La Minute Mackenzie : 2 novembre 2018 | Placements Mackenzie

La Minute Mackenzie : 2 novembre 2018

La Minute Mackenzie : 2 novembre 2018

Benoit Gervais, gestionnaire de portefeuille au sein de l’équipe des ressources Mackenzie, discute de l’impact général des récents événements économiques et de ses perspectives sur l’économie et le secteur des ressources.

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BENOIT GERVAIS: La montée des taux d'intérêt, les inquiétudes en Chine ainsi que la montée des barrières tarifaires semblent avoir brisé le marché qui est en hausse depuis 2011. Plutôt négatives sont les inquiétudes sur les barrières tarifaires; quant à nous on réserve notre jugement sur la question. On pense que les modèles économiques devront être restructurés. Plus particulièrement, on pense qu'en fait il y a plusieurs éléments positifs à ces barrières tarifaires, par exemple, le travailleur moyen américain n'a pas vu une hausse réelle de son salaire depuis 40 ans, alors dans les dernières quatre décennies c'est plutôt le travailleur moyen dans les pays en émergence qui a bénéficié de la globalisation.

Alors, à court terme, il y a cinq indicateurs qu'on continue de surveiller, actuellement on en a quatre sur cinq qui sont clairement dans le positif, plus particulièrement : les salaires demeurent bas, en dessous de la barre des quatre pour cent, l'inflation est aussi très modérée, les dépenses en capital n'ont pas plafonné, la courbe obligataire demeure positive, seulement les ventes automobiles globales semblent avoir plafonné. Alors un scénario beaucoup plus probable serait de s'attendre à ce que ceci ne soit simplement qu'une correction dans les marchés boursiers et que l'activité économique, aux États-Unis plus particulièrement, continue de bien faire, bien que modérée.

Si notre scénario s'avère correct, le portefeuille est très bien positionné pour une augmentation de la productivité à l'intérieur du marché mais aussi un changement en leadership où on pourrait voir les secteurs « croissance » faire place aux secteurs « valeur », et les ressources naturelles demeurent un secteur « valeur », le prix des commodités est bien ancré à des niveaux moyens, les valorisations sont bonnes, alors maintenant n'est pas le temps de sous-pondérer les ressources naturelles.