Rapport trimestriel – Équipe des actions et des titres à revenu mondiaux Mackenzie

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    Du bureau de l'Équipe des actions et des titres à revenu mondiaux Mackenzie, T4 2025

    Fonds mondial de dividendes Mackenzie

    Faits saillants :

    • Le Fonds (série F) a progressé de 0,1 % au quatrième trimestre de 2025, à un rythme inférieur à celui de 1,7 % de l’indice MSCI Monde. Il a inscrit un rendement absolu vigoureux de 10,9 % en 2025, mais il a été devancé de 450 points de base par son indice de référence, l’indice MSCI Monde, ce qui témoigne d’une année très difficile pour les investisseurs axés sur la qualité.
    • Les enjeux à l’échelle des secteurs et des styles ont pesé sur les rendements, les marchés ayant continué de privilégier les titres de qualité inférieure, liés à l’intelligence artificielle (IA) et qui tirent parti du momentum. Pendant le trimestre, les secteurs de la finance et de l’industrie sont ceux qui ont été les plus désavantageux, en raison de notre sous-pondération des banques et des biens d’équipement européens et canadiens, et de notre exposition plus élevée aux sociétés spécialisées dans les données financières et aux sociétés de services commerciaux et professionnels, respectivement. Le secteur de la santé a contribué au rendement, mais nos placements n’ont pas suivi le rythme du secteur.
    • Nous demeurons fidèles à notre philosophie de placement à long terme – qui met l’accent sur la qualité et la durabilité – et nous considérons les enjeux de style et les dislocations du marché comme des éléments normaux des cycles de placement et souvent comme des occasions, tout en étant conscients de la façon dont les changements de structure du marché peuvent se répercuter sur les résultats à court terme.

    Au quatrième trimestre de 2025, le Fonds (série F) a progressé de 0,1 %, à un rythme inférieur à celui de 1,7 % de l’indice MSCI Monde. Il a ainsi conclu une année durant laquelle il a inscrit un rendement absolu vigoureux de 10,9 %, mais a tout de même été devancé de 450 points de base par son indice de référence mondial. Il s’agit du pire résultat relatif dégagé par le Fonds depuis que l’équipe est responsable de la gestion du portefeuille, soit à la fin de 2013. Ça, c’est la mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle est que nous avons produit un rendement à deux chiffres dans le contexte le plus difficile pour notre style de placement en plus de 30 ans, ce qui place le portefeuille en bonne position pour dégager des résultats supérieurs à mesure que les meneurs du marché se multiplieront.

    Les ratés du portefeuille au quatrième trimestre s’expliquent surtout par le positionnement sectoriel et les obstacles liés au style, le marché ayant récompensé les titres sensibles à la croissance et fortement influencés par le momentum. Les secteurs qui ont dégagé des rendements supérieurs sont ceux des services de communication (+9 %), de l’énergie (+1,6 %) et de la consommation de base (+1,4 %). Le Fonds a particulièrement profité de la santé (+5,3 %), soutenu par la vigueur du secteur en général et du fait qu’il s’agissait de notre plus forte surpondération;  toutefois, nos titres ont tiré de l’arrière par rapport au rendement de +9 % du secteur. Ce dernier a rebondi, soutenu par un regain de confiance découlant du fait que le ralentissement qui a frappé le monde des appareils et des services médicaux après la COVID-19 commencerait à se dissiper à mesure que se précise la politique de tarification des médicaments aux États-Unis. La faiblesse des rendements absolus et relatifs dans les secteurs de l’industrie (-4,9 %) et de la finance (-0,4 %) explique en grande partie les résultats inférieurs dégagés ce trimestre-ci.

