La transition énergétique mondiale : Des possibilités de placement qui favorisent le changement | Placements Mackenzie

La transition énergétique mondiale : Des possibilités de placement qui favorisent le changement

La transition énergétique mondiale : Des possibilités de placement qui favorisent le changement

John Cook et Greg Payne, fondateurs de Greenchip Financial, partagent leur thèse de placement, leurs perspectives sur le secteur et leur stratégie de placement pour le Fonds d’actions mondiales de l’environnement Mackenzie.

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John:  Greg Payne et moi avons lancé Greenchip en 2007 à partir d’une thèse de placement réellement simple. L’idée était qu’il y aurait convergence des technologies propres émergentes avec les ressources limitées de notre planète et les contraintes écologiques. Cette transition comportera des défis énormes pour les entreprises qui dépendent de ressources inépuisables et bon marché et de leur capacité à polluer gratuitement, mais elle représentera également une occasion de placement historique pour les firmes qui l’aborderont sous le bon angle.

Cela dit, nous en sommes aux tout premiers débuts d’une grande transition du domaine de l’énergie, et nous avons déjà vécu des transitions de ce genre par le passé. Au milieu des années 1700, par exemple, il y a eu convergence entre les progrès technologiques dont a bénéficié la machine à vapeur et la disponibilité du charbon, ce qui a réellement amorcé la révolution industrielle. Environ cent ans plus tard, c’était le moteur à combustion interne et la disponibilité du pétrole qui inauguraient l’expansion et la croissance économique du 20e siècle.

Ce que nous vivons aujourd’hui, c’est une troisième grande transition énergétique, des sources d’énergie d’origine fossile à des sources d’énergie renouvelables, des processus inefficaces à des processus efficaces. Nous croyons que cela engendrera une richesse importante à l’avenir ainsi qu’une multitude d’idées de placement, mais les modèles d’entreprise qui ne sauront pas s’adapter seront confrontés à des défis majeurs.

Greg : L’économie environnementale est beaucoup plus importante que ne le réalisent la plupart des gens. Beaucoup pensent qu’elle se limite à l’éolien et au solaire mais en fait, depuis que nous avons lancé notre entreprise, il y a dix ans, nous avons repéré plus de 800 sociétés dont la capitalisation boursière globale dépasse 6 billions $. Or ces entreprises exercent leurs activités dans des domaines allant de l’énergie renouvelable aux technologies propres, en passant par l’alimentation, l’eau et des modes alternatifs de transport.

Bien que nous soyons aux tout débuts d’une importante transition énergétique, les taux de croissance peuvent être très élevés. La bonne nouvelle, c’est que les titres de nos secteurs sont souvent mal évalués. Ils font l’objet de peu de couverture de la part des analystes. Les changements d’ordre réglementaire et technologique sont nombreux. Par ailleurs, les sociétés émergentes et les nouvelles technologies provoquent souvent beaucoup d’engouement et de cynisme, et lorsque le cynisme est élevé et que les prix sont bas, c’est pour nous l’occasion d’acheter.

C’est pourquoi nous croyons, en ce qui concerne la mauvaise évaluation des titres, que couvrir simplement les secteurs de l’environnement au moyen d’un indice ou d’une approche passive n’est pas optimal. Il faut recourir à une stratégie ciblée, active, fondée sur les fondamentaux et axée sur la valeur. Il ne suffit pas de se mettre à la chasse de nouvelles technologies. Il faut identifier des entreprises de premier ordre dans le domaine de l’économie verte et attendre que le niveau de cynisme soit élevé pour acquérir une position présentant de bonnes perspectives de rendement.

Il y a dix ans, lorsque John et moi avons fondé Greenchip Financial, nous avons déterminé que le défi que représentent la rareté des ressources et la dégradation environnementale nécessiterait un investissement annuel de capitaux de 2,5 billions $ d’ici 2030. Aujourd’hui, cet investissement est d’un peu plus de 1 billion $, ce qui permet de croire que le potentiel de croissance de l’économie environnementale est important.

John :  Ce qui nous attend est extrêmement intéressant : la convergence de technologies telles la robotique, l’intelligence artificielle et les matériaux de pointe. Cela mènera à des technologies que nous sont inconnues aujourd’hui et qui amélioreront l’efficience de notre économie, lui permettant de croître ou de continuer à croître et de devenir plus viable. C’est un moment passionnant pour les investisseurs dans le secteur de l’environnement.