Perspectives pour le 1T : La répartition de l’actif en 2017 | Placements Mackenzie

Opinions de gestionnaires

PERSPECTIVES POUR LE 1ER TRIMESTRE 2017

La répartition de l’actif en 2017

L’année 2016 a été marquée par la montée du populisme mais les marchés des actions et des obligations ont produit des rendements plutôt positifs. Alain Bergeron, chef de l’équipe de répartition de l’actif Mackenzie, décrit la répartition de l’actif pour le premier trimestre.

Perspectives pour le 1T : La répartition de l’actif en 2017

Alain Bergeron, chef de l’équipe de répartition de l’actif Mackenzie, explique les facteurs qui ont influencé la répartition de l’actif pour le premier trimestre.

Afficher la transcription

Quand je regarde 2016, c’était une année qui était caractérisée par une hausse du populisme. Mais ce qui est intéressant, c’est que malgré ça, les rendements des actions et des obligations ont été assez intéressants, du moins au moment de l’enregistrement de cette vidéo. Maintenant, quand je pense à une perspective pour « 2017 », on entre dans l’année avec une recommandation de surpondération des actions, par rapport aux obligations. On pense que les obligations sont surévaluées et nos évaluations du sentiment de marché se sont détériorées de façon importante récemment. Tandis que les actions, oui, elles sont aussi surévaluées selon notre analyse, mais moins que les obligations, de un,  et de deux, notre évaluation de l’environnement macroéconomique, des conditions de marché et du sentiment est plus favorable pour les actions.

En termes d’actions, et où on voit les meilleures opportunités? Bien premièrement un de nos  gros « input », c’est notre modèle propriétaire de valeur intrinsèque des actions. C’est beaucoup plus puissant qu’un simple modèle cours/bénéfices, et ça donne un rendement espéré pour les sept prochaines années. Ce que cela nous dit, c’est que pour l’instant ou pour les sept prochaines années, les actions du Royaume-Uni, du Canada et de l’Europe sont les meilleures opportunités. Ceci étant dit, pour un horizon qui est plus court, en ajoutant l’analyse de l’environnement macroéconomique, ce qui est favorable ou ce qui n’est pas favorable, ainsi que l’environnement, le sentiment des marchés : l’Europe est moins attrayante. Et ce que cela nous donne, c’est que les meilleures opportunités maintenant, en termes d’actions, sont au Royaume-Uni et au Canada.

En termes de devises, on voit moins d’opportunités qu’en temps normal. On voit beaucoup plus de forces conflictuelles en jeu maintenant. Et donc on a maintenant une vue, et c’est une sous-pondération  légère du dollar canadien par rapport au dollar américain. Et ça, c’est basé sur une évaluation de l’environnement macroéconomique qui, on pense, est beaucoup plus favorable au dollar américain qu’au dollar canadien. Pensez à où nous en sommes par exemple dans le cycle économique ou aux actions récentes des banques centrales, la banque centrale américaine par rapport à la banque centrale canadienne. Maintenant, mon opinion est seulement une sous-pondération légère parce qu’on pense que le dollar canadien est sous-évalué et que, même si on pense qu’à court terme il va se déprécier, nous pensons qu’à long terme il va s’apprécier étant donné notre estimation de valeur intrinsèque du dollar canadien, qui est de 83 cents.  

Points à retenir

  • Les titres à revenu fixe sont surévalués et la confiance du marché s’est détériorée.
  • Les meilleures occasions se trouvent du côté des actions du Royaume-Uni et du Canada; nous constatons une baisse des occasions du côté des devises.
  • Les conditions macroéconomiques sont plus favorables au dollar américain.