Commentaire 4T 2017 – Équipe Mackenzie Ivy | Placements Mackenzie

Commentaire 4T 2017

Équipe Mackenzie Ivy

Tour d’horizon du marché

  • Le marché américain a été très solide au quatrième trimestre et en 2017. Il semble avoir subi une transition, d’un marché obstinément entraîné à la hausse par les efforts soutenus de la Banque centrale à un marché indépendant dans sa trajectoire à la hausse.
  • Les marchés boursiers européens ont enregistré une légère hausse au quatrième trimestre, mais ont fortement progressé pour l’année dans l’ensemble, dans un contexte de croissance économique correcte et d’une dose de drame politique et économique plus faible que ce que les investisseurs ont connu au cours de la dernière décennie. La fin de l’année a été principalement alimentée par les actions des matériaux et de l’énergie, car les produits de base se sont raffermis, tandis que pour l’ensemble de 2017, le secteur de la technologie a occupé la position de tête.
  • Les marchés de l’Extrême-Orient ont terminé l’année avec des rendements solides au quatrième trimestre. En monnaies locales, le Topix (Japon) a enregistré une hausse de 8,7 % (+22,0 % pour l’année), le HangSeng (Hong Kong), une hausse de 8,8 % (+41 % pour l’année), l’Australie, une hausse de 8 % (13,5 % pour l’année) et le KOSPI (Corée) une hausse de 3 % (+22 % pour l’année). L’indice MSCI Asie Pacifique dans l’ensemble a augmenté de 8,6 % au quatrième trimestre et de 23 % pour l’ensemble de l’année en $ CA. La vigueur des marchés de l’Extrême-Orient s’explique par différents facteurs dont les mesures de relance monétaire continues par les banques centrales, en conjonction avec une légèrement augmentation de la performance économique mondiale après des années de taux d’intérêt extrêmement faibles (ou même négatifs), et les attentes de bénéfices légèrement plus élevées pour les multinationales inscrites en Asie en raison de la baisse des taux d’imposition des sociétés aux États-Unis. La vigueur des actions liées à la technologie a aussi contribué, car plusieurs de ces sociétés ont connu une nette augmentation de leurs bénéfices et des directives futures au quatrième trimestre, qui s’explique en partie par la vigueur continue du cycle d’investissement dans les semiconducteurs.
  • L’indice MSCI Monde a produit 6,2 % au quatrième trimestre de 2017 en dollars canadiens. Tous les secteurs de l’indice ont affiché des rendements positifs, avec en tête la technologie de l’inflation, les matériaux et la consommation discrétionnaire. Au niveau des pays, l’indice a été aidé par des gagnants comme la Singapour, le Japon et l’Australie, tandis que la Suède a le plus entravé le rendement.

Perspectives et stratégie

Quelles occasions clés pouvez-vous observer?

