Commentaire 1T 2019 – Équipe des ressources Mackenzie | Placements Mackenzie

Commentaire 1T 2019

Équipe des ressources Mackenzie

Faits saillants

  • L’accélération des stimulants budgétaires et un revirement rapide des intentions de resserrement monétaire par les banques centrales ont constitué la réponse immédiate à une modération de l’activité économique mondiale pendant le quatrième trimestre de 2018.
  • Les indicateurs que nous suivons de près signalent une pause de la croissance économique, plutôt qu’un ralentissement ou pire, une contraction, car il n’y a toujours aucun signe de contraintes de capacité.
  • Pendant le premier trimestre de 2019, le marché du pétrole est resté relativement serré, car l’Arabie saoudite et l’OPEP sont restées fermes pour ce qui est de leurs baisses annoncées et un recul de la production a été observé au Venezuela et en Iran.

Tour d’horizon du marché

  • L’accélération des stimulants budgétaires et un revirement rapide des intentions de resserrement monétaire par les banques centrales ont constitué la réponse immédiate à une modération de l’activité économique mondiale pendant le quatrième trimestre de 2018. En Chine, les autorités se concentrent sur des mesures budgétaires plus durables pour revigorer l’économie, tout en tentant d’obtenir une trêve commerciale avec les États-Unis. Aux États-Unis, la Réserve fédérale a réalisé avec retard que sa trajectoire de hausses de taux en « pilotage automatique » a causé du stress aux marchés émergents (en raison du dollar américain fort), mais aussi au pays, où les taux d’intérêt bancaires et hypothécaires commençaient à affecter le comportement des consommateurs.
  • Les indicateurs que nous suivons de près signalent une pause de la croissance économique, plutôt qu’un ralentissement ou pire, une contraction, car il n’y a toujours aucun signe de contraintes de capacité. Particulièrement, la croissance des salaires et l’inflation semblent être très bien maîtrisées. Nous maintenons donc notre scénario de base de croissance en ralentissement en 2019, suivi d’une phase de stimulation qui permettra aux économies mondiales de se regrouper pour connaître une meilleure année 2020. Comme nous l’avons mentionné précédemment, le point de départ des produits de base pour la dernière étape du cycle économique est solide avec des stocks faibles et des équilibres offre-demande assez serrés. Dans un tel contexte, les ressources devraient offrir de nombreuses occasions d’investissement pendant la période 2020-2021.
  • Énergie – Pendant le premier trimestre de 2019, le marché du pétrole est resté relativement serré, car l’Arabie saoudite et l’OPEP sont restées fermes pour ce qui est de leurs baisses annoncées et un recul de la production a été observé au Venezuela et en Iran. À l’avenir, nous nous attendons à ce que la rigueur de l’OPEP combinée à une croissance mesurée de l’offre des pays non membres de l’OPEP contienne l’offre. La demande mondiale de pétrole devra faire l’objet d’une attention particulièrement, car certains participants du marché s’attendaient à ce que la modération récente de l’activité économique entraîne certaines surprises à la baisse. Pendant le premier trimestre, le marché nous a donné raison, parce qu’un équilibre saisonnier normal a été observé.
  • Tout aussi important, selon la croyance générale, la croissance en provenance du bassin Permien des États-Unis sera suffisante pour satisfaire l’augmentation de la demande pendant des années et ainsi, toute hausse des prix du pétrole sera plafonnée par une augmentation équivalente de production. Nous ne sommes pas de cet avis. La productivité du bassin Permien ralentit déjà, alors que le secteur se tourne maintenant vers le développement après une période de cinq ans d’exploration. Au cours des cinq premières années, les sociétés ont principalement œuvré à évaluer le potentiel de leur territoire et à forer des puits assez éloignés. Maintenant que l’industrie a délimité son territoire, les sociétés comblent les écarts entre les puits et se rendent rapidement compte que les interactions entre les puits réduisent la productivité par rapport aux puits principaux.
  • Matériaux – Alors que les taux hypothécaires américains ont atteint leurs sommets cycliques en 2018, la demande de logements s’est stabilisée vers, selon nous, le nouveau niveau de milieu de cycle. Toutefois, la formation de ménages continue de s’améliorer, ce qui suggère qu’une demande refoulée pour les maisons unifamiliales et multifamiliales pourrait s’accumuler, tout en étant sensible aux taux hypothécaires et à l’abordabilité. Nous estimons que le recul récent des taux hypothécaires à 30 ans constitue une bonne nouvelle pour le citoyen américain moyen. Ce recul, combiné à une croissance des salaires réels aux États-Unis toujours solide, devrait entraîner une augmentation de la demande pour les nouvelles maisons. Ainsi, nous croyons que la demande pour le bois d’œuvre et autres matériaux de construction reposera sur des assises solides et nous nous attendons donc à ce que le prix du bois d’œuvre augmente au cours du deuxième semestre de 2019. Malheureusement, en raison d’une combinaison de conditions météorologiques difficiles et d’une activité de construction du printemps en baisse, la plupart des sociétés de bois d’œuvre se négocient avec un rabais important par rapport aux évaluations historiques, aux bilans maintenant immaculés et à une discipline des capitaux améliorée.
  • Or – Avec le resserrement monétaire qui devrait ralentir ou même se renverser, les taux d’intérêt réels (taux d’intérêt nominaux – attentes d’inflation) ont déjà atteint un sommet, et ils se sont stabilisés à des niveaux nettement plus faibles, ce qui a favorisé les prix de l’or, car ces taux faibles ont historiquement soutenu l’or en raison du recul des coûts d’opportunité. De plus, les risques extrêmes pour l’économie ont augmenté en raison du ralentissement du momentum de croissance et des guerres commerciales continues, et l’or est ainsi de plus en plus recherché en tant qu’assurance pour le portefeuille et solutions de rechange aux investissements traditionnels en actions et en titres à revenu fixe. Cette situation se reflète dans les achats d’or de la Banque centrale, qui ont atteint les sommets les plus élevés depuis la fin de l’étalon-or en 1971, mais aussi dans la reprise des achats de FNB aurifères par les investisseurs institutionnels et de détail.

