La Minute Mackenzie : Le 17 juin 2016 | Placements Mackenzie

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La Minute Mackenzie : Le 17 juin 2016

Paul Musson, chef de l’équipe Mackenzie Ivy, met en cause la décision des banques centrales européennes d’acheter des obligations de sociétés et aborde aussi les incidences potentielles d’une sortie possible du R.-U. de l’UE (« Brexit ») sur les marchés.

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Tout d’abord, les banques centrales européennes ont commencé à acheter des obligations de sociétés. Il s’agit d’une autre étape dans ce qui, selon nous, est un comportement très imprudent de la part des banques centrales depuis quelques années, ce qui a vraiment nui à l’établissement des prix et qui, à plus long terme, détruit les fondamentaux économiques. Il y a des avantages à court terme mais à plus long terme, nous ne pensons pas qu’il s’agisse d’une bonne chose. L’autre événement à noter, évidemment, est le fait que les sondages sur le Brexit commencent à pointer vers une sortie potentielle du Royaume-Uni de l’Union européenne. 

Le principal événement au cours de deux prochaines semaines sera sans aucun doute le « Brexit ».  C’est un événement majeur. Personne ne sait quel sera le résultat et, s’il y a une sortie, quelles en seront les incidences potentielles. À plus court terme, il pourrait y avoir d’importantes perturbations et un certain niveau d’incertitude, le bilan des banques centrales reflétant un monde de perfection, un parcours sans obstacle. Et là est le problème : beaucoup de dette et un obstacle inattendu. Il est impossible de savoir ce qui pourrait se passer.

Si Brexit il y a, il est évident que nos produits seront touchés par l’incertitude, mais nous pensons que ce sera à un niveau moindre que la plupart des autres fonds car ils sont composés de sociétés de très grande qualité, ayant des bilans solides et d’excellents avantages concurrentiels; des multinationales qui exercent leurs activités à l’échelle mondiale. Donc, à court terme, il y a l’incertitude. À plus long terme, nous pensons que cela pourrait présenter de bonnes occasions non seulement pour nos entreprises, mais aussi pour nous, en termes d’acquisition d’actions à bon marché.