Profiter de l’alpha dans les marchés émergents

Rédigé par Équipe des actions quantitatives mondiales Mackenzie

Pour de nombreux investisseurs, les marchés émergents peuvent représenter une occasion sous-exploitée. La croissance de la catégorie d’actif a été rapide : elle compte aujourd’hui pour 12 % de la capitalisation boursière mondiale1. Pourtant, les actions des marchés émergents n’occupent souvent qu’une petite partie du portefeuille moyen. La conjoncture paraît favorable à la recherche d’alpha dans cette catégorie d’actif, en particulier avec l’approche globale d’investissement quantitatif que nous utilisons au sein de l’équipe des actions quantitatives mondiales Mackenzie.

Trois raisons sous-tendent cette conviction : les valorisations relatives, les inefficiences du marché, puis la répartition et la diversification de l’actif.

Les valorisations des actions des marchés émergents peuvent être plus attrayantes  

Pour l’essentiel, les actions des marchés émergents semblent évaluées de façon attrayante comparativement à celles des marchés développés, en particulier par rapport à celles des États-Unis. Comme le montrent les graphiques ci-dessous, les titres des marchés émergents se négocient moyennant un important escompte par rapport à ceux des marchés boursiers américains, dont le cours/chiffre d’affaires (C/CA) et le ratio cours/bénéfice (C/B) prévisionnel se situe à des niveaux historiquement bas². Par rapport aux marchés développés internationaux, les valorisations des marchés émergents peuvent être plus intéressantes, même si l’escompte est moins prononcé. 

Évaluation relative du ratio C/CA

Évaluation relative du ratio C/B prévisionnel

Source : Placements Mackenzie. Représente l’univers de placement par région pour l’équipe des actions quantitatives mondiales Mackenzie. Données comparatives du ratio C/B prévisionnel de janvier 2002 à juin 2025.

En résumé, les actions des marchés émergents semblent moins chères que leurs homologues mondiales, ce qui pourrait offrir des occasions de placement intéressantes.

On peut tirer parti des inefficiences des marchés émergents 

En raison de facteurs tels qu’une couverture analytique plus mince, des exigences d’information plus faibles et une liquidité fragmentée, les marchés émergents peuvent être moins efficaces que les marchés développés, ce qui offre des occasions d’exploiter les anomalies de prix, en particulier grâce à une stratégie d’investissement quantitatif globale.

Dans le graphique ci-dessous, l’efficacité de l’alpha quantitatif (mesurée à l’aide d’une analyse factorielle des actions équipondérée entre les caractéristiques de valeur et de momentum) met en évidence les occasions d’exploiter les inefficiences du marché et d’améliorer les rendements pour les investisseurs. Dans ce cas, dans l’univers des grandes capitalisations et surtout dans celui des petites capitalisations, l’occasion de profiter des inefficiences du marché semble plus grande dans les marchés émergents que dans les marchés développés, avec une possibilité non négligeable de générer des rendements plus élevés que ceux qu’on obtiendrait aux États-Unis.

Efficacité quantitative de l’alpha

Source des données : Bloomberg. Représente les écarts de rendement entre les quintiles en utilisant une combinaison 50/50 des facteurs de valeur et de momentum, de septembre 2002 à décembre 2024. Source : Recherche exclusive de l’équipe des actions quantitatives mondiales Mackenzie.

Cet avantage se manifeste en examinant le rendement excédentaire des actions à grande et à petite capitalisation dans un ensemble de marchés divers. Dans les deux catégories d’actif, les marchés émergents peuvent parfois se comporter différemment des marchés développés et améliorer la diversification au sein d’une répartition en actions mondiales, comme le montre le graphique ci-dessous.

Rendement excédentaire médian par rapport à l’indice de référence pour les gestionnaires actifs, de juin 2015 à juin 2025

Source : eVestment.

Les marchés émergents peuvent offrir des avantages en matière de répartition de l’actif et de diversification 

Même s’ils ne représentent généralement qu’une petite partie de la répartition des actions de la plupart des investisseurs, les marchés émergents devraient toujours être une composante essentielle d’un portefeuille bien diversifié. Nous reconnaissons que la catégorie d’actif a traditionnellement connu une volatilité plus élevée que d’autres marchés, mais nous restons convaincus du potentiel de croissance à long terme des entreprises et des pays qui la composent.

Les marchés émergents sont soutenus par des tendances structurelles telles que l’augmentation de la consommation, la transformation numérique et l’essor de l’énergie verte, qui devraient favoriser une expansion économique soutenue. De plus, comme le montre le graphique ci-dessous, les marchés émergents ne sont pas nécessairement toujours corrélés aux marchés développés. Pour ces raisons, nous croyons qu’une répartition diversifiée en actions de marchés émergents offre non seulement un potentiel de rendement attrayant, mais des avantages de diversification considérables, ce qui en fait un élément précieux d’une stratégie d’actions mondiales résiliente.

La corrélation entre les marchés émergents et les marchés développés

Source : Les marchés émergents comparés aux marchés développés – Graphique mis à jour | Tendances à long terme (en anglais).

Nous croyons que les avantages d’investir dans des actions de marchés émergents l’emportent de loin sur les inconvénients qui y sont liés, surtout lorsque ces inconvénients (inefficiences du marché, par exemple) peuvent être exploités au profit des investisseurs grâce à une stratégie d’investissement quantitatif globale. Étant donné les escomptes de valorisation par rapport aux actions des marchés développés, les marchés émergents offrent un potentiel d’alpha supplémentaire. Les marchés émergents demeurent donc un outil de diversification crucial pour les investisseurs, leur attrait actuel étant rehaussé par des valorisations favorables. 

Le Fonds des marchés émergents Mackenzie vise à générer de l’alpha dans les univers des grandes, moyennes et petites capitalisations, afin de profiter des inefficiences du marché dans les marchés émergents.

Sources

1 Sources : Bloomberg et Placements Mackenzie au 8 août 2025.

2 Source : Placements Mackenzie. Représente l’univers de placement par région pour l’équipe des actions quantitatives Mackenzie. Données comparatives cours/chiffre d’affaires, de décembre 1996 à juin 2025. 

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