Rapport trimestriel – Équipe des actions et des titres à revenu mondiaux Mackenzie
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Fonds mondial de dividendes Mackenzie
Faits saillants :
- Le premier trimestre de 2026 a été marqué par une réévaluation brutale du risque sous l’effet du conflit au Moyen-Orient, de la hausse des rendements et du resserrement des conditions financières, entraînant une rotation des titres de croissance à grande capitalisation vers les secteurs de l’énergie et les secteurs à forte intensité de capital. Le Fonds a reculé légèrement, mais a surpassé l’indice MSCI Monde. Le secteur de l’énergie a bondi en raison d’une flambée historique des prix du pétrole, bien que ces gains se soient partiellement résorbés à mesure que les progrès vers un cessez-le-feu ont atténué les inquiétudes immédiates concernant l’approvisionnement.
- Le leadership du marché s’est considérablement élargi, la valeur ayant surpassé la croissance, les petites capitalisations ayant surpassé les grandes capitalisations et les marchés non américains ayant fait preuve de résilience relative, tandis que la technologie et d’autres actions à long terme ont été à la traîne dans un contexte de rendements plus élevés et de réévaluation des valorisations fondée sur l’IA. Le rendement sectoriel a reflété ce changement, l’énergie, les matériaux et les secteurs défensifs ayant inscrit des rendements supérieurs, tandis que les secteurs axés sur la technologie et la consommation ont accusé un rendement inférieur.
- Pour ce qui est de l’avenir, les développements géopolitiques, en particulier au Moyen-Orient, demeurent le principal moteur de l’inflation, de la politique et de l’orientation du marché, les résultats étant très incertains et susceptibles de changer rapidement. Dans ce contexte, il est essentiel de maintenir une exposition diversifiée à des entreprises génératrices de liquidités de grande qualité, parce qu’une réaction excessive aux chocs à court terme peut être contre-productive et la volatilité peut créer des occasions attrayantes à long terme.
Au premier trimestre de 2026, les marchés ont été façonnés par une réévaluation marquée et parfois désordonnée du risque. Les investisseurs ont dû composer avec la convergence d’une escalade géopolitique, de la hausse des rendements obligataires, du resserrement des conditions financières et d’une remise en question croissante de la position des anciens chefs de file du marché. Dans ce contexte, le Fonds mondial de dividendes Mackenzie a généré un rendement de -1,0 % (brut), -1,3 % (série F, net), surpassant l’indice MSCI Monde, qui a reculé de -2,2 % au cours de la même période.
L’année 2026 a commencé par un virage clair vers un élargissement du marché après une longue période de leadership étroit dominé par la technologie des mégacapitalisations et les actions liées à l’IA. Le leadership s’est élargi au-delà de Mag 7, avec une participation plus forte des secteurs cycliques, des segments axés sur la valeur et des marchés non américains. Toutefois, le conflit au Moyen-Orient a marqué un deuxième changement plus brusque de la dynamique du marché. Les frappes aériennes aux États-Unis et en Israël à la fin de février ont considérablement perturbé les marchés de l’énergie et provoqué une forte détérioration de la confiance des investisseurs. Les prix du pétrole ont fortement réagi, le pétrole brut Brent ayant augmenté de plus de 60 % au cours de l’une des plus importantes hausses mensuelles jamais enregistrées, poussant le secteur de l’énergie vers son meilleur rendement trimestriel (+38 %) en plus d’une décennie.
Alors que l’on s’attendait initialement à ce que le conflit soit de courte durée, les développements jusqu’à la mi-avril donnent à penser que la situation est entrée dans une phase de sortie plus complexe. Les récents accords de cessez-le-feu et les négociations en cours entre les États-Unis et l’Iran ont réduit la probabilité d’un choc important sur l’approvisionnement, avec la réouverture du détroit d’Ormuz au trafic commercial et le recul des prix de l’énergie d’une partie significative de leurs gains antérieurs.
Cela dit, une résolution complète reste incertaine. Les négociations entourant l’enrichissement de l’uranium, les accords de sécurité régionaux et les accords de cessez-le-feu sont en cours, et les infrastructures physiques ont subi des dommages qui pourraient prendre des années à se normaliser pleinement. Par conséquent, bien que la phase aiguë du choc soit derrière nous, il est peu probable que la prime de risque intégrée dans les marchés de l’énergie disparaisse complètement et reste volatile.
Après une poussée initiale, les prix de l’énergie sont devenus de plus en plus sensibles à l’orientation de la diplomatie plutôt qu’aux contraintes physiques pures. L’annonce d’un cadre de cessez-le-feu et la réouverture du détroit d’Ormuz ont déclenché une forte baisse des prix du pétrole et du gaz, alors que les marchés ont commencé à tenir compte d’une normalisation partielle de l’offre. Il est toutefois important de ne pas confondre ce retour en arrière avec une normalisation complète. Les marchés physiques restent serrés, les stocks ont été réduits et une importante capacité excédentaire n’a pas encore été rétablie. De plus, les dommages causés aux infrastructures régionales et la fragilité du cessez-le-feu actuel donnent à penser que la reprise de l’offre sera graduelle. Dans ce contexte, les marchés de l’énergie devraient rester volatils, les prix étant de plus en plus influencés par les attentes changeantes à l’égard des résultats géopolitiques plutôt que par les équilibres actuels entre l’offre et la demande. Bien que la hausse structurelle des prix de l’énergie demeure une possibilité, la voie à suivre est très incertaine et sujette à des changements rapides.
