'État et des obligations de société de par le monde. Les gestionnaires de portefeuille disposent d'une souplesse quant à la proportion d'actions et de titres à revenu fixe qui leur semble adéquate. Le fonds est toutefois en général équilibré. Les anciennes stratégies du Fonds constituaient par ailleurs à effectuer des placements ciblant six régions géographiques précises. Le rendement antérieur a été obtenu dans le cadre des objectifs et stratégies précédents.