Le risque de réaction disproportionnée au Brexit | Placements Mackenzie

Info-flash sur le marché

Le risque de réaction disproportionnée au Brexit

James Morton, gestionnaire de portefeuille, Fonds renaissance Mackenzie Cundill



James Morton
Gestionnaire de portefeuille

Le dossier du Brexit est de nos jours au cœur des préoccupations des marchés financiers et bon nombre de portefeuilles ont assumé un mauvais positionnement en prévision du résultat du référendum.  La plus grande menace qui pèse aujourd'hui est celle d'une réaction disproportionnée.  Les observateurs se concentrent sur les éléments négatifs du Brexit, sans tenir compte des effets potentiellement positifs. 

Deux scénarios se dessinent pour l'Union européenne et le Royaume-Uni.  Dans le premier scénario, une mentalité de bunker pourrait se développer, mais il est reconnu que cela serait contre-productif.  Le deuxième scénario est donc celui d'une voie claire vers un avenir meilleur et plus brillant pour l'Europe, caractérisé par un relâchement de l'austérité, un partage plus équitable du fardeau de l'euro, et un examen de la réglementation bancaire actuelle qui fausse les marchés du crédit.  Ce deuxième scénario pourrait se concrétiser plutôt rapidement.  Si les décideurs politiques européens agissent dans ce sens, ils pourraient bloquer la contagion.  Évidement, ils pourraient choisir de continuer « à faire comme si » en prolongeant des politiques qui attisent le feu des partis populistes du continent.  Nous saurons bientôt si le Royaume-Uni et l'Union européenne choisiront de rester enfermés dans leur bunker ou de s'engager sur une nouvelle voie.

En attendant, il est fort probable que la livre sterling se déprécie par rapport aux autres principales devises mais, comme c'est le cas lorsque de tels mouvements des marchés se produisent, la dépréciation sera probablement démesurée et trop rapide.  L'économie britannique n'est pas sur le point de s'effondrer.  La baisse de 30 % du cours des actions de certains secteurs semble excessive.  Du point de vue d'un investisseur d'outre-mer, le prix de certaines sociétés vient de baisser de 40 %.  Nous ne nous ruerons pas là où les investisseurs internationaux n'osent pas s'aventurer mais, à un certain moment, lorsque le nuage politique se sera dissipé, nous aurons l'occasion d'acheter des actifs de premier ordre à des prix raisonnables.  Pour ce qui est de l'Union européenne, les questions risquent de ne pas être résolues aussi rapidement, et la trajectoire de l'euro est bien moins claire car elle est fonction de la voie choisie par les décideurs politiques.

En Asie, le Brexit n'a quasiment aucun effet direct.  L'Asie compte toujours pour plus de la moitié du portefeuille du Fonds.  Aucun titre d'Asie ne subit d'impact direct important, à l'exception de MS&AD, société d'assurance de premier plan au Japon. MS&AD a procédé à une acquisition majeure l'an dernier avec l'achat d'Amlin au Royaume-Uni, et cette action a rapidement été démarquée de plus de 10 % suite au vote sur le Brexit, ce qui suggérerait que MS&AD a trop payé pour une excellente société d'assurance qui vient compléter ses activités internationales. Une telle réaction est tout à fait exagérée. Aimlin vaut moins de la moitié de ce qu'elle valait il y a un an, bien que toutes ses activités ne soient pas concentrées au Royaume-Uni. 

Toujours au sein du portefeuille, Filinvest Land Inc. tire environ 10 % de ses ventes de transferts de travailleurs philippins en Europe, mais je doute que cela change grand chose puisque les Philippins travaillent souvent en Europe pour pouvoir s'acheter une maison dans leur pays natal.  Quelques autres sociétés réalisent environ 5 % de leurs ventes en Europe, principalement en Allemagne. Ces positions ne nous soucient pas particulièrement.  

Comme toujours, les surprises telles le Brexit créent un climat d'incertitude, et les marchés réagissent exagérément.  C'est la seule chose que nous pouvons tenir pour certaine. Attendons-nous à ce que les prix des actifs remontent à un moment ou l'autre.  Même en 1987, bon nombre de marchés avaient clôturé l'année en hausse, malgré l'effondrement du Lundi noir. 

Les placements dans les fonds communs peuvent donner lieu à des commissions, des commissions de suivi, des frais de gestion et d'autres frais. Veuillez lire le prospectus avant d’investir. Les fonds communs ne sont pas garantis, leur valeur varie fréquemment et leur rendement antérieur peut ne pas se reproduire.

Ce commentaire renferme des renseignements prospectifs fondés sur des prévisions d’événements futurs au 6 juillet 2016. Corporation Financière Mackenzie ne mettra pas nécessairement à jour ces renseignements en fonction de changements parvenus après cette date. Les énoncés prospectifs ne garantissent en rien les rendements futurs, et les risques et incertitudes peuvent souvent amener les résultats réels à différer de manière importante des renseignements prospectifs ou des attentes. Parmi ces risques, notons, entre autres, des changements ou la volatilité dans les conditions économiques et politiques, les marchés des valeurs mobilières, les taux d’intérêt et de change, la concurrence, les marchés boursiers, la technologie, la loi ou lorsque des événements catastrophiques surviennent. Ne vous fiez pas indûment aux renseignements prospectifs. Par ailleurs, toute déclaration à l'égard de sociétés ne constitue pas une promotion ou une recommandation d'achat ou de vente d'un titre quelconque.

Le contenu de ce commentaire (y compris les faits, les perspectives, les opinions, les recommandations, les descriptions de produits ou titres ou les références à des produits ou titres) ne doit pas être pris ni être interprété comme un conseil en matière de placement, ni comme une offre de vente ou une sollicitation d’offre d’achat, ou une promotion, recommandation ou commandite de toute entité ou de tout titre cité. Bien que nous nous efforcions d’assurer son exactitude et son intégralité, nous ne sommes aucunement responsables de son utilisation.