Les conséquences de ce choc sur les marchés boursiers ont été immédiates et considérables. Les chefs de file sectoriels ont résolument délaissé les entreprises axées sur la croissance et peu axées sur les actifs pour se tourner vers des sociétés ayant plus d’actifs corporels et des flux de trésorerie à court terme. Ce changement, décrit dans certains cercles comme le commerce HALO, ou l’actif lourd, à faible obsolescence, a ravivé l’intérêt des investisseurs pour des secteurs comme l’industrie, l’énergie et l’infrastructure, tandis que de nombreuses entreprises numériques et basées sur des plateformes ont subi des pressions. Toutefois, la durabilité de cette rotation reste étroitement liée à la trajectoire du risque géopolitique. Une désescalade soutenue pourrait inverser certaines de ces fluctuations, en particulier si les prix de l’énergie continuent de se normaliser et si les actifs à duration longue retrouvent le soutien de rendements moins élevés.
Parallèlement, l’évolution de l’intelligence artificielle a continué d’influencer le comportement du marché de manière plus nuancée. Bien que les perspectives à long terme demeurent attrayantes pour de nombreux secteurs, le développement rapide des outils d’IA agentique a instauré une incertitude quant à la pérennité de certains modèles d’affaires dans le domaine des logiciels. Cela a conduit à une réévaluation des ratios d’évaluation dans certains secteurs du secteur de la technologie, même si le rendement sous-jacent des entreprises est resté globalement stable.
Sur le plan régional, le rendement du marché a été inégal. Les actions américaines ont été à la traîne en raison de la faiblesse des actions technologiques à grande capitalisation, tandis que le Japon, l’Asie et certains marchés européens et internationaux ont fait preuve de résilience relative au cours du trimestre. Les actions à petite capitalisation ont également surpassé leurs homologues à grande capitalisation, reflétant un élargissement de la participation au marché après plusieurs années de concentration. La valeur a surpassé la croissance dans toutes les régions, marquant un renversement notable des tendances précédentes.
Le rendement au niveau sectoriel reflétait ces dynamiques du premier trimestre. L’énergie a dégagé des rendements exceptionnels, tandis que les matériaux, les services aux collectivités et la consommation de base ont également inscrit des rendements supérieurs. En revanche, les secteurs de la technologie de l’information, de la consommation discrétionnaire et des services de communication ont figuré parmi les plus faibles, reflétant à la fois les préoccupations macroéconomiques et l’incidence de l’évolution des préférences des investisseurs.
À l’inverse, la sous-pondération du Fonds (et la sélection de titres peu performants) dans certains secteurs cycliques, notamment l’industrie et les matériaux, ont pesé sur le rendement relatif, ces secteurs ayant profité de la rotation vers des secteurs à forte intensité de capital. Certains titres détenus dans les secteurs de la consommation discrétionnaire et des services de communication ont également nui à la performance, reflétant à la fois le contexte sectoriel difficile et des facteurs propres à chaque titre.
D’un point de vue macroéconomique, la résurgence des risques d’inflation liés à l’énergie a initialement compliqué les perspectives en matière de politique monétaire. La hausse des prix du pétrole a exercé une pression à la hausse sur les rendements obligataires à long terme à la suite de l’escalade de la fin février, réduisant la valeur actualisée des flux de trésorerie futurs et touchant de manière disproportionnée les actions de croissance à long terme. Plus récemment, toutefois, la transition rapide vers une désescalade provisoire montre à quel point ces dynamiques peuvent s’inverser rapidement. Le recul des prix de l’énergie introduit une force désinflationniste compensatoire, laissant les banques centrales dans un contexte politique plus ambigu. Par conséquent, les décideurs doivent maintenant composer avec un environnement plus complexe dans lequel les pressions inflationnistes et désinflationnistes coexistent, l’équilibre entre elles dépendant en grande partie de la trajectoire des développements géopolitiques.
Pour ce qui est de l’avenir, l’éventail des résultats potentiels s’est élargi. La trajectoire du conflit au Moyen-Orient demeure le principal moteur des marchés à court terme, mais l’évolution récente de la situation souligne la rapidité avec laquelle le sentiment des investisseurs et l’établissement des prix peuvent changer. Une résolution durable pourrait entraîner une nouvelle normalisation des prix de l’énergie, atténuer les pressions inflationnistes et soutenir une réévaluation des secteurs axés sur la croissance. Toutefois, toute rupture des négociations ou perturbation renouvelée des routes d’approvisionnement, en particulier dans le détroit d’Ormuz, pourrait rapidement réintroduire la volatilité et renforcer les tendances observées au cours du trimestre.
Dans ce contexte, le principal défi pour les investisseurs n’est pas seulement d’évaluer le résultat le plus probable, mais aussi de construire des portefeuilles résilients dans un large éventail de scénarios. Au cours des dernières semaines, nous avons appris, encore une fois, que les investisseurs doivent résister à l’instinct de repositionner considérablement les portefeuilles en réaction à d’importants événements géopolitiques. Selon notre expérience, une réaction excessive à ces chocs en temps réel peut souvent être contre-productive à moyen terme. Par exemple, il y a un peu plus d’un an, les marchés ont réagi vivement et sans discernement aux annonces de droits de douane, et il y a eu beaucoup de pression pour repositionner les portefeuilles autour de ce qui semblait être à l’époque une nouvelle réalité en matière de commerce mondial. À la fin de l’exercice, l’attention du marché s’était complètement déplacée, de sorte que les droits de douane n’expliquaient pratiquement plus les rendements. Ce n’est pas que ces événements n’ont pas d’importance, mais leur interprétation peut changer très rapidement. Dans ce contexte, l’importance de maintenir notre attention sur la qualité des entreprises devient de plus en plus évidente, tout comme la constitution d’un portefeuille diversifié capable de résister à divers scénarios. Les sociétés ayant un bilan solide et la capacité de financer leur propre croissance sont mieux positionnées pour traverser les périodes de tensions économiques. Ces entreprises sont non seulement plus résilientes face aux chocs externes, mais aussi mieux placées pour tirer parti des occasions qui se présentent en période de perturbations.