  • Nous avons ajouté une nouvelle position dans Dorman Products Inc. (« Dorman ») dans le Fonds mondial équilibré Mackenzie Ivy au cours du trimestre. Dorman fournit des pièces de rechange pour les automobiles et les camions légers. Lorsque votre voiture tombe en panne, vous avez trois choix. Vous pouvez 1) vous rendre chez le concessionnaire, 2) vous rendre chez un mécanicien indépendant, ou 3) la réparer vous-même. Lorsque votre voiture est neuve (de 0 à 5 ans), le concessionnaire est souvent le seul endroit où vous pouvez obtenir la pièce. Dorman s’est taillée une niche en se concentrant sur la création d’une autre source d’approvisionnement en pièces qui étaient auparavant seulement disponibles chez le concessionnaire, et en facturant un prix moins élevé que le concessionnaire pour ces pièces. Dorman vend ses pièces à des détaillants et à des distributeurs qui les vendent aux mécaniciens et à ceux qui réparent eux-mêmes leur voiture. Nous croyons avoir eu l’occasion de faire l’acquisition de Dorman à une évaluation attrayante en raison entre autres d’un ralentissement pour l’ensemble du secteur à la suite de facteurs qui, nous l’espérons, s’avéreront temporaires.
  • Du côté de l’Europe, nous avons ajouté Reckitt Benckiser, une société de produits de consommation de soins de santé et de soins à domicile, à la Catégorie Ivy Européen et à la Catégorie Ivy International au quatrième trimestre. Le cours de l’action a été affaibli par une confluence de facteurs à court terme, y compris une innovation de produit manquée, une cyberattaque, l’incertitude liée à une importante acquisition et le départ de quelques cadres supérieurs. À long terme, nous estimons que la force principale de la société, sa culture organisationnelle unique, reste intacte et devrait être solidifiée après la division interne annoncée de la société en deux unités indépendantes. Contrairement à plusieurs sociétés des biens de consommation, RB maintient son engagement à bâtir sa marque et à innover. Nous croyons que cette stratégie et cette culture mèneront à une réussite à long terme. Les investisseurs qui suivent depuis longtemps Ivy ont peut-être reconnu la société, car Reckitt Benckiser a été un titre en portefeuille de base pendant plusieurs années. Nous avons vendu l’action après une transition à la direction de la société, en raison de quelques inquiétudes grandissantes. Nous avons continué de suivre la société de près, et avec le temps, nous avons regagné confiance qu’il s’agit d’une société de grande qualité, même si elle ne domine plus comme elle l’a déjà fait. La chute récente des cours nous a permis de devenir de nouveau (petit) actionnaire.
  • Nous avons ajouté une position dans Brambles dans le Fonds d’actions étrangères Ivy et le Fonds mondial équilibré Ivy au cours du trimestre. Brambles figure parmi les titres en portefeuille de la Catégorie Ivy International depuis février 2017, et nous avons déjà expliqué ce qui nous attire chez cette société dans les commentaires trimestriels Ivy précédents. Le cours de l’action a reculé avec des volumes élevés au quatrième trimestre, ce qui a présenté une occasion attrayante d’acheter des actions pour d’autres fonds Ivy.

Quels sont les principaux risques qui doivent être gérés?

