La Minute Mackenzie : 3 mars 2017 | Placements Mackenzie

Opinions de gestionnaires

La Minute Mackenzie : 3 mars 2017

Konstantin Boehmer, gestionnaire de portefeuille au sein de l'équipe des placements à revenu fixe Mackenzie, affirme que les marchés des titres à revenu fixe envisagent trois développements potentiels quant aux politiques monétaires et fiscales des États-Unis.

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Le début de l’année est souvent difficile à interpréter. Les stratèges mondiaux exposent leurs perspectives, qui sont d’ordinaire du même ordre. Quant aux négociants en valeurs, ils remettent à niveau les pertes et profits en début d’année, alors que les gestionnaires de fonds mondiaux abordent l’année sur de nouvelles bases. Cela peut mener à bien des transactions du consensus qui peuvent plus tard être remises en question. Jusqu’à présent cette année, le discours de fond est que les données sont bonnes, à l’échelle mondiale. Ainsi, les États-Unis, le Canada, l’Europe et aussi les marchés émergents affichent des données plutôt appréciables. La plupart de ces données proviennent d’indicateurs fondés sur des enquêtes, ce sont des indicateurs « intangibles ». Les données tangibles – production industrielle, etc. – sont légèrement tardives. Cela implique que ces données, surprenantes par leur vigueur, sont ancrées dans l’espoir. Cet espoir émane des États-Unis, et des attentes quant à la politique budgétaire du gouvernement américain.

Les semaines qui viennent seront décisives. Nous avons évidemment la communication du gouvernement américain, mais aussi la réunion de la Réserve fédérale, le 15 mars.

Pour les titres à revenu fixe mondiaux en général, c’est tout à fait excitant, et nous avons là quelques possibilités à envisager. La première est que si les hausses des taux par la Fed se font sans politiques concomitantes de la part du gouvernement, cela aura des incidences négatives sur les actifs à risque.  La deuxième est que les hausses des taux soient accompagnées de mesures politiques – réduction d’impôts et/ou dépenses d’infrastructure – ce que les actifs à risque pourraient relativement bien absorber, à notre avis. La dernière possibilité est qu’il n’y ait pas de hausse des taux, ce qui devrait être temporairement avantageux pour les titres à revenu fixe et les actifs à risque.