La philosophie de placement du Fonds est fermement alignée sur ces principes. Nous cherchons à investir dans des sociétés de grande qualité qui sont des chefs de file dans leurs secteurs respectifs, qui possèdent des avantages concurrentiels durables et qui génèrent des flux de trésorerie disponibles constants. Ces caractéristiques sont particulièrement précieuses dans des environnements où l’accès aux capitaux externes devient plus restreint et où la résilience opérationnelle est primordiale.
Enfin, le premier trimestre de 2026 a marqué un tournant dans la dynamique du marché, caractérisé par une rotation délaissant la poignée de titres de croissance au profit d’un environnement plus équilibré et différencié. Bien que les perspectives à court terme restent incertaines, nous croyons que notre approche rigoureuse à long terme, axée sur des entreprises de grande qualité versant des dividendes, permet au Fonds de bien s’adapter à ce contexte en évolution. Des périodes de volatilité comme celle-ci créent souvent des occasions d’acquérir des franchises de premier plan à des valorisations plus attrayantes, et nous restons déterminés à tirer parti de ces occasions de manière réfléchie et mesurée.
Ce qui a contribué au rendement
TotalEnergies (TTE FP), en hausse de 40 % au cours du trimestre, a été l’un des principaux contributeurs au T1 2026. Nous avons ajouté la position à la fin de l’année dernière dans le cadre de nos efforts pour étoffer l’exposition du portefeuille au pétrole brut. Les perturbations de l’approvisionnement au Moyen-Orient ont créé un contexte favorable au cours du pétrole, ce qui a profité aux titres. La confiance a également été renforcée par les rapports selon lesquels les activités de négociation de TotalEnergies ont généré des bénéfices exceptionnels d’environ 1 milliard de dollars pendant la dislocation du marché liée au conflit, soulignant la valeur du modèle d’affaires intégré de la société pendant les périodes de volatilité. Des facteurs propres à la société ont également soutenu le rendement. La direction a réaffirmé l’importance qu’elle accorde à la croissance du GNL et aux faibles coûts en amont, a maintenu sa discipline en matière de capital avec une prévision d’investissement net d’environ 15 milliards de dollars pour 2026, a souligné des économies de trésorerie de 2,5 milliards de dollars pour 2026 et a continué de soutenir le rendement pour les actionnaires par le biais d’un dividende croissant et de rachat d’actions continus.
TSMC (2330 TT) a contribué au rendement du Fonds. Les perspectives favorables de l’entreprise ont été confirmées par l’évolution mensuelle de ses ventes au cours du trimestre : en janvier, les revenus ont augmenté de 36,8 % par rapport à l’année précédente, en février, ils ont progressé de 22,2 %, et, en mars, la croissance s’est accélérée pour atteindre 45,2 %. Cela a porté les revenus du premier trimestre à plus de 35 milliards de dollars, en hausse de 35,1 % sur 12 mois et à l’extrémité supérieure des prévisions de la direction. À notre avis, la vigueur du cours de l’action reflétait la confiance croissante que TSMC demeure l’une des sociétés les plus essentielles dans le développement mondial des infrastructures d’IA. En tant que chef de file du marché des fonderies de semi-conducteurs de pointe, TSMC continue d’accentuer son avance grâce à une exécution supérieure, à une forte demande de la clientèle, à un important pouvoir de fixation des prix et à des possibilités de réinvestissement attrayantes.
BAE Systems (BA/LN) a aussi fortement contribué au rendement. La société continue de tirer parti d’un environnement de demande structurellement plus porteur, les dépenses de défense augmentant en Europe et dans d’autres pays membres de l’OTAN en réponse à un contexte géopolitique plus incertain. Le conflit en cours au Moyen-Orient a renforcé l’opinion selon laquelle la sécurité nationale demeure une priorité absolue pour les gouvernements du monde entier. Sur le plan opérationnel, la société continue de très bien exécuter sa stratégie. Le carnet de commandes a augmenté de 7 % pour atteindre le niveau record de 83,6 milliards de livres, les ventes organiques ont progressé de 9 % et les flux de trésorerie disponibles se sont établis à 2,2 milliards de livres. Ce carnet de commandes offre une visibilité appréciable sur la croissance future. Nous avons récemment rencontré le chef de la direction, Charles Woodburn, docteur en ingénierie, et avons été impressionnés par l’importance qu’il accorde à la conversion de ce carnet en croissance des revenus, ce qui, à notre avis, place l’entreprise en bonne position pour afficher pendant de nombreuses années une croissance annuelle située dans le haut de la fourchette à un chiffre.