  • Le marché semble avoir subi une transition d’un marché obstinément entraîné à la hausse par les efforts soutenus de la Banque centrale à un marché indépendant dans sa trajectoire à la hausse. Les esprits animaux se sont réveillés. Les commentaires de l’an dernier de GMO à propos de l’idée d’un retour au purgatoire ou d’un retour à l’enfer constituaient une très bonne analogie pour l’état des marchés avant Trump. Les marchés allaient-ils connaître une lente progression avec des rendements faibles qui dureraient pendant une longue période (enfer) ou en étaient-ils simplement à une étape chère du cycle d’investissement (purgatoire) qui serait suivie par une correction qui procurerait des rendements raisonnables à partir de ce point d’entrée (paradis)? La période de 2014-2016 faisait penser à l’enfer, mais il semble maintenant que les marchés agissent d’une façon plus normale pour une fin de cycle et pourraient fournir une occasion de se diriger vers le paradis. Quoi qu’il en soit, nous aimons notre positionnement à long terme, mais savons que nous sommes dans une position incroyablement difficile à court terme qui semble avoir le potentiel de devenir encore plus difficile. À moins que les antécédents historiques n’aient aucune importance, les actions sont très chères, et en fonction des relations historiques, les perspectives de rendement sont très faibles à l’heure actuelle. Cependant, l’évaluation a peu d’importance à court terme. À l’heure actuelle selon nous, gagner à long terme signifiera perdre le moins, mais naviguer vers le paradis sera extrêmement difficile étant donné l’état émotif du marché et de ses participants.
  • L’autre dynamique que nous devons affronter pour ce qui est des actions est potentiellement, selon nous, des rabais excessifs attribués aux dynamiques actuelles des industries et des sociétés pour certaines parties du marché. Le tout n’est pas surprenant à cette étape du cycle d’investissement, mais nous croyons que cela est particulièrement remarquable dans les marchés entraînés par les esprits animaux. Un certain nombre de nos titres en portefeuille ont été touchés par les changements dans les marchés où les sociétés sont en exploitation en raison des technologies numériques qui changent ce qu’elles vendent et la façon dont leurs clients achètent et consomment leurs produits. Cette transition vers le numérique est réelle et présente des risques et des occasions. Nos recherches ont révélé que les nouveaux modèles opérationnels numériques purs obtiennent le crédit pour toutes les occasions tandis que les joueurs établis se voient attribuer une grande partie du risque. Nous croyons qu’un juste milieu est possible et que les « gagnants » seront déterminés en fonction de différents éléments centrés sur la position concurrentielle, les ressources, la qualité de la stratégie de la société, et sa capacité de l’exécuter. Pour ce qui est des perspectives des rendements boursiers, l’évaluation peut éliminer le besoin d’un « atterrissage parfait » et nous avons augmenté l’exposition à un certain nombre de titres en portefeuille qui ont souffert pendant l’année. Étant donné que nous détenons de nombreux titres au cœur de ce débat, le faible rendement à court terme a été moins grand que nos attentes, avec Henry Schein, Omnicom et W.W. Grainger affichant des performances relativement faibles, mais nous sommes toujours prêts à ce que le marché produise des résultats inattendus. Nous devons être conscients des risques que nous prenons et ceux que nous ne prenons pas pour ce qui est des sociétés que nous ne détenons pas, mais nous devons adopter une perspective à long terme et agir en conséquence.
  • La marque de vêtements H&M a connu une année difficile, et a le plus nui à notre rendement parmi les actions européennes, tant au quatrième trimestre que pour l’ensemble de 2017. Malgré un flot de manchettes dans les médias pendant l’année annonçant des faillites et des difficultés chez les détaillants, nous tenons à expliquer pourquoi nous détenons H&M qui continue de générer la plus grande partie de ses ventes dans ses magasins physiques.
  • L’année 2017 a été difficile pour les détaillants, car les consommateurs continuent de modifier leurs habitudes de consommation. La plupart des détaillants qui ont subi des échecs vendent principalement des marques de tiers ou il s’agit de sociétés avec des niveaux élevés de dettes (beaucoup détenues par du capital privé). Avec l’augmentation de la transparence des prix et des services en ligne pratiques, vendre les marques d’autres personnes entraîne un nivellement des prix vers le bas. Pour ce qui est de la dette, elle possède la capacité d’amplifier les erreurs (commises par les sociétés et les investisseurs), ce qui explique en partie notre préférence pour les bilans solides. H&M vend ses propres marques et son bilan ne comporte aucune dette nette (même si, comme la plupart des détaillants, elle a certaines obligations liées aux baux hors bilan). Elle ne souffre donc pas des deux facteurs qui ont fait tomber certains détaillants de premier plan. Malgré cela, les recettes et les bénéfices ont été faibles tout au long de 2017 – nous nous attendions à une année difficile, mais pas aussi difficile que ce que nous avons connu.
  • Le discours à propos d’H&M est souvent qu’il s’agit d’un détaillant traditionnel qui souffre dans un monde où les clients achètent de plus en plus leurs vêtements en ligne. Nous croyons que la situation est plus nuancée. Sans aucun doute, certaines plateformes en ligne connaissent un grand succès en Europe de l’Ouest, qui reste le principal marché d’H&M, ce qui a contribué aux difficultés de la société, particulièrement étant donné que la longue histoire d’H&M dans la région a fait en sorte qu’elle possède des magasins dans des petites villes qui ne sont plus économiquement attrayants. Toutefois, H&M vend aussi une partie importante et croissante de ses vêtements en ligne, et investit fortement pour améliorer ses capacités pour l’omnicanal. Nous croyons que les difficultés actuelles sont le résultat de différents facteurs que la société sera en mesure de surmonter.
  • Nous savons tout à fait que l’environnement d’H&M n’est pas facile, et est en évolution rapide, alors la réussite n’est pas garantie. Cependant, la société possède plusieurs forces : une bonne réputation de sa marque, un approvisionnement de calibre mondial qui lui permet d’acheter des vêtements à des prix plus faibles que la plupart de ses concurrents, de plus petites marques qui atteignent une masse critique (COS, & Other Stories), des progrès au chapitre de la croissance dans plusieurs régions du monde, une culture d’entrepreneurisme, et un contrôle familial qui permet de faire les investissements nécessaires pour réussir à long terme. Étant donné ces facteurs, combinés au cours de l’action le plus faible depuis le début de 2009, nous croyons qu’investir au cours actuel sera récompensé. Comme toujours, nous pourrions changer d’idée, et la société fait l’objet d’une analyse intense.
  • Nous avons retiré TGS Nopec Geophysical du Fonds mondial équilibré Ivy au quatrième trimestre et réduit notre exposition dans la Catégorie Ivy Européen et à la Catégorie Ivy International. La société d’imagerie sismique est extrêmement bien gérée, mais est fortement cyclique et liée aux prix du pétrole. L’augmentation récente des prix du pétrole a entraîné le cours de l’action de TGS à la hausse, jusqu’à un niveau avec lequel nous ne sommes pas à l’aise d’une perspective à long terme. Nous avons aussi retiré Pfeiffer Vacuum Technology de la Catégorie Ivy Européen pour des raisons d’évaluation. Pfeiffer comporte une exposition substantielle au marché de l’équipement pour les semiconducteurs, et comme les autres actions liées aux semiconducteurs, elle a fortement augmenté en 2017, plus que ce que nous jugeons raisonnable.
  • Notre évaluation des risques que doivent affronter les marchés asiatiques n’a pas changé au cours des quelques derniers mois. Les évaluations sont élevées, en plus des estimations de bénéfices et des hypothèses de croissance optimistes. Un des principaux risques pour les marchés est le renversement de la politique monétaire énergique. L’assouplissement quantitatif est graduellement (peut-être temporairement) remplacé par du resserrement quantitatif (bien sûr, resserrement est un terme relatif). La Réserve fédérale américaine a déjà commencé à augmenter ses taux à court terme et réduit maintenant la taille de son bilan, quoique très graduellement. Au Japon, la décision de la banque centrale de cibler la courbe de rendement plutôt que de la guider vers un montant exact de mesures de stimulation monétaire est perçue par certains comme la première étape d’un léger renversement de son impressionnant programme d’assouplissement quantitatif. La Banque centrale européenne commencera aussi à réduire graduellement le montant de liquidités qu’elle injecte. Les banques centrales croient être en mesure de prédire comment les choses se dérouleront, mais en réalité, la période récente de politique monétaire extrêmement accommodante est une expérience de taille considérable, alors personne ne connaît vraiment le résultat d’un renversement graduel. Voici ce que nous savons – l’expérience d’impression d’argent qui a déprimé les rendements obligataires et entraîné une importante inflation des prix des actifs et une volatilité déprimée ralentit maintenant, ou fait marche arrière. Il existe une probabilité raisonnable que la situation cause des perturbations dans les différentes catégories d’actifs des marchés financiers – ces effets pourraient être d’autant plus graves étant donné les dettes considérables dans diverses parties du système financier.