    Si l’on regarde l’analyse rétrospective de 2025, nous avons commencé l’année en force, la publication du grand modèle de langage de DeepSeek en janvier ayant été une source de perturbations pour les chefs de file mondiaux de l’IA. L’émergence d’un modèle concurrentiel d’IA en Chine a menacé la suprématie de ChatGPT et de l’écosystème informatique de force brute qui soutenait les grands modèles de langage et les fournisseurs à très grande échelle aux États-Unis. S’est ensuite installée une fébrilité concernant l’incertitude sur les droits de douane qui a été favorable à notre mandat plus défensif et axé sur la qualité. Notre rendement supérieur s’est effrité depuis le jour de la libération, puisque le portefeuille n’a pas suivi le rebond du marché qui a été mené par un petit groupe de sociétés perçues comme les « gagnantes » de l’IA ainsi que par de nombreuses sociétés de qualité inférieure axées sur la valeur. Pour donner un aperçu de ce qui se passe autour de l’IA, à partir du 2 avril et durant les quelque 9 mois qui ont suivi, les titres des semi-conducteurs et du matériel connexe ont surpassé le marché américain de plus de 65 points de pourcentage sur une base équipondérée. Il s’agit de leur plus forte progression pendant cette période depuis la bulle technologique de 2003, une remontée qui surclasse en tout point de vue le rendement supérieur de 27 points inscrit par l’ensemble des actions axées sur le momentum au cours des 9 derniers mois. Les sociétés que l’on juge être les gagnantes de l’IA ont bien sûr joué un rôle important dans le mouvement tendanciel des dernières années, le tiers supérieur ayant surpassé le tiers inférieur d’environ 60 %, alors que ce rendement était de près de 40 % en 2024.

    À l’autre extrémité du spectre, les titres de qualité ont inscrit leur plus faible rendement relatif en 35 ans, lorsque cette caractéristique a commencé à être prise en compte. Si l’on examine ce qui a propulsé les marchés mondiaux outre la technologie l’an dernier, les actions non américaines, menées par l’Europe et le Canada, ont enregistré leur meilleur rendement relatif par rapport aux actions américaines depuis 1993. Le changement de politique monétaire et budgétaire a soutenu les actions européennes (en particulier les banques), et le Canada a été alimenté par les banques et les mines, qui représentent maintenant près de 19 % de l’indice de référence TSX. (À titre de rappel, le Fonds n’a sciemment jamais détenu d’actions canadiennes afin d’éviter tout chevauchement de participation avec les placements de nos clients au Canada.) Le secteur de la finance a progressé de plus de 23 % en 2025. Historiquement, les banques et les sociétés axées sur les marchandises d’Europe se situaient dans la partie inférieure de la courbe de qualité et n’ont jamais été des éléments centraux du Fonds. En raison de l’évolution des attentes de croissance en Europe et de la trajectoire prévue des taux d’intérêt aux États-Unis, les grandes banques mondiales ont inscrit un rendement nettement supérieur. La dépréciation du dollar américain – qui a reculé d’environ 10 % par rapport aux autres devises durant l’année – a également soutenu les rendements en devises autres qu’en dollars américains, étant donné l’augmentation des craintes à l’égard du déficit budgétaire.

    L’année 2025 étant chose du passé, les investisseurs peuvent, à juste titre, se questionner sur la possibilité que nous modifiions notre style de gestion ou nos processus de placements pour éviter que la sous-performance se poursuive. Nous ne croyons pas que des modifications soient nécessaires et ne voyons aucune raison d’abandonner une approche à long terme qui a bien servi le portefeuille tout au long des cycles. Nous mettons l’accent sur le juste prix pour acquérir les chefs de file des secteurs parce qu’au fil du temps, ce sont eux qui génèrent le genre de rendements corrigés du risque que ce mandat est censé produire. Pourquoi sommes-nous convaincus que notre style fonctionnera de nouveau? Parce que les entreprises qui surpassent la moyenne ont tendance à croître plus rapidement que leurs concurrentes, à générer des rendements supérieurs pour un capital moins important et des flux de trésorerie disponibles plus élevés qui, ultimement, sont convertis en valeur pour les actionnaires et en rendement des placements. Le portefeuille se négocie actuellement à peu près selon les mêmes multiples de valorisation que le marché (même s’il se négocie habituellement à prime), tout en offrant une croissance des bénéfices prévue, un rendement en dividendes et un taux de croissance des dividendes plus élevés, qu’il génère un rendement des capitaux propres et du capital investi nettement supérieur et qu’il est plus rentable que l’indice de référence. Après une année marquée par des difficultés sans précédent pour les investisseurs axés sur la qualité, nous avons confiance dans nos perspectives pour l’avenir. Le moment n’est pas venu de transformer notre philosophie de placement; il faut plutôt avoir confiance dans le positionnement à long terme du portefeuille.

