Commentaire 4T 2017 – Équipe des ressources Mackenzie | Placements Mackenzie

Commentaire 4T 2017

Équipe des ressources Mackenzie

Faits saillants

  • La croissance économique mondiale synchronisée s’est maintenue et s’est raffermie tout au long des quatre trimestres de 2017. Nous croyons que la croissance pourrait accélérer en 2018 à un taux de croissance nominal observé pour la dernière fois pendant les années 2000.
  • Les titres des ressources apparaissent en général sous-évalués par rapport à leurs produits de base sous-jacents. Certaines des plus importantes composantes de nos fonds (p.ex. exploration et production d’énergie et métaux communs) ne semblent pas tenir compte du prix au comptant, encore moins du potentiel de prix au comptant plus élevés si la demande mondiale continue d’accélérer.
  • Selon nous, le marché du pétrole continue d’afficher un déficit important (désaisonnalisé), car les stocks se rapprochent maintenant des moyennes à long terme normalisées.
  • Les cours des actions du secteur de l’énergie pourraient être revus à la hausse pour tenir compte de l’augmentation des prix réalisés du pétrole.

Tour d’horizon du marché

  • La croissance mondiale synchronisée s’est maintenue et s’est raffermie tout au long des quatre trimestres de 2017, avec une participation élargie des marchés développés et des marchés émergents de « premier plan ». Tandis que les États-Unis continuent sur la voie du resserrement, les conditions monétaires mondiales restent accommodantes, tandis que la confiance des consommateurs est soutenue par des marchés des actifs solides. Le resserrement des marchés de l’emploi n’a à présent qu’entraîné une légère croissance des salaires; toutefois, les revendications salariales semblent s’accélérer. Les recettes fiscales devraient s’améliorer en conséquence, alors que les investissements du secteur privé pourraient montrer certains signes d’un nouveau cycle de dépenses d’immobilisations, ce qui stimulerait encore plus la demande pour les ressources.
  • Comme nous l’avons mentionné dans nos commentaires précédents, le cycle économique actuel continue de se dérouler selon la séquence normale, quoiqu’à un rythme plus lent, avec l’absence notable jusqu’à présent d’une inflation considérable. La mondialisation, la technologie, la capacité de production latente et le sous-emploi généralisé de la main-d’œuvre après 2008 ont tous contribué à une inflation obstinément faible. L’économie mondiale continue d’absorber la capacité excédentaire de main-d’œuvre et de biens dont elle a hérité au début du cycle. Cependant, en l’absence d’une « mauvaise inflation », les gestionnaires de portefeuille estiment que l’expansion économique actuelle de fin de cycle pourrait se poursuivre. Les ressources et les autres industries cycliques en sont à un moment critique pendant lequel les personnes, les gouvernements et les sociétés devront bientôt prendre d’importants engagements de capital et entraîner l’inflation, les dépenses d’immobilisation et les prix des produits de base vers de nouveaux sommets. Ce que nous avons observé pendant le cycle précédent suggère que les ressources produisent généralement le gros de leur surperformance absolue et relative pendant ces périodes.
  • Les prix du pétrole ont réagi avec du retard au recul structurel des stocks. La demande de pétrole, favorisée par une croissance économique mondiale solide, a dépassé les estimations consensuelles, alors que la production de la Russie et de l’OPEP a été contenue, ce qui a entraîné un déficit substantiel dans le marché. Les actions, toutefois, n’ont pas participé pendant le trimestre, ce qui a entraîné un écart entre les prix du pétrole réels et les prix implicites des actions pétrolières.
  • Les prix du gaz sont restés déprimés à la fin de 2017, malgré le temps très froid dans une grande partie du Canada et des États-Unis. Même si les stocks de gaz sont maintenant inférieurs à leur moyenne historique, les pressions sur les prix persistent, principalement en raison de l’engorgement des infrastructures. Nous nous attendons à ce que les nouveaux pipelines lorsque terminés contribuent d’abord à la surcapacité, mais que cette surcapacité soit égalée par une hausse de la demande étant donné les prix faibles et les avantages environnementaux.
  • Les métaux industriels, comme l’aluminium et l’acier, se sont négociés à des prix plus élevés au quatrième trimestre en raison d’une demande solide combinée au maintien d’une discipline de production, particulièrement en Chine, car le pays tente de réduire ses émissions environnementales, et en raison de la hausse des barrières commerciales. Les prix du cuivre continuent d’être soutenus par un marché équilibré tendu et une vulnérabilité accrue de la chaîne d’approvisionnement aux arrêts de production causés par la main-d’œuvre et la situation politique. À moyen terme, les prix du cuivre devraient continuer d’être soutenus par l’absence de nouveaux projets miniers qui comportent des délais de gestation très longs et ainsi ne peuvent répondre en temps opportun à l’accélération de la demande.

Perspectives et stratégie

  • Les indicateurs avancés mondiaux continuent d’indiquer une croissance économique solide, avec une hausse des intentions de dépenses d’immobilisation. L’absence d’inflation et l’absence d’accélération de la croissance des prêts à date suggèrent que la situation économique actuelle pourrait se maintenir. Cette situation pourrait fournir un contexte solide pour la demande de produits de base à un moment où l’offre reste contenue en raison de nombreuses années d’investissements réduits. En particulier, les gestionnaires de portefeuille continuent de suivre plusieurs indicateurs clés pour des signes d’avertissement que le cycle se rapproche de sa maturité : croissance des salaires à des taux supérieurs à 4 %, accélération de l’inflation, dépenses d’immobilisation ainsi que ventes d’automobiles et de maisons atteignant un sommet, et inversion de la courbe de rendement. Jusqu’à ce qu’un de ces indicateurs puisse être observé, nous nous attendons à ce que l’économie mondiale poursuive sa croissance.
  • Les titres des ressources apparaissent en général largement sous-évalués par rapport à leurs produits de base sous-jacents, ce qui suggère que le marché estime que la plus récente hausse des prix des produits de base pourrait être temporaire. Certaines des plus importantes composantes de nos fonds (p.ex. exploration et production d’énergie, cuivre, métaux engrais) ne semblent pas tenir compte du prix au comptant, encore moins du potentiel de prix au comptant plus élevés si la demande mondiale continue.
  • Nous nous attendons à ce que le déficit de l’offre persiste dans les marchés du pétrole en 2018. Nous nous attendons à des réductions de stocks limitées au premier trimestre, le trimestre le plus faible de l’année. Les stocks devraient continuer de reculer pendant les autres trimestres de 2018. L’écart entre les actions du secteur de l’énergie et les prix du pétrole a atteint un niveau qui n’a pu être observé qu’à quelques reprises au cours des 20 dernières années. Nous pensons que les plus récentes tendances liées aux véhicules électriques agissent comme un inhibiteur. Comme nous l’avons déjà mentionné, les véhicules électriques devraient avoir un impact important seulement après 2030. Cette performance décevante devrait se changer en hausse, car les prix plus élevés persistent. Ne manquez pas notre livre blanc pour en apprendre plus sur le sujet.

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