La Minute Mackenzie : 18 novembre 2016 | Placements Mackenzie

Opinions de gestionnaires

La Minute Mackenzie : 18 novembre 2016

Alain Bergeron, chef de l’équipe de répartition de l’actif Mackenzie, décrit la réaction du marché aux résultats de l’élection américaine et ce qu’il faudra surveiller au cours des premiers mois de la présidence de Trump.

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Ce qui ressort le plus pour moi au cours des deux dernières semaines, c’est évidemment l’élection de Trump comme président des États-Unis, alors que les marchés ne donnaient qu’à peu près juste 25 % de chances qu’il soit élu. La deuxième chose, le deuxième gros événement qui a marqué la dernière semaine, c’est la réaction des marchés, à 3 heures du matin approximativement, il y a eu un 180 degrés de « shift » dans la perception des investisseurs. Avant ça les marchés voyaient Trump très négatif et ensuite, à partir de ce moment là, ils ont vu Trump comme étant positif et ça c’est dans le contexte où les gens ont réalisé que Trump le candidat pouvait être très différent de Trump le président. Au cours des deux prochaines semaines, ce qui est important pour nous de surveiller, c’est vraiment « qu’est-ce que ça à de l’air une administration Trump? » et en fait même si c’est important pour les deux prochaines semaines c’est aussi important pour les prochains mois, et par ça je veux dire trois choses. Numéro un : quels genres de politiques Trump et son administration vont promouvoir. Numéro deux : quel choix de personnel, qui va composer son équipe, et numéro trois : quelle va être la réaction à l’interne des États-Unis, par exemple le Congrès, est-ce qu’ils vont supporter ces politiques et lesquelles ils vont supporter, lesquelles ils vont s’opposer. Mais aussi à l’externe : quelle va être la réaction des gouvernements étrangers aux politiques que Trump va essayer de pousser. Donc tout cela amène beaucoup d’incertitude et donc surveiller comment ces choses là évoluent va nous donner beaucoup plus de compréhension de quel genre d’économie Trump va promouvoir. Quand on a des chocs sur les marchés, comme par exemple l’élection de Trump, c’est toujours un bon test pour les portefeuilles, encore plus pour les portefeuilles qui sont à classes d’actifs multiples et qui ont plusieurs gestionnaires à l’intérieur de ces portefeuilles là, parce que comme il y a beaucoup de pièces composantes il peut y avoir des concentrations de risque qui se cachent et qui ne sont pas détectées et je suis très content de rapporter que les portefeuilles Symétrie durant ces derniers chocs là se sont comportés dans un contexte de risque exactement comme on s’y attendait.