Dynamiser l’avenir énergétique mondial

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    Comment le Canada et les investisseurs canadiens peuvent mener la prochaine grande transformation énergétique

    Depuis le début des années 1950, la demande mondiale d’énergie suit une trajectoire ascendante prononcée – une tendance qui ne devrait pas s’inverser de sitôt. Le monde continue d’avoir besoin de plus en plus d’énergie chaque jour, alors que des milliards de personnes cherchent à répondre à leurs besoins et que de nombreux secteurs – immeubles commerciaux et résidentiels, centres de données et transport – se disputent l’énergie disponible.

    Parallèlement, malgré les progrès constatés et qui devraient se poursuivre sur le plan de la transition vers les énergies renouvelables, la hausse de la demande exerce une pression sur l’approvisionnement provenant de toutes les sources, y compris les combustibles fossiles. Rappelons qu’environ 30 % de la population mondiale dépend encore de la biomasse traditionnelle – notre plus ancienne source d’énergie – pour la cuisson des aliments. De plus, la demande d’hydrocarbures en général n’a pas encore atteint son sommet ni même plafonné. De fait, la part de l’énergie totale consommée qui provient des combustibles fossiles a peu changé depuis 1990, malgré la croissance massive des énergies renouvelables. En fait, au cours de cette même période, la consommation totale d’énergie a augmenté de 70 % à l’échelle mondiale.

    Dans ce contexte de demande croissante, deux facteurs joueront un rôle déterminant dans la définition de l’avenir énergétique mondial.

    Le premier constitue l’accessibilité à l’énergie. La population mondiale devrait croître d’environ deux milliards de personnes au cours des prochaines décennies, une grande partie de cette croissance se produisant dans les pays du Sud, en voie de développement et d’industrialisation rapides. Ainsi, la population mondiale atteindra près de 10 milliards de personnes d’ici 2050, ce qui fera augmenter de façon exponentielle la demande en logement, en transport, en climatisation, en éclairage et en services numériques, tous des secteurs tributaires d’un accès accru à l’énergie.

    Le deuxième facteur connexe est la sécurité énergétique. Les tensions géopolitiques et les perturbations commerciales découlant des politiques rappellent que l’accès à l’énergie doit être protégé pour garantir la croissance économique, le bien-être de la société et une transition énergétique ordonnée, passant de combustibles fossiles limités à un système énergétique reposant sur des sources renouvelables, fiables et abondantes ou à faibles émissions de carbone. À mesure que la demande énergétique augmente partout dans le monde, la satisfaction des besoins en la matière prendra une dimension résolument régionale, les pays cherchant à protéger leurs ressources, à sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement et à façonner leurs systèmes énergétiques selon leurs propres réalités.

    Ces deux facteurs soulèvent des questions fondamentales quant à l’avenir énergétique mondial :

    • L’offre d’énergie est-elle suffisante pour répondre à la demande?
    • Assisterons-nous à une utilisation prolongée des combustibles fossiles bien au-delà de ce qui était prévu?
    • Cette demande freinera-t-elle les progrès bien réels de la transition énergétique, de même que les investissements dans ce secteur?
    • Entrons-nous dans une nouvelle phase d’instrumentalisation de l’énergie?
    • La « thésaurisation » de l’énergie limitera-t-elle l’accès à l’électricité dans certaines régions, créant un impératif à la fois moral et économique de fournir une énergie sécuritaire?
    • Et que signifiera l’évolution du contexte énergétique pour la planète et ses habitants qui peinent à faire face à l’intensification des effets négatifs des changements climatiques?