    Cela dit, nous continuons d’évoluer dans certaines sphères : dans des éléments que nous pouvons et devrions améliorer. De nos jours, les marchés sont de plus en plus influencés par les stratégies systématiques, les placements fondés sur les facteurs et les investisseurs à court terme. Autrement dit, les gestionnaires actifs qui croient toujours à la recherche fondamentale doivent s’adapter à un marché où environ les deux tiers des cours sont dictés par les fonds quantitatifs, les algorithmes et les investisseurs particuliers. Les paramètres fondamentaux demeurent importants, mais la façon et le moment où ils sont pris en compte dans les cours ont changé. L’avantage réside de plus en plus dans la compréhension des raisons pour lesquelles une action est mal évaluée aujourd’hui et de ce qui changera la perception des investisseurs demain, et non pas simplement dans le fait de déterminer la valeur intrinsèque, d’investir et de passer à autre chose. Les marchés ne reposent plus uniquement sur les approches ascendantes et à long terme. Les investisseurs cherchent davantage à investir à court terme, et sont conscients des facteurs et sensibles aux momentum. Cette situation donne lieu à des évaluations erronées, en particulier en contexte de momentum négatif ou d’enjeux à court terme qui rendrait les actions temporairement inaccessibles à une vaste cohorte d’investisseurs, même si la capacité à générer des bénéfices à long terme demeure intacte. Un momentum négatif peut exacerber les ventes massives, tandis qu’une réorientation d’une trajectoire négative vers une stabilisation – souvent subtile – peut elle-même s’avérer un puissant catalyseur à mesure que les contraintes à court terme se dissipent.

    Les investisseurs prospères qui s’appuient sur les paramètres fondamentaux doivent donc bien comprendre qui détient le titre, quelles sont les données auxquelles ils réagissent (révisions des estimations, expositions aux facteurs, risques de baisse, etc.) et les signaux susceptibles d’entraîner un changement de perception. Il s’agit rarement d’un événement unique, mais souvent de la combinaison d’un momentum négatif en perte de vitesse, de changements cycliques ou de l’amélioration des paramètres fondamentaux propres à chaque société. La croissance peut représenter de la valeur lorsque la capacité à générer des bénéfices augmente et est réévaluée au fil du temps, même si le titre n’est jamais considéré comme statistiquement bon marché. Notre équipe considère depuis longtemps la valorisation, la qualité et la croissance comme faisant partie d’un même continuum plutôt qu’en vase clos. La souplesse dont nous faisons toujours preuve à l’égard de ce continuum nous permet de repérer des occasions dans un large éventail d’entreprises, tout en demeurant centrés sur la qualité et les rendements corrigés du risque. Nous sommes d’avis que cette approche place le portefeuille dans une position favorable si le peloton de meneurs du marché s’agrandit ou si l’incertitude augmente, et nous demeurons optimistes quant aux perspectives à long terme concernant notre style de placement axé sur la qualité; nous sommes par ailleurs optimistes par rapport à l’avenir.

