Perspectives T4 : Revenu fixe au T3 et au-delà | Placements Mackenzie

Opinions de gestionnaires

PERSPECTIVES POUR LE 4E TRIMESTRE 2016

Revenu fixe au T3 et au-delà

Steve Locke, chef de l’équipe des placements à revenu fixe Mackenzie, discute du comportement des taux d’intérêt, des titres de créance et des titres à revenu fixe au cours de l’été 2016. Il examine aussi la façon dont les développements dans chacun de ces marchés ont touché ses plans pour le quatrième trimestre.

Perspectives T4 : Revenu fixe au T3 et au-delà

Steve Locke, chef de l’équipe des placements à revenu fixe Mackenzie, partage son point de vue sur la façon dont les développements relatifs aux taux d’intérêt, aux titres de créance et aux titres à revenu fixe ont influé sur ses plans pour le quatrième trimestre.

Afficher la transcription

STEVE LOCKE : Le Brexit a été un événement majeur pour le secteur des titres à revenu fixe, marquant le marché du 2T au 3T. Il y a eu en un premier temps une fuite vers la qualité qui a pesé sur les rendements dans la plupart des marchés développés. En fait, dans la plupart des cas, les plus bas rendements pour l’année ont été enregistrés en début juillet. Donc, en fait, au cours de l’été, les rendements ont évolué à des niveaux très faibles et volatils, environ 20 points de base pour le rendement des obligations d’États canadiennes à 10 ans, par exemple, jusqu’à la fin août.

En ce qui concerne les taux d’intérêt, ce qui a notamment changé, au cours des dernières semaines, c’est que la volatilité a légèrement augmenté, surtout dans la partie longue de la courbe des rendements. À mon avis, certains marchés commencent à réexaminer les effets des politiques monétaires sur la courbe des rendements, qu’il s’agisse des politiques de taux d’intérêt zéro ou négatif, ou encore des programmes d’assouplissement quantitatif mis en œuvre par la plupart des banques centrales. La courbe des rendements japonaise a été la première à s’accentuer sensiblement, fin août, début septembre. D’autres marchés développés ont suivi, et leur courbe de rendement s’est accentuée, particulièrement dans la partie longue du marché.

Les marchés du crédit ont en fait été plutôt robustes tout au long de l’été. Dès le début de la saison, les rendements ont été très solides. Par exemple, les obligations américaines à rendement élevé ont gagné 10 %. Cela s’est en fait poursuivi et, tout au long du trimestre, jusqu’à la fin de la deuxième moitié de septembre, les marchés américains des titres à rendement élevé ont dégagé un rendement total d’un peu plus de 4 %, ce qui a porté à environ 14½ % le rendement total depuis le début de l’année. Donc, de bons rendements. À date, pour le trimestre, le marché américain des prêts à dégagé des rendements de 2½ %. Quant aux titres de créances de société, les titres de catégorie investissement continuent à offrir d’excellents résultats.

Au vu de la vigueur du marché des titres de créance des sociétés, dont celui des titres à rendement élevé, nous avons souhaité réduire légèrement notre exposition, car certains secteurs de ces marchés étaient devenus un peu trop chers. Donc, au cours des trois ou quatre derniers mois, nous avons graduellement réduit notre participation, en particulier en ce qui concerne les titres de créance à haut rendement. Nous avons parallèlement augmenté notre participation aux titres d’emprunt de sociétés de première qualité, et notre exposition aux titres d’emprunt de sociétés demeure donc globalement la même.

En ce qui concerne l’avenir, nous pensons que certains segments du marché des titres de créance connaîtront une volatilité accrue. Nous cherchons aussi à éviter ces segments qui sont les plus évalués, afin de ne pas nous exposer à d’éventuelles baisses.

Pour de plus amples renseignements à ce sujet et à propos des activités au sein de nos portefeuilles, veuillez lire le prochain numéro de Mackenzie Express.

Points clés

  • Les marchés commencent à reconsidérer certains effets des politiques monétaires sur la courbe de rendement.
  • Au lendemain du Brexit, il y a eu une fuite vers la qualité qui a fait baisser les taux obligataires dans la plupart des marchés développés.
  • Certains segments du marché des titres de créance pourraient connaître une volatilité accrue.