    Bien que les réponses à ces questions, et l’avenir de l’énergie mondiale en général, demeurent incertaines, une chose est claire : il ne sera pas possible de répondre à la demande d’énergie mondiale en forte croissance en s’appuyant sur les infrastructures actuelles. Même si la transition vers des sources d’énergie renouvelables comme l’éolien et le solaire demeure essentielle, la lutte contre les changements climatiques – en concurrence avec les enjeux de demande, d’accès et de sécurité – ne dicte plus à elle seule le programme énergétique mondial. Aujourd’hui, il faut d’abord repenser en profondeur l’économie mondiale, ce qui exigera une refonte complète de la façon dont l’énergie est produite, stockée et distribuée à l’échelle planétaire. Cette transformation fondamentale de l’écosystème énergétique nécessitera d’énormes quantités de matières premières, des milliers de milliards de dollars en nouvelles infrastructures matérielles, l’application de solutions technologiques hautement novatrices ainsi que des investissements sans précédent.

    De toute évidence, la dynamisation de l’avenir énergétique mondial est en voie de s’imposer comme l’un des enjeux les plus complexes et les plus cruciaux de notre époque.

    Le Canada en voie de devenir le chef de file dans le nouveau paysage énergétique mondial

    Quelle est la place du Canada dans ce paysage énergétique en évolution? À Mackenzie, nous croyons, comme beaucoup d’autres, que les développements énergétiques placent le Canada en excellente position pour devenir l’un des grands leaders mondiaux de l’énergie. À bien des égards, nous le sommes déjà. Le Canada se classe au troisième rang mondial pour les réserves de pétrole et au quatrième rang pour la production pétrolière, et il est le cinquième producteur en importance de gaz naturel. Notre pays est également le troisième producteur mondial d’hydroélectricité et le deuxième producteur d’uranium – deux sources essentielles d’énergie à faibles émissions. À l’échelle mondiale, le Canada se classe déjà au huitième rang pour la production d’énergie éolienne. La population canadienne associe souvent l’Alberta au pétrole, mais l’énergie éolienne représente plus du cinquième de la capacité de production d’électricité de la province. Plus important encore pour l’avenir des énergies vertes, le Canada figure parmi les trois premiers pays au monde en ce qui a trait aux réserves de principaux minerais critiques, comme le nickel, le cobalt et les éléments de terres rares – tous des éléments fondamentaux à l’infrastructure des énergies renouvelables.

    Au-delà des matières premières et des ressources, le Canada possède une expertise à la fois établie et en croissance dans des domaines tels que l’extraction pétrolière complexe, la production de gaz naturel liquéfié (GNL) par temps froid, ainsi que la capacité et la technologie de captage, d’utilisation et de stockage du carbone (CUSC). Le Canada dispose en outre d’institutions solides et sécuritaires, de règles de droit claires et équitables, et d’une situation financière stable, ce qui renforce davantage sa position comme producteur et exportateur d’énergie fiable. Dans un monde de plus en plus fragmenté et imprévisible, le Canada se distingue.

    Il s’agit d’une bonne nouvelle pour l’économie du pays et pour les investisseurs canadiens, qui ont l’occasion de gagner sur deux tableaux dans la course visant à répondre à la demande mondiale en énergie : d’abord par des investissements dans des entreprises et des projets énergétiques canadiens, puis par des investissements cadrant avec les intérêts du Canada, partout dans le monde où l’énergie canadienne est nécessaire. L’enjeu clé sera la rapidité, l’efficacité et la durabilité avec lesquelles le Canada pourra passer, selon les mots de Benoit Gervais, chef de l’équipe des ressources Mackenzie, d’un pays « riche en ressources » à un pays « prêt à les exploiter ».

    Être « prêt à exploiter ses ressources » ne signifie pas seulement accélérer le développement. Par exemple, bien que les projets miniers soient une priorité pour les gouvernements tant fédéral que provinciaux, le développement de projets de cette envergure doit se faire de manière responsable. Par conséquent, il faut gérer l’intensité carbonique et hydrique de la production, surveiller attentivement les possibles conséquences de la déforestation et les effets sur la biodiversité, ainsi que travailler avec les collectivités locales et les peuples autochtones pour s’assurer d’obtenir leur consentement, leur collaboration et partager les retombées économiques.

