La Minute Mackenzie : 29 juin 2018 | Placements Mackenzie

La Minute Mackenzie : 29 juin 2018

La Minute Mackenzie : 29 juin 2018

Tim Johal, vice-président, équipe des actions nord-américaines Mackenzie, partage son point de vue sur les indicateurs de récession qu’il surveille et quand il pense que le plus long cycle d’expansion jamais enregistré se terminera.

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Tim Johal : On nous demande de plus en plus fréquemment si le cycle d’expansion économique aux États-Unis touche à sa fin. Sachant qu’il s’agit là d’un des plus longs cycles d’expansion économique jamais enregistrés, c’est une bonne question. Nous en sommes au 109ème mois d’expansion, alors qu’un cycle d’expansion ordinaire dure en moyenne 59 mois seulement. Le cycle économique est important pour les marchés boursiers car nous savons que les bénéfices ont tendance à culminer avec les récessions, et pas avant. Par ailleurs, bien que la croissance économique au Canada pourrait ne pas concorder avec celle des États-Unis, la prochaine récession canadienne sera à notre avis intimement liée à la prochaine récession américaine.

Nous suivons plusieurs indicateurs clés qui nous ont par le passé donné amplement de temps pour réagir avant la prochaine récession. La bonne nouvelle est qu’aucun de ces indicateurs ne laisse entrevoir une récession à court terme, et que la prochaine récession n’aura probablement pas lieu avant quelques années. Les cinq dernières récessions, la première remontant aux années soixante-dix, ont toutes été précédées par une courbe de rendement inversée. Dernièrement, suite à la hausse des taux par la Fed, la courbe s’est aplatie, sans toutefois s’inverser. Un autre bon indicateur que nous étudions est celui des demandes d’assurance-chômage. Les demandes initiales d’assurance chômage tendent à atteindre des niveaux plancher et nous constatons une augmentation des demandes pendant la période précédant la récession, et nous ne pensons pas avoir encore atteint le niveau le plus bas pour les demandes d’assurance-chômage.

Notre processus de placement repose sur une stratégie de sélection de titres ascendante, laquelle consiste à identifier des titres sous-évalués dans des sociétés de grande qualité. Nous observons l’environnement macroéconomique, car celui-ci a parfois un impact sur l’orientation et le positionnement du portefeuille, mais notre cadre de placement actuel soutient notre point de vue favorable à l’égard des secteurs des services financiers, de l’énergie et des produits industriels.