Johnson & Johnson (JNJ US) a surperformé au cours du trimestre, les investisseurs se tournant vers des titres défensifs de grande qualité du secteur des soins de santé, à grande capitalisation, offrant une bonne visibilité sur les bénéfices et une sensibilité moindre à la conjoncture, tandis que la confiance s’est améliorée quant à sa capacité de gérer la perte d’exclusivité de Stelara. Tout au long du trimestre, le sentiment a été soutenu par la vigueur persistante de la médecine innovante, en particulier les actifs en oncologie, comme Darzalex et Carvykti, qui enregistrent une croissance à deux chiffres, et par une croissance stable de l’ordre de 5 % en technologie médicale, ce qui renforce un profil de croissance plus équilibrée et plus durable. Fait important, la révision subséquente à la hausse des prévisions de ventes et de bénéfice par action pour l’ensemble de l’exercice, conjuguée à la réaffirmation de son cadre de croissance à long terme des ventes d’environ 5 à 7 %, a favorisé l’expansion du ratio cours/bénéfice. Comparativement à ses pairs confrontés à des échéances de brevets plus concentrées ou à une exécution moins solide, JNJ était de plus en plus perçue comme une entreprise stable offrant une croissance soutenue grâce à des sources de revenus diversifiées, ce qui a favorisé sa surperformance dans un contexte de marché privilégiant la visibilité des bénéfices et la protection contre le risque de baisse.
Nous estimons depuis longtemps qu’à moyen et à long terme, la croissance de l’offre pétrolière aurait du mal à suivre le rythme de la demande, et nous avons maintenu une exposition à des sociétés énergétiques intégrées mondiales dans le cadre de la stratégie mondiale de dividendes. Au premier trimestre, Exxon Mobil (XOM US) a été un important contributeur au rendement, porté par une révision marquée des anticipations du marché des produits de base. Au début de l’année, le sentiment des investisseurs reflétait des craintes de surabondance à la fois sur les marchés du pétrole et du gaz, la courbe à terme du pétrole laissant entrevoir un prix d’environ 60 $ le baril. Ces mêmes contrats faisaient plutôt ressortir des prix de l’ordre de 80 à plus de 100 $ le baril pendant le conflit. Même si la durée de cette période de prix élevés demeure incertaine, les tensions géopolitiques persistantes et le temps nécessaire pour remettre en service une offre supplémentaire ont soutenu les prix à court terme, ce qui a bénéficié aux revenus et aux liquidités d’Exxon. À plus long terme, Exxon a clos l’année civile 2025 avec un niveau record de production en amont et de raffinage, grâce au solide rendement de ses actifs situés dans le bassin permien et au large de la Guyane. Pour l’activité dans le bassin permien, on s’attend à ce que la production double par rapport à son niveau de 2024 pour atteindre 2,5 millions de bep/j d’ici 2030. En Guyane, Exxon poursuit la mise en valeur de l’un des projets pétroliers les plus attrayants au monde, la production étant passée du premier baril en 2019 à environ 650 000 à 700 000 barils par jour aujourd’hui et devant dépasser 1 million de barils par jour plus tard au cours de la décennie. Cet actif se caractérise par des coûts de revient bas, de l’ordre de 25 à 35 $ le baril, et par des rendements élevés sur le capital investi, soutenus par un important réservoir de projets de mise en valeur portant sur plus de 11 milliards de barils de ressources déjà découvertes. Exxon demeure une position clé du secteur de l’énergie au sein du fonds mondial de dividendes.
Williams (WMB US), a principale société intermédiaire aux États-Unis, a eu une incidence positive sur le rendement du Fonds ce trimestre. Bien que Williams tire des avantages tangentiels des répercussions sur les prix des produits de base, 92 % des flux de trésorerie proviennent de contrats d’acquisition ou de paiement/à volume fixe; une demande plus élevée de gaz naturel aux États-Unis pour soutenir les marchés d’exportation de GNL devrait profiter à la société à long terme. Cela s’aligne sur notre thèse à long terme pour Williams : le réseau de gazoducs Transco achemine environ le tiers du gaz naturel consommé aux États-Unis, reliant les principaux bassins d’approvisionnement aux régions de demande en forte croissance sur la côte du golfe du Mexique et la côte Est américaines. En plus de la hausse de la demande mondiale de gaz pour les marchés d’exportation, Williams continue de voir une demande liée à des projets intérieurs, notamment des projets industriels et des centres de données. Dans ce dernier cas, Williams est devenue un fournisseur de premier plan de solutions d’alimentation « derrière le compteur » pour les grands exploitants de centres de données qui construisent des centres axés sur l’IA, en offrant des services intégrés, tels que des bretelles de gazoduc, l’approvisionnement en gaz naturel, la production d’électricité au gaz, la fibre optique, des batteries et le captage du carbone, pour un carnet de projets en cours d’environ 7 G$. Ces tendances favorables laissent entrevoir un profil de croissance des bénéfices en amélioration pour Williams, ce qui a permis à l’entreprise de relever sa cible de croissance du BAIIA à plus de 10 %, par rapport à la fourchette précédente de 5 à 7 %. Parallèlement, la direction vise une croissance de 5 % du dividende, ce qui soutient les rendements pour les actionnaires. Nous continuons de croire que l’ensemble des actifs d’infrastructure de Williams, difficiles à remplacer, jouera un rôle déterminant sur les marchés mondiaux de l’énergie, tout en offrant à nos porteurs de parts une croissance et une stabilité de dividende parmi les meilleures de la catégorie pour le Fonds.