    Produire et fournir de l’énergie de façon responsable ne signifie pas non plus renoncer aux importantes réserves de combustibles fossiles du Canada. Alors que nous progressons graduellement vers un système énergétique fondé sur les énergies renouvelables, le monde continuera de dépendre des hydrocarbures pendant encore plusieurs décennies. Toutefois, les combustibles fossiles ne seront pas tous traités de la même manière. Le gaz naturel, qui affiche les plus faibles émissions de carbone parmi les combustibles fossiles, peut jouer un rôle essentiel de carburant de transition vers des sources d’énergie de remplacement plus respectueuses du climat. Il contribue à réduire les émissions à l’échelle du système dans les régions qui dépendent encore du charbon, tout en fournissant une source d’énergie fiable pour soutenir la fabrication essentielle de composantes et d’infrastructures liées aux énergies renouvelables. Le GNL jouera également un rôle clé, représentant une importante occasion d’exportation vers l’Europe et surtout vers les marchés asiatiques, où le Canada bénéficie d’un avantage géographique en matière de transport maritime. Le Canada possède aussi un deuxième avantage dans ce domaine : son réseau électrique à faible intensité carbonique et ses températures plus froides, qui favorisent une production de GNL générant globalement moins d’émissions que dans d’autres territoires.

    Bien que le potentiel soit indéniable, tirer pleinement parti de l’avantage canadien exige un engagement énergétique renouvelé de la part des gouvernements et de cette industrie. Par le passé, le sous-investissement, l’incertitude des politiques énergétiques et l’enlisement des projets ont limité la capacité du Canada à réaliser pleinement son potentiel de leadership. Aujourd’hui, à l’aube d’une nouvelle ère énergétique mondiale, un consensus grandissant se dégage : le Canada doit agir rapidement et de manière décisive pour participer à cette transformation et offrir à sa population les retombées économiques qui en découleront.

    Nous allons au fond des choses pour offrir aux investisseurs les perspectives énergétiques dont ils ont besoin

    Alors, que faudra-t-il pour y parvenir?  C’est la question à laquelle nous chercherons à répondre au cours des prochains mois, en partenariat avec TheFutureEconomy.ca. Au moyen d’une série de vidéos animées par John Cook, cochef de l’équipe Mackenzie Greenchip, ainsi que d’analyses d’autres leaders d’opinion de Mackenzie, nous explorerons en profondeur les enjeux complexes et les occasions d’investissement qui façonnent les ambitions du Canada en matière de leadership énergétique. Lors d’entretiens avec certains des plus grands experts du secteur de l’énergie au Canada (et dans le monde), nous aborderons des sujets tels que le transport, les droits des peuples autochtones, la feuille de route du Canada en matière d’énergies renouvelables, la demande nationale et mondiale pour l’énergie canadienne, l’avenir des combustibles fossiles dans la composition énergétique, ainsi que la mise en valeur de notre avantage en matière de minéraux critiques.

    À Mackenzie, nous considérons la transformation énergétique mondiale comme une véritable occasion générationnelle pour les investisseurs canadiens. C’est pourquoi Mackenzie s’engage à offrir le plus large éventail de perspectives et de solutions de placement en lien avec cette tendance. Pour tirer pleinement parti de cette occasion, les investisseurs et les conseillers ont besoin de renseignements comme ceux que proposera cette série afin de pouvoir prendre les meilleures décisions possibles en matière d’investissement dans l’avenir énergétique du Canada et du monde. 

    Les placements dans les fonds communs peuvent donner lieu à des commissions de vente et de suivi, ainsi qu’à des frais de gestion et autres. Veuillez lire le prospectus avant d’investir. Les placements dans les fonds communs ne sont pas garantis, leur valeur varie fréquemment et leur rendement antérieur peut ne pas se reproduire. Le contenu de ce document (y compris les faits, les perspectives, les opinions, les recommandations, les descriptions de produits ou titres ou les références à des produits ou titres) ne doit pas être pris ni être interprété comme un conseil en matière de placement ni comme une offre de vente ou une sollicitation d’offre d’achat, ou une promotion, recommandation ou commandite de toute entité ou de tout titre cité. Bien que nous nous efforcions d’assurer son exactitude et son exhaustivité, nous ne sommes aucunement responsables de son utilisation.