La Minute Mackenzie : Le 4 août 2017 | Placements Mackenzie

Opinions de gestionnaires

La Minute Mackenzie : 4 août 2017

Dan Cooper, gestionnaire de portefeuille au sein de l’équipe des placements à revenu fixe Mackenzie, parle de la récente hausse de taux de la Banque du Canada et de la stabilité du dollar canadien.

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DAN COOPER : La Banque du Canada s’est montrée plus ferme que prévu et elle a en fait mis fin à certaines réductions de taux d’urgence mis en place en 2015 pour contrer le faible prix du pétrole. Donc, en juillet, nous avons vu la Banque du Canada hausser le taux de financement à un jour de 0,5 % à 0,75 %, et c’est important parce que c’est la première fois que nous voyons une hausse de taux au Canada depuis 2010.

La fermeté de la Banque du Canada et des banques centrales mondiales a causé un léger blocage des taux à l’échelle internationale, mais il est particulièrement prononcé au Canada étant donné que le taux de rendement sur 10 ans est passé de 1,4 % à 2 %. Et c’est parce que d’autres hausses de taux sont prévues et commencent à être intégrées aux prix du marché.

Nous gardons l’œil sur le dollar canadien qui est déjà passé de 73 à 80 cents au cours des derniers mois en prévision de hausses de taux futures. Un dollar canadien fort pourrait avoir des répercussions négatives pour les fabricants canadiens, en particulier pour l’industrie automobile nationale. Alors, nous pensons que la Banque du Canada pourrait adoucir sa position sévère car on a dit que les futures hausses de taux reposeraient sur les données. Nous observons aussi la Réserve fédérale pour voir si elle va relever les taux ou entreprendre la normalisation de son bilan, ce qui entraînerait un blocage des taux.

Du côté des placements à revenu fixe, je me concentre sur le marché des titres à rendement élevé où environ 60 % du marché affiche actuellement un rendement inférieur à 5 %, ce qui est cher dans une perspective historique. L’équipe des placements à revenu fixe Mackenzie a largement évité les éléments coûteux du marché en raison de la souplesse associée aux portefeuilles qui permet d’investir dans les éléments affichant la meilleure valeur ou ceux qui présentent les meilleurs profils de rendement corrigé du risque. Donc, au lieu de détenir des billets de trésorerie double B coûteux avec risque lié à la durée, nous avons penché pour les B simples, qui laissent entrevoir une meilleure valeur. Nous avons aussi opté pour le créneau des prêts leviers où nous pouvons obtenir un rendement élevé très semblable, un rendement élevé, mais moyennant un risque de taux d’intérêt moins élevé. Ils produisent généralement un rendement supérieur dans un contexte de taux haussiers.