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Blogue de perspectives sur les FNB

Décomposition des rendements de placement

Anthony Chouinard, CFA

 Vice-président, stratège en FNB (région du Grand Toronto et Ontario)

Parmi les questions essentielles que se posent les conseillers et les investisseurs : est-ce que ce que j’obtiens vaut ce que je débourse? C’est pour répondre à cette question que nous avons souhaité passer en revue les moteurs de rendement à envisager lorsqu’il s’agit d’évaluer les stratégies de placement.

Lors de l’analyse des moteurs de rendement d’un mandat de placement, les deux principaux attributeurs à envisager sont le bêta et l’alpha.

Le premier étant le rendement de l'indice de référence pondéré selon la capitalisation boursière, ou le bêta. Quel que soit le style de placement, le bêta attribue toujours une élément important d’une stratégie de placement à positions longues. Même certains gestionnaires parmi les plus actifs attribuent une certaine partie de leur rendement à leur catégorie d’actifs. Si le rendement relatif d’une certaine catégorie d’actifs est médiocre, il sera très difficile pour une stratégie qui y investit de surclasser d’autres catégories d’actifs. Prenons par exemple une stratégie axée sur les actions canadiennes, active ou indicielle, et comparons là aux actions à grande capitalisation américaines au cours des dix dernières années. Très peu, voire aucun, mandats d’actions canadiennes ont surclassé les actions américaines. Le bêta équivaut à avoir le vent dans les voiles, que ce soit de façon positive ou négative.

Le deuxième élément de rendement d’un placement est l’alpha, ou le rendement actif, qui pourrait par ailleurs être séparé en deux moteurs. Premièrement : le rendement découlant d’une exposition statique au bêta intelligent, on parle également d’attribution au facteur ou au style. Cela s’explique facilement en prenant pour exemple les gestionnaires axés sur la valeur au cours des dernières années. Même si ces gestionnaires avaient investi dans une catégorie d’actifs performante, comme les actions américaines, le style axé sur la valeur a affiché des résultats nettement inférieurs. Ainsi l’exposition ou le style, qu’il s’agisse de valeur, de croissance, de dividendes ou de faible volatilité, est un élément majeur du rendement des placements.

Et finalement, c’est une question de générer un alpha pur. Si vous êtes dans la bonne catégorie d’actifs tirant profit du bêta, et êtes exposé au bon facteur ou style de placement, comme par exemple la croissance, tout se résume maintenant au processus de sélection des titres. Qu’il s’agisse d’une sélection des titres selon un processus ascendant, d’une sélection sectorielle ou factorielle selon un processus descendant, il s’agit là de l’élément final du rendement des placements.

L’essentiel à retenir de cette discussion est que l’investisseur doit évaluer si le rendement d’un mandat résulte de sa catégorie d’actifs, de son style ou de l’équipe de gestion et déterminer si l’allocation doit être effectuée en fonction du risque d’erreur de réplication ou du potentiel d’alpha, et à quel coût.

Source: The Future of Investment Management, Ronald N. Kahn, 2018 CFA Institute Research Foundation 

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