    Ce qui a contribué au rendement

    Alphabet (+27 %) est un excellent exemple de l’influence qu’un changement de perspectives peut avoir sur le comportement d’un titre. Le cours de la société a reculé de plus de 18 % au premier trimestre, puis a progressé de plus de 90 % pendant le reste de l’année; un résultat final complètement à l’inverse de ce qu’il était au départ. Au début de l’année, la survie de la société était menacée par l’IA qui laissait présager la disparition de son moteur de recherche à l’origine de plus de 90 % de ses bénéfices. Or, la part de son moteur de recherche est passée d’environ 92 % en 2022 à 91 % depuis le lancement de ChatGPT, ce qui est loin d’être un effondrement. Il est également de plus en plus difficile de prédire qui sera le grand gagnant des grands modèles de langage. Au début de l’année, ChatGPT détenait plus de 85 % de la part de marché d’IA sur le Web (celle de Gemini était inférieure à 6 %). En janvier 2026, les données ont changé : ChatGPT détient maintenant une part de moins de 65 %, celle de Gemini est de plus de 21 %, et de nombreux autres joueurs (DeepSeek, Grok, Claude, Perplexity) gagnent également du terrain. À notre connaissance, Alphabet est la seule société véritablement intégrée dans l’univers de l’IA. En plus de la domination de son moteur de recherche qui perdure, elle figure parmi les chefs de file du secteur au chapitre des modèles de base, des services infonuagiques, de l’ampleur de ses plateformes de données et de ses capacités internes en matière de puces et de matériel. Aucune autre société ne peut se targuer d’avoir une telle envergure pour chacune des principales composantes de l’IA. Malgré des dépenses en immobilisations de près de 120 milliards de dollars l’an prochain, Alphabet continuera de générer des flux de trésorerie disponibles d’environ 70 milliards de dollars. Toutefois, nous sommes parfaitement conscients que le contexte peut brusquement changer. C’est pourquoi nous mettons constamment à l’épreuve nos perspectives à l’égard de la résilience des modèles d’affaires de chaque société à mesure que le monde évolue.

    La société suisse Roche (+25 %) a profité du contexte plus favorable aux entreprises du secteur de la santé et des résultats positifs de la phase 3 de son médicament giredestrant utilisé pour traiter le cancer du sein à un stade précoce et qui constitue la première avancée importante en endocrinothérapie en plus de 20 ans. L’action a aussi tiré parti des résultats concluants obtenus lors d’essais concernant l’inhibiteur de la tyrosine kinase de Bruton, un traitement pour les patients atteints de la forme primaire progressive ou de la forme rémittente de la sclérose en plaques. Par ailleurs, Roche a réalisé des progrès pour regarnir son bassin de produits de stade avancé, 5 autres projets ayant atteint la phase 3 pendant le trimestre.

    AngloGold Ashanti s’est hissée en tête du peloton pendant le trimestre, progressant de plus de 20 % grâce à la hausse du prix de l’or. La vigueur de l’or est alimentée par la politique inflationniste attendue de l’administration Trump, la dédollarisation de la banque centrale qui se poursuit et la forte demande des investisseurs particuliers en Chine. AngloGold a profité d’un levier d’exploitation élevé pour l’or, d’une valorisation intéressante (un ratio VE/BAIIA d’environ 5 fois et un rendement en dividendes d’environ 4 %) ainsi que d’une optimisation continue du portefeuille et d’une gestion du capital rigoureuse sous le chef de la direction Alberto Calderon. Au cours des dernières années, la société a restructuré son portefeuille au profit d’actifs à faible coût et à plus long terme, favorisant des marges et des flux de trésorerie disponibles plus solides tout au long du cycle. Grâce à sa présence diversifiée en Afrique, en Australie et en Amérique, à son bilan sain et à ses besoins limités en dépenses d’investissement, AngloGold demeure bien positionnée. La qualité et la longévité de son portefeuille d’actifs lui procurent de la résilience dans un contexte de faiblesse de l’or de même qu’un potentiel de hausse important lorsque les prix augmentent.