Ce qui a nui au rendement
SAP (SAP GY) a accusé un rendement inférieur à celui du marché au cours du trimestre, en grande partie en raison des inquiétudes généralisées des investisseurs quant aux perturbations liées à l’IA, qui ont pesé sur les titres du secteur des logiciels malgré des résultats sous-jacents solides. À notre avis, cette faiblesse tient davantage au sentiment du marché qu’aux fondamentaux de la société. Les résultats de l’exercice 2025 de SAP témoignent d’une exécution toujours solide dans le cadre de sa transition vers l’infonuagique. Les revenus infonuagiques ont augmenté de 23 % sur douze mois, tandis que les flux de trésorerie disponibles ont presque doublé par rapport à l’exercice précédent. Le carnet de commandes infonuagiques à court terme a progressé de 25 % pour atteindre 21 G€. Bien que ce soit un excellent résultat, certains investisseurs se sont attardés au fait que les commentaires antérieurs laissaient entendre une croissance supérieure à 25 %. SAP a tout de même fourni des prévisions pour l’exercice 2026 supérieures aux attentes. Nous continuons de considérer que l’entreprise repose sur des bases solides, malgré la récente faiblesse du cours de l’action.
Publicis (PUB FP) a pesé sur le rendement, les investisseurs craignant que l’IA ne vienne perturber le secteur des services de publicité et de marketing. Ces inquiétudes ont entraîné un net recul du titre, même si la société a continué d’afficher de solides résultats opérationnels. Publicis a fait état d’une accélération de la croissance organique, terminant l’exercice 2025 avec une croissance de 5,9 % au quatrième trimestre et de 5,6 % sur douze mois, soit près du haut de sa fourchette de prévisions. Les marges d’exploitation se sont également améliorées pour atteindre un niveau record de 18,2 % en 2025, soutenues par la forte croissance des activités de données et d’analytique, plus rentables, ainsi que par les gains d’efficacité liés à l’IA. Nous estimons que l’IA est plus susceptible de devenir un moteur de croissance qu’une menace pour Publicis, notamment grâce à des actifs comme Epsilon, sa plateforme propriétaire d’identité et de données, qui aide la clientèle à repérer de nouvelles occasions de ventes. Cette conviction a été renforcée par l’annonce, pour le premier trimestre de 2026, de gains nets de nouveaux mandats d’une valeur de 700 M$, y compris la nomination de Publicis comme agence média mondiale attitrée de Microsoft.
LVMH (MC HP) a effacé ses gains ce trimestre à la suite de résultats décevants. Plus largement, le secteur du luxe connaît une croissance plus lente depuis la pandémie, les consommatrices et consommateurs ayant réorienté une partie de leurs dépenses des biens vers les voyages et les expériences. La faiblesse persistante de la demande des consommatrices et consommateurs chinois a également freiné le redressement du secteur. Au cours du trimestre, LVMH a publié ses résultats pour l’exercice 2025, faisant état d’un recul de 1 % de la croissance organique sur douze mois, avec une faiblesse persistante à la fois dans les activités de spiritueux et dans la mode. Même si la société et l’ensemble du secteur traversent clairement une phase de repli cyclique, nous estimons que la demande pour les produits de luxe finira par se rétablir. LVMH continue d’investir derrière son portefeuille de marques emblématiques, dont plusieurs ont une longue histoire et sont difficiles à reproduire. Nous croyons que la société demeure bien positionnée pour profiter d’une reprise éventuelle des dépenses mondiales en produits de luxe.
Microsoft (MSFT US) a nui au rendement au cours du trimestre. Les revenus d’Azure liés à l’infonuagique ont progressé de 38 %, ce qui est demeuré inférieur aux attentes des investisseurs. La direction a indiqué que cette croissance avait été partiellement freinée par la forte demande interne de capacité de calcul, ce qui met en lumière un compromis important. Le déploiement de capacités en GPU auprès de la clientèle externe soutient la croissance d’Azure, mais une partie doit être réservée à l’interne pour développer et améliorer les offres d’IA, comme Copilot. Cette dynamique a aussi attiré l’attention sur les dépenses d’investissement de Microsoft, qui devraient dépasser 100 G$ au cours de l’exercice 2026. Nous estimons que l’équipe de direction fait preuve d’une discipline supérieure à celle de nombreuses sociétés comparables, ce qui renforce notre confiance dans sa capacité à affecter le capital de façon judicieuse et à générer d’importants rendements pour les actionnaires. Malgré les pressions à court terme, nous sommes encouragés par les progrès de Microsoft dans le domaine de l’IA et croyons que la demande sous-jacente pour Azure demeure solide. Avec une base installée de plus de 500 millions d’utilisatrices et d’utilisateurs payants de la suite Office, la société est particulièrement bien placée pour distribuer et déployer à grande échelle ces nouveaux produits fondés sur l’IA dans l’ensemble de son écosystème.
S&P Global (SPGI US) a accusé un rendement inférieur à celui du marché au cours du trimestre, en raison de prévisions de croissance jugées décevantes pour les segments Market Intelligence et Ratings. Dans Market Intelligence, les préoccupations des investisseurs portent surtout sur le risque que les grands modèles de langage viennent court-circuiter les offres de données de S&P. Nous considérons ce risque comme peu probable, puisque les ensembles de données de S&P sont exclusifs et s’appuient sur l’information provenant de son segment Ratings, qui opère dans un oligopole fortement réglementé. Dans le segment des notations, des perspectives prudentes cadrent avec les prévisions historiquement conservatrices de la direction. L’an dernier, la direction visait au départ une croissance de 3 à 5 %, mais la société a finalement affiché une progression de 8 %. Dans l’ensemble, S&P Global demeure l’une des sociétés de tout premier ordre au sein de notre équipe de rêve, et nous continuons de juger ses données exclusives résilientes, tout en anticipant une autre année robuste pour la croissance du segment Ratings.
