La Minute Mackenzie : 17 mars 2017 | Placements Mackenzie

Opinions de gestionnaires

La Minute Mackenzie : 17 mars 2017

William Aldridge, vice-président et gestionnaire de portefeuille au sein de l’équipe de valeur toutes capitalisations Mackenzie, discute de la performance récente du secteur de l’énergie par rapport à celle des banques canadiennes, ainsi que des valorisations.

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La semaine dernière, il n'était question que d’énergie C’est en réalité à ce secteur que l’on doit la contreperformance du Canada par rapport aux États-Unis depuis le début de l’année. Le secteur de l’énergie est le seul secteur qui soit dans le rouge. Pour le marché de l’énergie, tout est question d’offre et de demande. Cet écart entre l’offre et la demande ne se resserre pas aussi rapidement que certains l’auraient espéré, ce qui entraîne un plafonnement des prix. Aux prix actuels, les sociétés canadiennes peuvent gagner de l’argent – mais elles ne peuvent pas accroître la production, or c’est là un des éléments essentiels pour tirer une surperformance de ces titres au fil du temps. 

L’élément le plus important pour les investisseurs axés sur la valeur, pour nos portefeuilles, c’est la valorisation en général, et nous constatons de toute évidence que les valorisations sont quelque peu exagérées. Le marché haussier dure depuis huit ans, bientôt neuf ans, et cela a mené à une expansion généralisée des multiples. En fait, la croissance des bénéfices a été minime. C’est majoritairement l’expansion des multiples qui a fait évoluer le marché, et il y de quoi s'inquiéter. À notre avis, les titres se négocient dans l’ensemble à des prix se situant au seuil supérieur des cours historiques, certains les dépassent, et il est donc difficile de trouver des occasions pour les portefeuilles. Notre taux de rotation est très peu élevé, ce qui est typique vers la fin d’un marché haussier.

Notre pondération dans les titres du secteur financier explique en grande partie les rendements supérieurs que nous avons réalisés l’an dernier. Notre pondération dans les banques canadiennes est donc importante, et je pense que les gens comprennent aujourd’hui que les banques canadiennes sont très résistantes. Elles disposent de plusieurs leviers pour stimuler les bénéfices, et donc stimuler les dividendes, ce qui est naturellement favorable aux titres et les fait progresser. Les titres canadiens ont donc très bien performé, alors qu’au vu du marché actuel certains avaient des doutes. Si l’économie canadienne ne va pas bien, comment les banques canadiennes peuvent-elles réussir? Et pourtant, les banques canadiennes ont affiché des bénéfices très solides, d’où l’expansion des multiples, et les titres ont dégagé des rendements très solides.