La Minute Mackenzie : le 8 décembre 2017 | Placements Mackenzie

Opinions de gestionnaires

Minute Mackenzie : le 8 décembre 2017

Hovig Moushian, gestionnaire de portefeuille au sein de l’équipe des actions nord-américaines Mackenzie (auparavant Équipe de valeur toutes capitalisations Mackenzie), affirme que son équipe étudie les écarts de valorisation entre les titres pour repérer des occasions, dans un contexte où les valorisations sont très élevées.

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HOVIG MOUSHIAN : Alors que 2017 touche à sa fin, les marchés boursiers canadien et américain évoluent résolument, depuis huit ans, dans une phase haussière. Il s’agit là du deuxième plus long marché haussier jamais observé. Cela a mené à des niveaux de valorisation élevés sur l’ensemble du marché, et les titres se négocient à des cours bien supérieurs à leur juste valeur marchande. Dans certains cas, là où la croissance des bénéfices a été plus rapide, les niveaux de valorisation sont encore plus élevés.

Au vu de la conjoncture actuelle, nous avons de plus en plus concentré notre attention sur les occasions de valeur relative, ainsi que sur des situations où les écarts de valorisation entre deux titres se sont à notre avis trop creusés, sans que cela se justifie. L’été dernier, par exemple, nous avons constaté un écart d’un multiple et demi dans les valorisations des sociétés ferroviaires CN et CP, l’écart le plus important des huit dernières années, alors que la corrélation entre les deux sociétés est très élevée. Nous avons donc liquidé notre placement dans CN et concentré notre exposition aux chemins de fer dans CP, estimant que les valorisations convergeraient et que nous en tirerions alors profit, ce qui s’est avéré être le cas.

Nous sommes des investisseurs axés sur la valeur et, à ce titre, les titres qui nous enthousiasment le plus sont ceux dont les niveaux de valorisation absolus sont faibles. Dans le contexte actuel, les valorisations des titres étant dans l’ensemble élevées, nous nous méfions particulièrement des titres dont les valorisations sont très bon marché. Ils pourraient se révéler des pièges de valeur ou des situations dans lesquelles les activités de la société ont subi des changements négatifs permanents, et les faibles valorisations pourraient alors se maintenir, et même reculer encore davantage. D’après notre expérience, il est quasiment impossible d’éviter complètement les pièges de valeur, mais nous gérons les éventuels impacts négatifs sur nos fonds en maintenant une exposition plus modeste à ce type de titres, dans ce genre de conjoncture.