Les placements dans les fonds communs peuvent donner lieu à des commissions, des commissions de suivi, des frais de gestion et d'autres frais. Veuillez lire le prospectus avant d’investir. Les taux de rendement indiqués correspondent au rendement annuel composé historique total au 31 décembre 2017 et tiennent compte des variations de la valeur unitaire et du réinvestissement de toutes les distributions, exclusion faite des frais d’acquisition, frais de rachat, frais de distribution, autres frais accessoires ou impôts sur le revenu payables par tout investisseur et qui auraient réduit le rendement. Les fonds communs ne sont pas garantis, leur valeur varie fréquemment et leur rendement antérieur peut ne pas se reproduire.

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Le 14 août 2014, Mackenzie a modifié les stratégies de placement du fonds pour préciser sa capacité d’allouer ses actifs entre les actions et les titres à revenu fixe, et Alain Bergeron a assumé la responsabilité de la répartition des actifs du fonds.

Le 14 août 2014, Mackenzie a modifié les stratégies de placement du fonds pour préciser sa capacité d’allouer ses actifs entre les actions et les titres à revenu fixe, et Alain Bergeron a assumé la responsabilité de la répartition des actifs du fonds.

Le 15 mai 2001, le Fonds a modifié son mandat de façon à ce que celui-ci ne recherche plus la croissance du capital à long terme, tout en assurant la préservation du capital, grâce à des placements dans des sociétés à forte capitalisation, des titres dont la cote de placement est supérieure à la moyenne, des titres garantis par l'État, des quasi-espèces et des instruments axés sur l'or mais plutôt qu'il recherche une croissance du capital en maintenant un équilibre entre le revenu courant et la plus-value en capital. Ses placements visent aujourd'hui les titres de sociétés qui exercent leurs activités à l'échelle mondiale ainsi que des obligations d'État et des obligations de société de par le monde. Les gestionnaires de portefeuille disposent d'une souplesse quant à la proportion d'actions et de titres à revenu fixe qui leur semble adéquate. Le fonds est toutefois en général équilibré. Les anciennes stratégies du Fonds constituaient par ailleurs à effectuer des placements ciblant six régions géographiques précises. Le rendement antérieur a été obtenu dans le cadre des objectifs et stratégies précédents.