Occasions post-Brexit dans le domaine des placements à revenu fixe | Placements Mackenzie

Opinions de gestionnaires

PERSPECTIVES POUR LE 3E TRIMESTRE

Occasions post-Brexit dans le domaine des placements à revenu fixe

Les banques centrales ont dû avoir recours à une rhétorique vigoureuse à la lumière de l’instabilité sur les marchés causée par le Brexit. Steve Locke, chef de l’équipe des placements à revenu fixe Mackenzie, explique la réaction du marché face au Brexit et son approche pour le troisième trimestre.

Occasions post-Brexit dans le domaine des placements à revenu fixe

Steve Locke, chef de l’équipe des placements à revenu fixe Mackenzie, décrit le rendement récent de ses produits et son positionnement pour le troisième trimestre.

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Les banques centrales ont dû avoir recours à une rhétorique vigoureuse à la suite du vote du Brexit, car les marchés subissent les secousses de ce vote. Donc, d’entrée de jeu, la Banque nationale suisse voulait empêcher une hausse du franc suisse et est intervenue sur le marché des changes. La Banque d’Angleterre a annoncé trois mesures de politiques : une baisse des taux, une facilité de prêts centrale pour les banques du Royaume-Uni, et le démantèlement de certaines règles en matière de capital qu’elle s’apprêtait à mettre en place pour les banques du Royaume-Uni. Même la Fed a mentionné les accords de swaps qu’elle a mise en place avec d’autres banques centrales afin de gérer les liquidités sur les marchés après le Brexit. 

Le rendement des titres d’État a fluctué fortement après le vote du Brexit. Et, ce que nous avons vu à la fin du trimestre est essentiellement un prolongement du mouvement que nous avons observé au début du printemps, vers des rendements plus faibles. Cette situation est évidemment liée aux mouvements vers des valeurs sûres que nous observons sur les marchés, qui entraînent souvent des rendements plus faibles. En outre, la menace d’une éventuelle intervention ou le besoin que les banques centrales interviennent davantage viendront également réduire les rendements. Nous avons donc terminé le trimestre avec une baisse record pour le rendement des obligations britanniques à 10 ans, et une baisse presque record pour le rendement des obligations allemandes, américaines et canadiennes à 10 ans.

Les obligations de sociétés s’en sont plutôt bien tirées à la suite du vote du Brexit. Nous avons observé un léger élargissement initial des écarts au moment du vote, signe d’aversion au risque pour les créances de sociétés. Toutefois, les marchés se sont rapidement redressés. Pendant la dernière semaine de juin, nous avons observé un resserrement de ces écarts et une récupération d’une partie de la valeur qui s'était perdue dans les heures et les deux premiers jours qui ont suivi le vote. Par la suite, nous avons terminé le premier semestre de 2016 avec des rendements très solides sur les marchés des titres à rendement élevé, notamment un rendement de 9,3 % pour l’indice des obligations américaines à rendement élevé.

Nous positionnons notre portefeuille de façon à tirer parti des créances de sociétés qui, à notre avis, demeurent abordables. Le vote du Brexit a évidemment entraîné de nouveaux risques et incertitudes à moyen terme, mais comme nous le savons, il faudra un peu de temps pour observer l’évolution des choses au fil des évènements politiques en Europe. Entre-temps, nous avons de bonnes primes et nous obtenons de bons rendements supplémentaires sur le marché des titres de sociétés, y compris le marché des obligations de société de qualité supérieure. Et nous préférons toujours légèrement le marché des prêts au marché des titres à rendement élevé pour obtenir de bons rendements corrigés du risque. Nous surpondérons donc ces portions du portefeuille et sous-pondérons les obligations d’État. Les taux ayant redescendu de façon importante sur les marchés obligataires gouvernementaux, nous terminons le deuxième trimestre avec des réserves quant à la duration.    

Faits importants :

  • Les banques centrales ont du réagir vigoureusement au Brexit.
  • Nous positionnons notre portefeuille de façon à tirer parti de créances de sociétés dont le cours est attrayant.
  • Nous nous attendons à ce que l’économie mondiale demeure très sensible aux hausses des rendements obligataires, ce qui contribuera à prolonger l’environnement de faibles rendements observé aux cours des dernières années. 

Pour plus d’informations sur nos perspectives pour le troisième trimestre, veuillez lire le numéro de juillet de Mackenzie Express.