Réfuter les mythes liés aux FNB et faire prévaloir la réalité | Placements Mackenzie

Réfuter les mythes liés aux FNB et faire prévaloir la réalité

1er mythe : À de faibles volumes d’opérations sur les titres et à des actifs sous gestion peu élevés correspondent une faible liquidité

La réalité :

Un FNB peut exhiber de faibles volumes d’opérations et des actifs sous gestion peu élevés, et néanmoins avoir des niveaux de liquidité élevés. À l’instar des fonds communs de placement, le niveau de liquidité des FNB n’est pas fonction de son volume d’opérations mais, plutôt, de ses positions sous-jacentes. La liquidité d’un FNB ou d’un fonds commun sera au moins équivalente à celle de ses positions sous-jacentes.

Il importe également de rappeler que les FNB sont foncièrement différents des titres individuels qui se négocient en bourse, et que cette différence peut avoir un impact significatif sur la liquidité. Contrairement aux titres, qui ont d’ordinaire un nombre fixe d’actions en circulation, les FNB sont des véhicules de placement à capital variable (semblables à cet égard aux fonds d’investissement à capital variable). Les FNB peuvent émettre de nouvelles actions ou les retirer du marché pour répondre à l’offre et à la demande des investisseurs. Ainsi, des mesures telles que les actifs sous gestion et les volumes d’opérations ne permettent pas d’évaluer le niveau de liquidité d’un FNB.

La liquidité d’un FNB qui investit dans de grandes sociétés sera relativement plus élevée puisque des millions d’actions sont échangées au quotidien. En revanche, la liquidité d’un FNB qui investit dans des titres moins liquides ou dans des actions qui se négocient sur un marché hors cote pourrait être relativement plus faible, ce qui pourrait se traduire par des variations de cours plus importantes. Il en est de même pour les fonds communs de placement.

Plutôt que de se baser sur le volume d’opérations ou sur l’actif sous gestion, le conseiller devrait évaluer les titres sous-jacents du FNB pour en déterminer le niveau de liquidité. Si le niveau de liquidité d’un fonds commun qui investit dans des titres semblables ne suscite pas de préoccupations, la liquidité d’un FNB ne devrait pas faire problème.

Le volume n’est pas révélateur de la liquidité – quelle que soit la structure du fonds.

Les conseillers cherchent également parfois à déterminer le niveau de liquidité d’un FNB en étudiant les livres des ordres boursiers, lesquels reflètent les prix et le nombre d’actions disponibles. Cependant, les teneurs de marché ne reflètent qu’une fraction du volume qu’ils sont disposés à transiger au sein d’un FNB. Ils agissent ainsi de façon à mieux gérer le risque lié à d’importantes fluctuations du marché au cours d’une journée.

2e mythe : La liquidité du marché secondaire des FNB s’affiche à l’écran

La réalité :

Les teneurs du marché ne reflètent qu’une fraction du volume qu’ils sont disposés à transiger. Les investisseurs accèdent aux actions de FNB par le biais du marché secondaire (c.-à-d. une bourse) et on peut donc comprendre pourquoi ils croient connaître le nombre d’actions disponibles à des fins de négociation. Néanmoins, les FNB se distinguent des titres et des fonds communs de par le fait que les teneurs de marché peuvent mettre de nouvelles actions en circulation ou les retirer de la circulation par le biais du marché primaire. Pour ce faire, ils travaillent avec le fournisseur de FNB (p. ex. Placements Mackenzie). Ce processus permet de faire en sorte que le prix du FNB reste proche de la valeur des actifs nets sous-jacents du FNB.

3e mythe : L’écart type des FNB Mackenzie est élevé

La réalité :

L’écart d’un FNB correspond à l’écart de la catégorie d’actif sous-jacent, plus les coûts, les risques et les bénéfices et les pertes pour le teneur de marché. L’écart affiché à l’écran est à double sens. Le FNB se négocie habituellement à une valeur liquidative nette se situant à mi-chemin entre le cours acheteur et le cours vendeur. Cela signifie que l’écart effectivement enregistré à la vente ou l’achat d’actions d’un FNB est inférieur de moitié à l’écart total s’affichant à l’écran.

La transparence qui caractérise les FNB permet aux investisseurs de prendre connaissance de ces coûts en temps réel. En comparaison, dans le cas des fonds communs de placement, l’écart du portefeuille semblerait en phase avec un FNB semblable, mais la structure du fonds commun de placement n’offre pas ce niveau de transparence intrajournalière.

L’écart des FNB qui investissent dans des catégories d’actif plus liquides est en général plus bas que celui de FNB qui investissent dans des segments moins liquides du marché. L’emplacement géographique peut aussi avoir des incidences. Les ventes et les achats d’actions et d’obligations en Amérique du Nord pourraient présenter des écarts plus serrés que les négociations en dehors d’Amérique du Nord. Un volume élevé d’activités sur les marchés secondaires pourrait également influer sur l’importance des écarts.

Les écarts entre les cours vendeur et les cours acheteur devraient moins préoccuper les investisseurs axés sur le long terme puisqu’ils n’entrent en jeu que lors de l’achat ou la vente d’actions de FNB.