Changements apportés au Fonds mondial de dividendes Mackenzie
Nous avons pris une position dans Philips (PHIA NA) ce trimestre, revenant ainsi à une société que nous avions déjà détenue avant que le rappel des appareils de thérapie du sommeil Respironics, en 2021, n’entraîne une longue période de perturbations. Depuis qu’il est devenu chef de la direction en octobre 2022, Roy Jakobs a travaillé à redéfinir la culture entourant l’exécution, la qualité et la responsabilité, et cette amélioration se reflète de plus en plus dans les résultats de l’entreprise. Philips a réalisé des ventes de 17,8 milliards d’euros en 2025, une croissance des commandes de 6 %, et une marge BAIIA ajustée de 12,3 %, en hausse de 80 points de base sur 12 mois. La société a également réalisé des économies de productivité de 2,5 milliards d’euros au cours de la période 2023-2025. Il est important de noter que nous croyons que la franchise globale demeure intacte, en particulier dans les domaines de la thérapie guidée par l’image, du diagnostic et du traitement, et de la santé personnelle, où Philips continue de bénéficier de positions solides sur le marché, d’une demande récurrente et d’une exécution en amélioration. À mesure que le rendement opérationnel se normalise, nous décelons un potentiel de redressement des marges et une croissance plus constante dans l’ensemble du portefeuille. Comme la direction vise une croissance des ventes comparable de l’ordre de 5 % et une marge du BAIIA ajustée de 15 % d’ici 2028, nous croyons que le marché sous-estime toujours le potentiel de bénéfices de la société.
Nous avons également ajouté une position dans Reckitt Benckiser (RKT LN) au cours du trimestre. Reckitt est une entreprise de grande qualité que nous suivons depuis de nombreuses années. La société a traversé des périodes difficiles depuis l’acquisition de Mead Johnson, notamment en raison de changements de direction et d’une plus grande complexité du portefeuille, mais nous croyons que l’équipe de direction actuelle a réalisé des progrès importants pour simplifier et affiner les activités. Reckitt s’est retirée du segment Essential Home et a classé Mead Johnson parmi les activités non essentielles. La société se concentre désormais sur 11 grandes marques phares qui représentent la majeure partie de ses revenus et sont réparties dans 4 catégories clés : l’entretien ménager, le bien-être intime, la protection contre les germes et les soins personnels. En se retirant des segments à plus faible croissance et non essentiels, Reckitt réalloue davantage de ressources à des marques à plus forte marge, comme Dettol, Mucinex, Finish et Durex, qui évoluent dans des catégories bénéficiant de solides tendances de croissance à long terme. Les marchés émergents constituent également un important moteur de croissance, avec de bons résultats dans des régions comme la Chine et l’Inde. Par ailleurs, la direction met en œuvre un programme de réduction des coûts afin d’améliorer davantage les marges, tout en maintenant une approche disciplinée des retours de capital grâce à un dividende progressif et à des programmes continus de rachat d’actions.
Nous avons repris une position dans Merck (MRK US) en janvier 2026, alors que la visibilité s’est nettement améliorée malgré l’échéance, bien connue, des brevets de Keytruda (autour de 2028, avec plus de 25 G$ de revenus exposés), qui avait motivé en grande partie la vente de la position l’an dernier. Au cours des derniers mois, la société a offert une meilleure visibilité sur sa croissance après Keytruda, soutenue par la vigueur persistante de l’oncologie (Keytruda affiche encore une croissance à deux chiffres), l’élargissement des indications et une confiance accrue envers le pipeline. Fait important, les récentes acquisitions, notamment Prometheus (environ 11 G$, immunologie) et Harpoon (environ 700 M$, oncologie), ont renforcé les perspectives de croissance à moyen terme et diversifié le portefeuille au-delà de Keytruda, ce qui améliore la résilience des bénéfices. Combinés à une exécution opérationnelle solide et à une valorisation plus attrayante, ces éléments nous ont donné l’occasion de rétablir une position dans une franchise de grande qualité, avec une visibilité accrue sur les perspectives et un profil de risque/rendement plus équilibré.
Nous avons pris une position dans Microchip (MCHP US), un important fournisseur de microcontrôleurs intégrés et de semi-conducteurs analogiques. À l’instar d’autres sociétés de semi-conducteurs analogiques que nous avons détenues par le passé, Microchip bénéficie de cycles de vie de produits longs et d’une base de clientèle très diversifiée. Microchip connaît actuellement une vigueur inhabituelle attribuable à la combinaison d’achats anticipés et de nouvelles commandes, dans un contexte de reprise généralisée de l’économie industrielle. La société dispose en outre d’innovations intéressantes qui devraient lui permettre de s’imposer comme gagnante dans les centres de données. Microchip est l’un des deux seuls acteurs d’envergure dans les commutateurs PCIe (Peripheral Component Interconnect Express), qui assurent la connexion et la coordination des principaux composants matériels. En octobre 2025, Microchip a commencé à mettre à l’essai une nouvelle génération de commutateurs PCIe auprès de la plupart des grands exploitants de centres de données, laquelle a démontré des gains sur le plan de l’efficacité énergétique, une orchestration supérieure et des fonctionnalités optimisées pour les charges de travail d’IA. Nous demeurons optimistes quant au fait que cette combinaison d’une reprise cyclique à un stade précoce et d’une évolution structurelle du modèle d’affaires devrait se traduire par des rendements supérieurs à la moyenne pour les investisseurs au cours des prochaines années.