    Ce qui a nui au rendement

    L’action de Wolters Kluwer (-25 %) a été à la traîne au quatrième trimestre de 2025, en raison surtout du pessimisme entourant les éventuelles perturbations de l’IA associée à sa solution clinique – UpToDate – (10 % des ventes de Wolters), largement utilisé par les médecins. En conséquence, la valorisation a chuté de près de 50 %, passant de 28 à 15 fois le ratio cours/bénéfices tout au long de 2025, plutôt qu’un changement fondamental soudain se produise au sein de l’entreprise. Même si la société a déclaré une croissance interne de 6 % de son chiffre d’affaires en novembre et qu’elle a confirmé ses prévisions pour l’exercice 2025, le titre a inscrit un rendement inférieur. Elle a maintenu son programme de rachat d’actions pour soutenir le cours de son titre, rachetant pour 1 milliard d’euros en 2025 et bonifiant le programme de 200 millions d’euros. Wolters propose des outils essentiels qui aident les professionnels – comptables, médecins et avocats – dans leur prestation de services, comme en témoignent les taux de fidélisation de plus de 90 %. Ces produits se distinguent de la concurrence du fait qu’ils sont une marque de « confiance » puisque Wolters a recours à des experts internes pour valider le « contenu brut » de sorte que les médecins soient assurés que le contenu qu’ils lisent a été validé et confirmé par leurs pairs. Un autre facteur important est que le coût du produit est faible par rapport aux risques que prend le cabinet du médecin ou de l’avocat quant à l’utilisation de renseignements et de conseils erronés, ce qui est l’une des principales raisons pour lesquelles le « contenu gratuit » n’a jamais réussi à faire perdre des parts de marché à Wolters dans le passé. La société est susceptible de continuer à publier des résultats stables, mais le titre ne se comportera pas comme il faut tant que la confiance ne se sera pas rétablie et que les nouvelles menaces concurrentielles seront évitées. Nous conservons le titre de Wolters dans le Fonds, mais nous sommes également conscients du risque de perturbations de l’IA; par conséquent, nous attendons d’avoir plus de précisions avant de prendre la décision d’augmenter la pondération.

    Motorola Solutions (-17 %) a dégagé d’excellents rendements à long terme au sein du portefeuille. Nous avons établi une position en 2015, que nous avons vendue quelques années plus tard, pour ensuite réinvestir dans la société en 2020. L’action a dégagé un rendement inférieur durant la dernière année, les investisseurs ayant délaissé les sociétés de logiciels au profit des entreprises de matériel technologique axées sur l’IA. Le titre s’est déprécié, malgré une croissance des bénéfices soutenue à deux chiffres. L’entreprise demeure fondamentalement robuste, soutenue par un carnet de commandes sans précédent de 14,6 milliards de dollars, dont environ 75 % sont des logiciels et des services à marge élevée. Ce carnet de commandes est en croissance constante depuis plusieurs années et devrait continuer de profiter de l’augmentation des dépenses des municipalités ainsi que du soutien accru des organismes fédéraux. L’acquisition de Silvus viendra bonifier les marges globales de Motorola, solidifier sa présence militaire aux États-Unis et augmenter ses capacités dans les réseaux mobiles ad hoc, lui permettant d’atteindre un marché potentiel de plusieurs milliards de dollars en croissance rapide pour les drones et les systèmes sans pilote. Nous croyons que le marché évalue mal cette occasion à long terme. Parallèlement, Motorola joue toujours un rôle essentiel dans les communications liées à la sécurité publique, notamment dans les applications vidéo et vocales à large bande, assorties de longs contrats, de coûts de transition élevés et d’une excellente prévisibilité de revenus.

    Meta (-11 %) a été à la traîne, malgré une croissance de 26 % de son chiffre d’affaires au dernier trimestre, les investisseurs se concentrant sur la forte hausse des dépenses d’investissement consacrées aux centres de données et aux serveurs liés à l’IA. Cette situation a ravivé les préoccupations entourant la compression des flux de trésorerie disponibles et les rendements incertains, un contexte qui n’est pas sans rappeler le scepticisme observé en 2022 (avant que le chef de la direction Mark Zuckerberg déclare 2023 comme l’année de l’efficacité). Les pertes du volet Reality Labs qui se prolongent et la perspective limitée de la monétisation à court terme de l’IA générative ont également pesé sur la confiance des investisseurs. Ce contexte a éclipsé l’amélioration des paramètres fondamentaux des activités de base. Nous conservons notre position en raison du moteur publicitaire très rentable de Meta, soutenu par environ 3,5 milliards d’utilisateurs actifs quotidiens sur Facebook et Instagram, ainsi que des premières améliorations tangibles du ciblage des publicités et des recommandations de contenu fondées sur l’IA. La portée, le niveau d’engagement et les données intégrées des plateformes de Meta soutiennent toujours une forte demande des annonceurs, et les investissements dans Llama et les infrastructures d’IA pourraient révéler d’autres possibilités de monétisation au fil du temps.

