Perspectives pour les dividendes mondiaux | Placements Mackenzie

Vidéos de gestionnaires

Perspectives pour les dividendes mondiaux

Pour Darren McKiernan, les dividendes sont une parade aux risques

Darren McKiernan, qui dirige l’équipe des actions et du revenu mondiaux Mackenzie, donne des arguments convaincants en faveur de l’inclusion d’actions mondiales de dividendes dans les portefeuilles des Canadiens.

Dans cette séquence vidéo, M. McKiernan explique en quoi l’achat d’actions de sociétés du monde entier, capables d’augmenter leurs dividendes, peut contribuer à l’accroissement du revenu et à la réduction des risques et révèle où il discerne de la valeur pour le Fonds mondial de dividendes Mackenzie.

Perspectives pour les dividendes mondiaux

Pour Darren McKiernan, les dividendes sont une parade aux risques

Demandez à votre conseiller en quoi vous pouvez profiter de ces perspectives.

Afficher la transcription

Pourquoi les investisseurs canadiens devraient-ils s'intéresser aux actions mondiales de dividendes à l'heure actuelle?

DARREN McKIERNAN : Tout d'abord, il faut se rendre compte de l'importance des dividendes dans la rentabilité globale des placements. De fait, les dividendes ont contribué à plus de 50 % de la rentabilité dans presque tous les pays développés, pas seulement au Canada, mais aussi aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Europe et en Asie. Et les taux de distribution actuels sont en vérité relativement faibles par rapport à ceux du passé.

Donc, je pense que quand ces taux de distribution augmenteront, les dividendes prendront encore plus d'importance pour la rentabilité globale. Ensuite, il faut se rappeler que le Canada est un marché très concentré, composé en grande partie de banques et autres services financiers et de sociétés du secteur des ressources naturelles. Des placements à l'étranger ménagent une présence dans des secteurs bien plus divers. On y trouve, par exemple, des entreprises de première qualité dans les secteurs des articles de luxe, des produits de consommation, du matériel médical et des produits pharmaceutiques, des logiciels et de la technologie de l'information. Ce sont là d'excellents secteurs, avec des sociétés versant des dividendes généreux et dégageant d'abondants flux de trésorerie disponibles, que les investisseurs ne peuvent trouver au Canada.

Quels sont les risques dont les investisseurs canadiens doivent se méfier?

DARREN McKIERNAN : À mon avis, le premier risque à redouter est celui de perte irréversible du capital. Autrement dit, acheter des titres à un certain cours et voir ce cours chuter et ne jamais se redresser. Nous protégeons les porteurs du fonds de ce risque de deux façons. Tout d'abord, nous n'achetons que des actions d'entreprises que nous jugeons solides et prévisibles. Des entreprises affichant une excellente performance économique, un taux élevé de conversion des bénéfices en flux de trésorerie disponibles et un excellent taux de rendement des investissements, dont nous comprenons les activités et qui seront encore là, pas seulement l'année suivante, mais cinq, dix et même quinze ans plus tard.

Ensuite, nous n'achetons ces actions qu'avec des décotes sur notre estimation de leur valeur intrinsèque. Donc, lorsqu'on a affaire à des sociétés de qualité, à la performance économique prévisible à long terme, se négociant à des cours inférieurs à leur valeur véritable, on a de bonnes chances d'éviter de telles pertes irréversibles de capital. Le deuxième risque auquel s'exposent les investisseurs canadiens est plus subtil : c'est l'inflation, qui érode la valeur des actifs. Nous savons tous que, chaque année, les études des enfants reviennent plus cher et que la note de téléphone et les prix de l'immobilier ne cessent d'augmenter au fil des ans. Il faut donc chercher des entreprises capables de pratiquer des tarifs intégrant cette inflation. Et les sociétés productrices de dividendes, qui ont réussi à augmenter leurs dividendes, en font partie. Or, le fonds comporte beaucoup de sociétés de ce genre, qui ne se sont pas contentées de verser des dividendes depuis longtemps, mais les augmentent depuis dix, vingt, voire cinquante ans pour certaines. Je considère que c'est un excellent moyen pour les investisseurs canadiens de préserver leur pouvoir d'achat.

Dans quels segments du marché discernez-vous de la valeur relative?