4e mythe : Les FNB comportent moins de risques que les fonds communs de placement

La réalité :

Aucune recherche notable ne démontre que les FNB comportent moins de risques que les fonds communs de placement. Le risque ou la volatilité liés à la structure d’un fonds, qu’il s’agisse d’un FNB ou d’un fonds commun, s’explique par divers facteurs.

Les facteurs suivants peuvent influer sur le risque ou la volatilité perçus d’un FNB ou d’un fonds commun :

  • Caractéristiques des titres sous-jacents au chapitre du rendement.
  • Risque ou volatilité découlant des marchés au sein desquels le FNB ou le fonds commun investit.
  • Style et stratégie de placement du gestionnaire.

5e mythe : Le fait qu’ils se négocient à prime ou à escompte par rapport à la valeur liquidative est une lacune du mécanisme des FNB

La réalité :

Le fait que les FNB soient conçus de façon à pouvoir être transigés sur le marché secondaire (création et rachat d’actions à la valeur liquidative) et sur un marché boursier à des cours établis par le marché secondaire est un avantage permettant aux investisseurs d’avoir accès au prix du marché en temps réel lors des opérations. La présence d’un marché primaire et d’un marché secondaire rehausse l’efficience globale des cours et la liquidité.

6e mythe : Les FNB sont faits uniquement pour les spéculateurs et les investisseurs à court terme

La réalité :

Tout comme les fonds communs de placement, les FNB sont des instruments efficaces pour établir le portefeuille d’investisseurs. Bien que les FNB soient souvent utilisés par des investisseurs actifs, ils peuvent tout aussi bien être efficaces pour les investisseurs axés sur le long terme.

Un investisseur pourrait avoir recours aux FNB à des fins de couverture, alors qu’un autre pourrait souscrire le même FNB en visant une toute autre stratégie, comme par exemple la croissance du capital. Les FNB sont conçus de façon à permettre à des investisseurs dont les objectifs de placement ne sont pas les mêmes de détenir le même produit et atteindre leurs propres objectifs.

7e mythe : Tous les FNB reproduisent leurs indices sous-jacents

La réalité :

La plupart des FNB, mais pas tous, sont conçus de façon à réaliser des rendements qui suivent la performance de leur indice sous-jacent. Pour ce faire, ils détiennent un portefeuille de titres qui reflète cette performance. La plupart des FNB ont recours à l’une des trois techniques suivantes pour atteindre leur objectif : Réplication complète, suivi basé sur l’optimisation et réplication synthétique. Néanmoins, les FNB ne sont pas tous fondés sur la réplication et un nombre croissant de FNB à gestion active mettent à profit l’expertise des gestionnaires de portefeuille pour réaliser la sélection des titres et prendre les décisions relatives aux négociations.

Réplication complète

Dans cette démarche, le FNB détient tous les titres figurant dans l’indice, dans les mêmes pondérations. Au fil du temps, le gestionnaire ajuste le portefeuille de façon à refléter les variations de l’indice et il gère les flux de trésorerie découlant des dividendes ou de la génération de revenu. Cette stratégie mène en général à un suivi très proche de l’indice sous-jacent.

Suivi basé sur l’optimisation

Cette stratégie est conçue de façon à contrôler les frais d’opération et à accroître la liquidité. Elle a recours à un processus d’échantillonnage pour créer un portefeuille de titres représentatif ou optimisé dont les caractéristiques correspondent de près à celles de l’indice sous-jacent. Bien que cette démarche puisse être plus efficace en termes de coûts, le potentiel d’écart de suivi peut être plus élevé que dans le cas d’un FNB qui adopte une réplication complète.

Réplication synthétique

Les FNB cherchent à reproduire les rendements d’un indice en achetant des instruments dérivés, comme par exemple des ententes de swap, avec un ou plusieurs tiers, comme par exemple une banque. D’ordinaire, le tiers convient de fournir le rendement de l’indice connexe (moins un petit écart), y compris les gains en capital et les dividendes, en contrepartie de la valeur du rendement généré par un ensemble de titres physiques détenus par le FNB. Cela permet au FNB de refléter la performance de l’indice sans avoir à détenir réellement les titres. Cela peut être avantageux lorsqu’il est difficile ou onéreux d’effectuer des opérations sur certains marchés ou secteurs.

Gestion active

Cette catégorie de FNB, à laquelle appartiennent les FNB actifs Mackenzie, permet aux gestionnaires de mettre en œuvre leur expertise pour superviser l’élaboration du portefeuille et les décisions relatives aux négociations, de façon similaire aux fonds communs gérés activement. Bien que ce type de FNB ait un indice de référence, son gestionnaire s’emploie en général à surclasser les rendements de l’indice, et non pas simplement à les reproduire.

La principale différence entre les FNB et les fonds communs à gestion active réside dans le fait que les FNB à gestion active font l’objet d’évaluations et d’échanges intrajournaliers, alors que les fonds communs actifs peuvent uniquement être achetés ou vendus à leur valeur liquidative après la clôture des marchés.

8e mythe : Les FNB sont tellement simples qu’ils ne nécessitent pas de conseils professionnels

La réalité :

Un des principes fondamentaux des placements est que la répartition de l’actif, plutôt que la sélection individuelle des titres, est un moteur essentiel du rendement. Les investisseurs devraient faire équipe avec un conseiller afin de concevoir une répartition de l’actif adéquate et sélectionner ensuite des placements individuels appropriés.

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