Perspectives

  • Comme nous l’avons mentionné pour les trimestres précédents, le cycle économique actuel n’a pas jusqu’à présent suivi une trajectoire traditionnelle vers une expansion économique à maturité, qui serait normalement associée à des contraintes de capacité, une nette accélération des salaires et une hausse des dépenses d’immobilisation. Nos indicateurs de risque exclusifs font en sorte que nous sommes prudemment optimistes. Ainsi, nous continuerons de gérer avec prudence nos risques d’exposition jusqu’à ce que les indicateurs deviennent plus décisifs. Pour l’instant, nous croyons que l’économie se ressaisira au premier semestre de 2019, avant de poursuivre sa trajectoire de croissance plus tard en 2019 et en 2020.

Les placements dans les fonds communs peuvent donner lieu à des commissions, des commissions de suivi, des frais de gestion et d'autres frais. Veuillez lire le prospectus avant d’investir. Les taux de rendement indiqués correspondent au rendement annuel composé historique total au 31 mars 2019 et tiennent compte des variations de la valeur unitaire et du réinvestissement de toutes les distributions, exclusion faite des frais d’acquisition, frais de rachat, frais de distribution, autres frais accessoires ou impôts sur le revenu payables par tout investisseur et qui auraient réduit le rendement. Les fonds communs ne sont pas garantis, leur valeur varie fréquemment et leur rendement antérieur peut ne pas se reproduire.

Le rendement de l’indice ne tient pas compte de l’incidence des frais, commissions et charges payables par les investisseurs dans des produits de placement qui cherchent à reproduire un indice.

Ce document renferme des renseignements prospectifs reposant sur des prédictions pour l’avenir au 31 mars 2019. Nous ne mettrons pas nécessairement à jour ces renseignements en fonction de changements parvenus après cette date. Les risques et incertitudes peuvent souvent amener les résultats réels à différer de manière importante des renseignements prospectifs ou des attentes. Parmi ces risques, notons, entre autres, des changements ou la volatilité dans les conditions économiques et politiques, les marchés des valeurs mobilières, les taux d’intérêt et de change, la concurrence, les marchés boursiers, la technologie, la loi ou lorsque des événements catastrophiques surviennent. Ne vous fiez pas indûment aux renseignements prospectifs. Par ailleurs, toute déclaration à l’égard de sociétés ne constitue pas une promotion ou une recommandation d’achat ou de vente d’un titre quelconque.

Le contenu de ce commentaire (y compris les faits, les perspectives, les opinions, les recommandations, les descriptions de produits ou titres ou les références à des produits ou titres) ne doit pas être pris ni être interprété comme un conseil en matière de placement, ni comme une offre de vente ou une sollicitation d’offre d’achat, ou une promotion, recommandation ou commandite de toute entité ou de tout titre cité. Bien que nous nous efforcions d’assurer son exactitude et son intégralité, nous ne sommes aucunement responsables de son utilisation.