Nous avons pris une position dans Phillips 66 (PSX US) ce trimestre, une importante société nord-américaine du secteur aval, spécialisée dans la transformation, le transport et la commercialisation d’hydrocarbures. Phillips 66 exploite un vaste système de raffineries qui transforment le pétrole brut en carburants de transport comme l’essence, le diesel et le carburéacteur, ses bénéfices étant surtout tributaires des marges de raffinage plutôt que directement des prix des produits de base. Un facteur clé pour la société, les marges de raffinage (c’est-à-dire l’écart entre le prix du pétrole brut et celui des produits pétroliers raffinés qui en sont issus) ont doublé depuis le début de janvier, dans un contexte de volatilité des marchés mondiaux de l’énergie causée par le conflit au Moyen-Orient, un important marché mondial du raffinage. Les marges de raffinage à l’échelle mondiale pourraient demeurer élevées au cours des 12 à 18 prochains mois, même si le conflit au Moyen-Orient devait se désamorcer. En tant que raffineuse établie sur la côte du golfe du Mexique, Phillips 66 profite d’une base d’approvisionnement en pétrole brut relativement stable, tout en bénéficiant de toute poursuite de l’élargissement des écarts sur les marchés mondiaux, notamment l’écart Brent-WTI. Toute hausse durable de ces écarts se traduirait par un potentiel à la hausse par rapport aux prévisions des analystes en matière de croissance des revenus et des bénéfices de Phillips 66, et, entre-temps, la société verse un rendement en dividendes d’environ 3 %.
Nous avons pris une position dans Axia Energia (AXIA 3 BZ), la plus grande société d’électricité intégrée du Brésil, qui occupe des positions de premier plan dans la production hydroélectrique et le transport d’électricité sur l’ensemble du réseau national, au cours du premier trimestre de 2026. Cet investissement reflète une amélioration des fondamentaux, de même qu’un cadre d’exploitation et de gouvernance plus stable à la suite du règlement de plusieurs enjeux liés à la privatisation, notamment la réduction de l’influence de l’État et la cession d’actifs non essentiels.
À court terme, les prix de l’électricité au Brésil demeurent soutenus par une hydrologie défavorable, qui limite la production hydroélectrique et accroît le recours à une production thermique plus coûteuse. Même si Axia tire largement parti de cette dynamique grâce à son portefeuille hydroélectrique, nous estimons que les bénéfices et la valorisation actuels ne reflètent pas pleinement les prix à terme de l’électricité. À moyen terme, la société offre une exposition aux transformations structurelles du marché brésilien de l’électricité, notamment la libéralisation prévue des mécanismes de contractualisation. Le portefeuille important de production non contractée d’Axia lui offre une grande flexibilité pour tirer parti des prix futurs, tandis que ses actifs de transport et son empreinte dans les énergies renouvelables soutiennent une base d’exploitation stable. Dans l’ensemble, nous considérons Axia comme une société de services publics de grande qualité, dont l’affectation du capital et la gouvernance sont en amélioration, et qui offre à la fois un soutien aux bénéfices à court terme et un important potentiel à long terme, à une valorisation jugée raisonnable.
Nous avons pris une position dans TKO Group (TKO US) au premier trimestre de 2026, compte tenu de son positionnement distinctif en tant que propriétaire intégré, à grande échelle, de droits de propriété intellectuelle dans le domaine des sports et du divertissement en direct de premier ordre. Issue de la combinaison de WWE et de l’UFC, puis renforcée par l’ajout d’IMG et de On Location, TKO constitue une plateforme verticalement intégrée couvrant la création de contenu, la détention de droits, la promotion d’événements et la monétisation à l’échelle mondiale. La thèse d’investissement repose sur la valeur de rareté de contenus en direct « à ne pas manquer » et sur le contrôle intégral que TKO exerce sur ses droits de propriété intellectuelle sous-jacents. Contrairement aux ligues sportives traditionnelles, la société ne partage pas ses flux économiques avec des équipes ou franchises indépendantes, ce qui se traduit par des marges structurellement plus élevées et un fort levier opérationnel. Une part importante des revenus provient de contrats à long terme relatifs aux droits médiatiques, qui offrent une bonne visibilité jusqu’à la fin de la décennie, tandis que les revenus supplémentaires tirés des événements en direct, des commandites et des services d’accueil demeurent sous-exploités. Les récents renouvellements de contrats médiatiques renforcent cette visibilité, une portion importante des revenus étant déjà contractuelle sur plusieurs années, avec des hausses échelonnées qui commenceront à se refléter à compter de 2026. Nous entrevoyons la possibilité d’une croissance continue des revenus grâce au pouvoir de tarification, à l’expansion internationale et à la montée en puissance des revenus de commandite, surtout dans le sillage des récents renouvellements de droits médiatiques. L’ajout d’IMG et de On Location renforce la capacité de TKO à commercialiser son contenu à l’échelle mondiale, même si certaines activités de services d’accueil à plus faible marge comportent des risques d’exécution à court terme. Dans l’ensemble, TKO offre un modèle d’affaires peu capitalistique, assorti de marges additionnelles élevées, soutenu par un engagement durable du public et de multiples possibilités de monétisation.