    Changements apportés au Fonds mondial de dividendes Mackenzie

    Nous avons établi une position dans National Grid, qui exploite un réseau de transport d’électricité au Royaume-Uni et dans le nord-est des États-Unis. National Grid est une société qui fait partie de l’« équipe de rêve »; nous avons déjà détenu le titre dans le passé. Nous avons vu une occasion de réinvestir dans la société pendant le trimestre, car l’incertitude créée par son nouveau programme d’investissement en capital a entraîné une faiblesse de son cours. Nous croyons que National Grid est un titre défensif assorti de bonnes perspectives de croissance. Ses réseaux réglementés au Royaume-Uni et aux États-Unis sont au cœur d’un cycle de mise à niveau du réseau sur plusieurs décennies, ce qui stimule une croissance à un chiffre élevé de la base d’actifs réglementée et de la croissance du bénéfice par action. Les bénéfices sont liés à l’inflation et protégés par des mécanismes réglementaires favorables. National Grid offre un rendement en dividendes intéressant de 4 %.

    DSV est devenu le plus important transitaire au monde après avoir fait l’acquisition de DB Schenker en 2025. Nous avons détenu le titre de DSV dans le passé et nous croyons que le marché sous-évalue sa croissance idiosyncrasique des bénéfices issue des synergies découlant de l’intégration de Schenker. Selon les prévisions de DSV, les synergies de coûts découlant de l’acquisition et de l’intégration de Schenker – qui totalisent 9 milliards de couronnes danoises (plus de 1,9 milliard de dollars) – et la croissance sous-jacente qui avoisine 5 % du BAII, pourraient facilement se traduire par une croissance des bénéfices à deux chiffres pour la société. De plus, Schenker augmente le volume du transport routier de DSV, ce qui permet à cette dernière d’accroître davantage les marges de ce volet. Plus important encore, Schenker apporte à DSV une plateforme logicielle exclusive qui lui permettra de réduire sa dépendance au système logiciel CargoWise One de WiseTech. DSV possède déjà la meilleure architecture informatique du secteur et est bien positionnée pour l’IA agentive, la technologie gagnant en popularité.

    Nous avons ajouté une nouvelle position dans NextEra Energy durant le trimestre. Environ 70 % de l’actif et des bénéfices proviennent de Florida Power & Light, la plus importante société de services publics d’électricité réglementée aux États-Unis, qui a invariablement produit un rendement des capitaux propres dans le décile supérieur au sein d’un cadre réglementaire accommodant. Sa structure de coûts avantageuse favorise l’abordabilité pour les clients et le réinvestissement continu. À peu près 30 % du reste des bénéfices proviennent de NextEra Energy Resources, un leader de longue date dans la production d’électricité à grande échelle. Ensemble, ces entreprises permettent à NextEra de profiter de la hausse de la demande d’électricité découlant de la modernisation du réseau et de la croissance de la capacité liée à la technologie. La stabilité réglementaire et l’efficacité opérationnelle permettent à la société de croître plus rapidement et d’obtenir des rendements plus élevés que ceux de la plupart des autres services publics, tout en offrant un rendement en dividendes intéressant d’environ 3 %.