DARREN McKIERNAN : Pour l'heure, j'en vois deux en particulier. Je continue à discerner de la valeur dans le secteur de la technologie de l'information. D'ailleurs, en ce moment, cinq des vingt plus grosses lignes du portefeuille sont des valeurs technologiques. Je n'en citerai que deux : Microsoft et Oracle. Nous connaissons tous ces sociétés, qui fournissent des logiciels critiques à des milliers de sociétés mondiales. Et, par « critiques », je veux dire que leur retrait de l'infrastructure d'une entreprise équivaudrait à une opération à cœur ouvert pour vous ou moi et que le passage à un autre fournisseur occasionnerait donc des coûts exorbitants pour ces entreprises. Mais ce qui est encore plus intéressant pour le Fonds mondial de dividendes Mackenzie, c'est l'usage que ces entreprises font de leurs abondants flux de trésorerie disponibles. Elles les emploient, non seulement à racheter de leurs actions, mais aussi à accroître leurs dividendes, à des taux à deux chiffres bien supérieurs aux taux de croissance de leurs bénéfices. J'y vois une tendance très importante pour ces entreprises et je la crois durable.

Étant donné les hausses boursières de 20 % et 30 % observées dans les pays développés l'année dernière, les pays émergents constituent un autre segment où on commence à entrevoir de la valeur. C'est particulièrement le cas du Brésil, dont le marché a enregistré une contre-performance de 20 % par rapport au reste du monde, l'année dernière. On trouve fatalement de meilleures occasions parmi des valeurs dont les cours ont baissé que parmi celles qui ont monté. Et nous avons d'ailleurs pris de petites positions dans deux sociétés brésiliennes. Il s'agit évidemment d'entreprises de première qualité. Nous nous montrons très circonspects dans nos placements sur ces marchés, mais c'est là que nous distinguons des occasions.

L'éventualité d'une hausse des taux vous inquiète-t-elle?

DARREN McKIERNAN : Tout investisseur ayant des placements producteurs de revenu ou de dividendes doit se montrer attentif au jour où les taux d'intérêt se mettront à monter, car cela aura des répercussions sur ces placements. Nous avons essayé d'atténuer ce risque en nous tenant à l'écart de secteurs comme les services publics, les infrastructures, et les fiducies de placement immobilier, dont les entreprises versent la quasi-totalité de leurs flux de trésorerie disponibles sous forme de dividendes et disposent donc de très peu de marge pour augmenter leur taux de distribution.

Nous jugeons préférable de détenir des sociétés dont nous attendons une croissance des dividendes. Ces sociétés-là versent déjà des dividendes plus que décents, souvent supérieurs à ce que rapportent des obligations d'État de cinq ou dix ans, mais qui leur laissent néanmoins de la marge pour augmenter leur taux de distribution ainsi que pour effectuer des investissements ou procéder à des acquisitions, bref se livrer à des activités relutives et favorables à la croissance à long terme qui alimentera ces flux de revenus de dividendes.

Avez-vous transformé le fonds depuis que vous en avez pris la gestion en main?

DARREN McKIERNAN : Oui, le fonds s'est considérablement transformé depuis que je m'en occupe. Auparavant, il s'agissait d'un fonds d'infrastructures et il présentait donc certaines expositions particulières. Par exemple, 30 % de son actif étaient placés au Canada. Aujourd'hui, son exposition au Canada est quasi nulle. Près de 50 % de son actif sont placés aux États-Unis, 35 % en Europe continentale et au Royaume-Uni et le reste ailleurs dans le monde.

Le fonds était également très concentré dans deux secteurs particuliers : les services publics et les produits industriels. Aujourd'hui, il bénéficie d'une bien plus grande diversification sectorielle, à l'échelle mondiale, puisqu'il est présent dans les soins de santé, la technologie de l'information et les biens de consommation. Il est donc passé d'un fonds d'infrastructures à un fonds mondial diversifié privilégiant les actions productrices de dividendes.

Les cours sont-ils soufflés ou estimez-vous qu'il subsiste un potentiel de progression?

DARREN McKIERNAN : Permettez-moi de vous donner quelques chiffres relatifs aux sociétés en portefeuille à l'heure actuelle. Leurs actions se négocient à environ 14 x leurs bénéfices et ont un taux de rendement boursier d'environ 3 %. Leur marge d'exploitation moyenne est d'environ 25 % et leur taux de rendement des capitaux propres moyen, d'environ 30 %. Et, selon mes calculs et mes estimations, leurs cours actuels présentent une décote d'environ 15 % sur leur valeur intrinsèque. Donc, ça va. Bien sûr, si on remonte à 2009, les titres étaient alors bien meilleur marché. Les sociétés qui composaient le fonds à l'époque, et celles qui en font partie aujourd'hui, se négociaient avec une décote de 30 % à 40 %. Il y a manifestement eu un renchérissement général, puisque la bourse a plus que doublé au cours de cette période, mais je persiste à croire que les valorisations des titres du fonds sont justifiées, étant donné la qualité des entreprises dont il s'agit. Et je pense que les porteurs qui y ont fait leurs placements dans une optique à long terme seront récompensés.