Sorties
Nous avons liquidé notre position dans Diageo (DGE LN) ce trimestre. Nous continuons de considérer Diageo comme une société de grande qualité dotée d’un solide portefeuille de marques mondiales de spiritueux. La récente nomination de Sir Dave Lewis au poste de chef de la direction semble toutefois marquer un changement significatif dans la stratégie. Par le passé, Diageo a été un chef de file dans le domaine de la sophistication au sein du secteur des spiritueux. Sous la direction de la nouvelle équipe de direction, la société met davantage l’accent sur le segment dominant de son portefeuille. Bien que cette stratégie puisse ultimement s’avérer fructueuse, elle représente un changement important dans le dossier de placement, comme nous l’avions précédemment formulé. Nous continuons de respecter l’entreprise et nous surveillerons de près cette transition, mais, pour l’instant, nous avons choisi de réaffecter des capitaux ailleurs.
Nous avons également liquidé notre position dans Heineken (HEIA NA) au cours du trimestre. Nous continuons de considérer Heineken comme une franchise mondiale de qualité, qui bénéficie de solides positions sur ses marchés et d’une exposition favorable à la croissance à long terme des marchés internationaux de la bière. Cela dit, nous avons identifié ailleurs, dans notre univers de placement, des occasions plus attrayantes présentant une combinaison plus intéressante de croissance, de qualité et de valorisation. Même si nous demeurons positifs à l’égard des atouts à long terme de l’entreprise, nous avons choisi de réaffecter le capital à des idées pour lesquelles nous avons une plus grande conviction quant au potentiel de rendement à long terme ajusté au risque.
Nous avons liquidé notre position dans Gilead (GILD US) au cours du trimestre, après une période de forte appréciation du titre, profitant de l’occasion pour réaliser des gains et réallouer le capital vers des idées à plus forte conviction offrant une meilleure visibilité en matière de croissance à court et moyen terme. Même si la thèse d’investissement initiale – une franchise durable contre le VIH (base de revenus d’environ 25 à 27 milliards de dollars) et un potentiel en oncologie encore sous-estimé (p. ex. Trodelvy, et les thérapies cellulaires) – demeure intacte, le réajustement du titre a rapproché sa valorisation d’une juste valeur plus en ligne avec son profil de croissance. Compte tenu du fait que l’activité en oncologie progresse, mais met du temps à atteindre une échelle véritablement significative, et que d’autres occasions offrent une trajectoire de croissance des bénéfices plus claire, nous avons choisi de sortir de la position tout en conservant une opinion favorable à long terme à l’égard de l’entreprise.
Nous avons liquidé notre position dans Uber Technologies (UBER US), profitant de la volatilité observée en début de trimestre pour réaliser des gains et réallouer le capital vers des occasions que nous jugeons plus attrayantes sur une base rendement-risque. Uber reste dans l’équipe de rêve et nous estimons qu’elle finira par s’imposer comme un chef de file de l’industrie du covoiturage, mais nous reconnaissons qu’il existe un risque que des concurrentes disposant d’importantes ressources dans le véhicule autonome, comme Waymo (Alphabet) et Tesla, redéfinissent l’économie du secteur avec leurs propres parcs de véhicules. Le rôle d’Uber en tant qu’agrégateur de la demande pourrait alors s’en trouver affaibli, ce qui exercerait une pression à la baisse sur ses taux de commission et amoindrirait la force de ses effets de réseau. Nous continuerons de suivre la société de près afin de voir si l’approche axée sur des partenariats privilégiée par Uber s’avère la bonne stratégie pour les actionnaires.
| DDA | 1 an | 2 ans | 3 ans | 5 ans | 10 ans | Depuis le changement de gestionnaire* |
Fonds mondial de dividendes Mackenzie – série F | -1,3 % | 7,3 % | 11,7 % | 13,8 % | 10,5 % | 10,9 % | 11,7 % |
Groupe d’homologues d’actions mondiales Morningstar | -2,1 % | 12,0 % | 10,4 % | 13,2 % | 8,1 % | 9,4 % | 8,9 % |
* Le gestionnaire de portefeuille a mis en œuvre à grande échelle la nouvelle stratégie le 1er février 2014. Date de lancement du Fonds mondial de dividendes Mackenzie, série F : le 11 juillet 2007.
Équipe de gestion du portefeuille
Darren McKiernan, chef d’équipe, vice-président principal, gestionnaire de portefeuille, Gestion des placements, Placements Mackenzie
Katherine Owen, vice-présidente, gestionnaire de portefeuille, Gestion des placements, Placements Mackenzie
Dave Chan, vice-président, gestionnaire de portefeuille, Gestion des placements, Placements Mackenzie
James Barnby, vice-président adjoint, gestionnaire de portefeuille, Gestion des placements, Placements Mackenzie
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Le 26 juillet 2013, le Fonds mondial de dividendes Mackenzie a modifié son mandat d’investissement dans les titres de participation et les titres à revenu fixe de sociétés qui exercent des activités principalement liées à l’infrastructure pour investir principalement dans les titres de participation de sociétés partout dans le monde qui versent ou devraient verser des dividendes. Le rendement antérieur à cette date a été obtenu dans le cadre des objectifs précédents.
Le taux de rendement est utilisé uniquement pour illustrer les effets du taux de croissance composé et n’est pas une indication des valeurs futures du fonds commun ou des rendements du capital investi dans le fonds commun.