Commentaire mensuel – Fonds Mackenzie Greenchip

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    Points à retenir

    • Les indices environnementaux et les stratégies Greenchip ont sous-performé en juillet. 
    • Pour Greenchip, même si nous avons considérablement réduit nos positions dans les semi-conducteurs de puissance, les fortes baisses ont tout de même nui au rendement global, particulièrement celle de ST Micro, dont le titre a reculé de plus de 20 %. 
    • Du côté positif, les ajouts récents dans le secteur des logiciels d’ingénierie, Bentley et Dassault, ont bien fait, affichant des gains à deux chiffres. Le fabricant de compteurs électriques Itron a également fait état d’une amélioration de ses marges et de ses commandes lors de la publication de ses résultats trimestriels, ce qui a fait grimper son titre de près de 20 %.

    Sommaire macroéconomique

    Les marchés des actifs ont amorcé le second semestre dans le prolongement des signes, apparus en juin, d’un revirement de la dynamique liée à l’IA et aux semi-conducteurs, ce qui a donné lieu à des séances volatiles et surtout baissières en juillet. Les sociétés des secteurs des mémoires, des semi-conducteurs et du matériel électrique, qui avaient accru leur valeur marchande de centaines de milliards de dollars depuis le début de 2026, ont perdu de 20 % à 40 % en moins de six semaines. À un moment donné, l’ensemble du marché boursier sud-coréen affichait une perte de 30 % sur un mois, tandis que SpaceX a aussi reculé de plus de 30 % et se négociait bien en deçà du prix fixé lors de son PAPE très médiatisé en mai. La vague de ventes a culminé lorsque, dans le cadre d’une vente forcée, un nouveau fonds de près de 45 milliards de dollars, fondé et géré par une personne de 24 ans, a cédé à Citadel des placements liés à l’IA après avoir perdu les deux tiers de sa valeur au seul mois de juillet. L’annonce de cette vente a été interprétée comme un signal de fin d’alerte et a déclenché, dans les derniers jours du mois, un rebond spectaculaire qui s’est poursuivi en août et a ramené les indices mondiaux à des sommets records. Même si les marchés semblaient avoir à peine réagi, les mois de juin et de juillet ont néanmoins marqué un changement potentiellement important parmi les secteurs dominants, et les questions concernant les dépenses en immobilisations liées à l’IA et leur rendement devraient continuer de s’intensifier.

    Sur le plan géopolitique, le protocole d’entente entre l’Iran et les États-Unis s’est complètement effondré, entraînant la reprise des bombardements et des menaces, sur fond d’affirmations contradictoires des deux parties quant à la tenue de négociations et de rhétorique tonitruante incessante du président américain. Le détroit d’Ormuz est demeuré presque entièrement fermé au trafic commercial, tandis que les Houthis du Yémen ont fermé le détroit de Bab el-Mandeb, dans la mer Rouge, aux navires saoudiens après une recrudescence du conflit entre le Yémen et l’Arabie saoudite. En Europe de l’Est, après une campagne ukrainienne de 40 jours visant le transport maritime russe en mer Noire ainsi que la logistique commerciale et les infrastructures civiles du pays, la Russie a répliqué en intensifiant ses propres attaques aériennes. Celles-ci ont surtout eu pour effet de fermer pratiquement toute la navigation en mer Noire à l’Ukraine, enclavant de fait le pays. Les marchés ont continué de réagir vivement aux manchettes, particulièrement aux publications du président Trump sur les médias sociaux, désormais offertes à l’avance pour 100 000 $ par année. Alors que le pétrole se maintenait malgré tout sous les 100 $ et que les prix des denrées alimentaires avoisinaient leurs plus bas niveaux depuis plusieurs années, les risques à long terme pesant sur l’approvisionnement mondial et le commerce de produits de base essentiels se sont fortement accrus en juillet.

    Le marché des titres à revenu fixe a aussi connu des événements dignes de mention, avec des implications géopolitiques. Dans un contexte où l’inflation demeure obstinément élevée partout dans le monde, même selon les statistiques officielles, où les marchés des actifs sont euphoriques et où la politique des banques centrales, particulièrement aux États-Unis, soulève des questions, les taux d’intérêt de la plupart des obligations gouvernementales occidentales à long terme ont atteint des sommets inégalés depuis plusieurs décennies. Les effets de cette hausse des taux n’ont été nulle part ailleurs aussi spectaculaires qu’au Japon, où a pris fin en 2024 une période de plus de 20 ans durant laquelle les taux d’intérêt oscillaient autour de zéro. La hausse des taux a exercé des pressions sur le budget et la monnaie du Japon, amenant le pays à tenter de vendre environ 50 milliards de dollars sur ses quelque 1 000 milliards de dollars d’obligations du Trésor américain afin d’acheter des yens et de soutenir sa monnaie. Les tensions ainsi exercées sur les obligations du Trésor américain, considérées comme les plus sûres et les plus liquides, de même que sur l’ensemble des marchés des changes, étaient intolérables pour les États-Unis. Le Japon s’est donc fait dire qu’il ne pouvait utiliser ses obligations du Trésor qu’en garantie d’emprunts plutôt que de tenter de les vendre directement. Cette situation a mené à une opération complexe, orchestrée par les États-Unis, consistant à vendre des euros pour acheter des yens, ce qui a accentué l’incertitude des marchés financiers mondiaux quant à ce qui constitue une valeur refuge.

    Positionnement actuel et perspectives

    Les indices environnementaux et les stratégies Greenchip ont sous-performé en juillet. Pour les indices, comme c’est presque toujours le cas, Tesla a eu une incidence disproportionnée. Son titre a chuté de plus de 20 %, peut-être en partie par association avec SpaceX, mais surtout en raison de la réaction négative aux résultats et aux prévisions, qui laissaient entrevoir des flux de trésorerie disponibles négatifs dans un avenir prévisible. Pour Greenchip, même si nous avons considérablement réduit nos positions dans les semi-conducteurs de puissance, les fortes baisses ont tout de même nui au rendement global, particulièrement celle de ST Micro, dont le titre a aussi chuté de plus de 20 % : ce recul s’explique davantage par la vague de ventes généralisée dans le secteur que par les résultats propres à l’entreprise, même si la baisse la plus marquée a suivi la publication de ceux-ci. Le fabricant de matériel agricole AGCO a reculé d’environ 15 % après la publication de ses résultats. La direction y a indiqué que les stocks chez les concessionnaires demeuraient problématiques et que la demande des agriculteurs resterait faible jusqu’en 2027, tandis que les coûts des intrants continuaient d’augmenter et que les prix de vente demeuraient modérés (voir le commentaire sur les prix des aliments ci-dessus). Du côté positif, les ajouts récents dans le secteur des logiciels d’ingénierie, Bentley et Dassault, ont bien fait, enregistrant des gains à deux chiffres. Le fabricant de compteurs électriques Itron a fait état d’une amélioration de ses marges et de ses commandes lors de la publication de ses résultats trimestriels, ce qui a fait grimper son titre de près de 20 %.

    Compte tenu du fort écart de rendement depuis le début de l’année et des valorisations élevées dans certains secteurs, nous avons été plus actifs en 2026, le taux de rotation du portefeuille ayant été supérieur à la normale, et nous prévoyons que cette tendance se poursuivra au cours des prochains mois.


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