David Arpin parle marché, positionnement et perspectives | Placements Mackenzie

David Arpin parle marché, positionnement et perspectives

David Arpin parle marché, positionnement et perspectives

David Arpin de l’équipe Bluewater fait le point sur le marché, le positionnement actuel et les perspectives pour le Fonds canadien de croissance Mackenzie.

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La fin de l’année 2018 a été difficile pour les marchés boursiers, avec des ventes massives de par le monde. 2019 a commencé tout autrement. Partout dans le monde, les marchés boursiers se sont très rapidement rétablis. En fait, les résultats du trimestre ont été parmi les plus solides des 50 dernières années.

Si nous revenons au quatrième trimestre de 2018, la Réserve fédérale envisageait de rehausser fortement les taux d’intérêt. Cela a déclenché un dégagement boursier et a commencé à se refléter également sur l’économie mondiale, qui a commencé à ralentir.

La Fed a pris un virage à 180 degrés. Elle a adopté un positionnement neutre ou de relâchement, et les marchés boursiers se sont très rapidement repris au premier trimestre.

Les marchés extrêmement forts et mus par la conjoncture, comme ils l’ont été au premier trimestre, se traduisent en général par une légère contreperformance de la part de notre style de placement. Nous sommes des gestionnaires prudents axés sur la croissance. Nous recherchons la régularité au fil du temps et les reprises économiques très rapides, les redressements très rapides des marchés, font que nous sommes en général un peu à la traîne.

Ce n’a pas été le cas au premier trimestre. Notre sélection de titres étrangers a été très solide, ce qui a permis au fonds de réaliser dans l’ensemble des rendements supérieurs.

Le fonds continue vraiment de mettre l’accent sur les titres mondiaux, plutôt que sur les titres canadiens. Notre mandat est extrêmement flexible, ce qui nous permet de réellement placer notre argent là où se trouvent à notre avis les meilleures occasions.

Globalement, nous ciblons des entreprises qui sont sensiblement moins cycliques que la moyenne. Le fonds a de solides antécédents de rendements stables à long terme, et cette régularité est attribuable à la sélection de sociétés individuelles qui sont capables de croître de façon fiable et régulière d’année en année.

Je pense que nous savons tous qu’il y a eu une très forte augmentation de la dette à l’échelle mondiale au cours de la dernière décennie. Nous avons évidemment pu le constater au Canada. Le niveau de la dette des particuliers est parmi les plus élevés des pays développés. Mais en regardant autour de nous, nous constatons une tendance similaire d’un pays à l’autre.

Si vous envisagez les effets qu’auraient des hausses des taux d’intérêt aujourd’hui, elles ralentiraient probablement davantage l’économie que par le passé. Il suffit de penser à votre hypothèque. Si vous avez un prêt hypothécaire à 3 ou 4 % et que le taux passe à 6 ou 8 %, il faudra que vous réduisiez vos dépenses autre part. Si tout le monde doit faire la même chose en même temps, la croissance s’en ressentira très fortement.

Du point de vue des placements, nous nous concentrons vraiment sur les sociétés moins cycliques, moins sensibles à l’économie dans son ensemble, qui sont capables de progresser contre vents et marées, dans la plupart des contextes économiques. En outre, comme toujours, nous sommes extrêmement prudents en ce qui concerne le bilan des sociétés. Par conséquent les taux d’intérêt n’auront pas d’incidences significatives sur les sociétés que nous détenons dans le fonds.