La Minute Mackenzie : 18 mai 2018 | Placements Mackenzie

La Minute Mackenzie : 18 mai 2018

La Minute Mackenzie : 18 mai 2018

Jonathan Norwood, co-chef de l’équipe Mackenzie Cundill, dit que les actions des sociétés de technologie, des produits de base et du secteur du pétrole approchent du précipice en termes de cycle de marché.

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JONATHAN NORWOOD: Nous avons constaté que bien des styles de placement et des types d'actions se trouvent quelque peu au bord du précipice en ce qui a trait à leur position dans le cycle. Si on jette un coup d'œil du côté des technologies, nous sommes convaincus que c'est une catégorie d'actif que les investisseurs vont délaisser à un moment donné en faveur d'autres actifs à risque. Dans le passé, beaucoup d'investisseurs ont délaissé ce type d'actions pour se tourner vers le secteur de l'énergie, et notamment après la débâcle boursière des sociétés de technologie en 2001. La même chose s'est produite au début des années 1970 avec les actions « Nifty Fifty ». Il pourrait bien se produire un phénomène semblable d'ici un ou deux ans.

Dans l'ensemble, je pense que nous assistons à un phénomène de fin de cycle classique. Les produits de base commencent à générer un rendement supérieur. Les sociétés qui vendent des produits coûteux commencent à générer des rendements supérieurs, parce que l'achat de ces produits tend à être retardé jusqu'à ce que les consommateurs fassent confiance aux marchés, ce qui se produit généralement en fin de cycle. Les produits de base nous intéressent plus particulièrement car il semble y avoir du découplage entre les cours du pétrole et les actions du secteur des produits de base, et le marché sous-jacent. Nous pensons que ça peut entraîner un potentiel de diversification intéressant pour le portefeuille de nos clients, alors nous avons ajouté de façon sélective quelques titres dans le secteur de l'énergie.

L'un des avantages d'être généraliste est que nous avons la possibilité de choisir nos points ou nos positions sur le marché global. Il n'est pas nécessaire d'investir dans un secteur sous-jacent si nous ne le considérons comme attrayant fondamentalement, mais dans le cas du pétrole, un secteur pour lequel Richard et moi n'avons pas vraiment d'affinité spéciale, nous le trouvons très attrayant présentement. Il affiche une forte tendance de régression vers la moyenne, que nous recherchons, et là encore, les actions sont fortement sous-évaluées par rapport aux produits de base, selon nous. Nous pensons qu'il y aura beaucoup de transactions de rattrapage pendant la dernière partie de l'année.