    Durant le trimestre, nous avons repris une position dans Thermo Fisher. Thermo propose des outils essentiels à la découverte, au développement et à la fabrication pour l’ensemble des plateformes thérapeutiques biopharmaceutiques, et travaille depuis des décennies à l’intégration de ses systèmes dans les flux de travail des organismes de réglementation. Ces systèmes essentiels en boucle fermée créent des relations durables et à long terme avec la clientèle. Le moment est propice : la demande pour les bioprocédés émerge d’un cycle de réduction des stocks prolongé, les taux d’utilisation s’améliorent et les commandes se stabilisent au fil de la normalisation des conditions de financement. Dans ce contexte, Thermo est positionnée pour accélérer sa croissance, soutenue par la reprise des bioprocédés, la consolidation des fournisseurs et le rapatriement des sociétés pharmaceutiques. L’ampleur, l’envergure et l’intégration de la société tout au long du cycle de vie des médicaments en font un partenaire de confiance plutôt qu’un fournisseur transactionnel.

    Pendant le trimestre, nous avons établi une position dans Wells Fargo, renouant avec une banque qui fait partie de l’« équipe de rêve » depuis longtemps et un ancien placement. Wells Fargo est la troisième banque américaine en importance au chapitre des revenus et des dépôts et a toujours été l’une des banques de services aux consommateurs les plus robustes au pays. Depuis le scandale des pratiques de vente de 2016, la banque était soumise à un plafond d’actif qui a freiné sa croissance pendant près d’une décennie. En 2025, ce plafond a été levé à la suite des importants correctifs apportés et de l’arrivée d’une nouvelle équipe de direction axée sur la croissance durable. En l’absence d’un tel plafond, Wells Fargo est maintenant en mesure de réinvestir dans les cartes de crédit, les services bancaires d’investissement et la négociation, des secteurs qui ont historiquement stimulé les rendements. Les premiers progrès sont évidents, les activités des services bancaires d’investissement s’étant hissées au 8e rang (12e rang il y a 2 ans) à l’échelle mondiale en ce qui concerne les services-conseils en fusions et acquisitions en 2025. Une importante base de dépôts à faible coût et de nombreux consommateurs à l’échelle nationale constituent une assise solide pour l’amélioration de la croissance des bénéfices.

    Nous nous sommes départis de notre position dans Aena. Nous aimons toujours la société et ses actifs aéroportuaires, mais nous croyons qu’il y aura de meilleures occasions ailleurs, surtout vu qu’Aena accélérera ses investissements en capital pour accroître sa capacité aéroportuaire au cours des prochaines années. Nous nous attendons à ce que la production de flux de trésorerie disponibles diminue durant cette période et limite tout potentiel de croissance des dividendes. Depuis le premier appel public à l’épargne d’Aena il y a 10 ans, la thèse sous-jacente était fondée sur sa capacité à accroître l’achalandage sans investissement en capital supplémentaire, mais comme la fréquentation a doublé au cours des 10 dernières années pour atteindre 321 millions de passagers en 2025, Aena doit investir dans des capacités supplémentaires. La société a récemment annoncé un programme d’investissements en capital de 10 milliards d’euros jusqu’en 2031 dans le cadre du nouveau programme DORA 3. Aena demeure une société de l’« équipe de rêve »; nous suivrons les progrès de son programme de dépenses d’investissement.

    Durant le trimestre, nous avons liquidé notre placement dans Sysco, le plus important distributeur alimentaire au monde. L’envergure, le pouvoir d’achat et le réseau de distribution national de Sysco demeurent des facteurs positifs importants, en particulier pour ce qui est de servir les grands clients multirésidentiels. Toutefois, la faiblesse des marchés finaux des services alimentaires, en particulier dans le segment de la restauration, a pesé sur la croissance des volumes et maintenu les résultats en deçà des moyennes à long terme. Par ailleurs, la spéculation prolongée entourant les fusions entre les principaux concurrents de Sysco a créé de l’incertitude et limité le titre. Même si nous croyons que ces pressions sont plus cycliques que structurelles, nous avons choisi de réaffecter le capital aux occasions dont le potentiel de croissance et de rendement à court terme est plus net.

    Nous avons liquidé notre placement dans Qualcomm pendant le trimestre, car le titre s’est redressé en réaction aux rumeurs selon lesquelles les puces d’accélérateur de la société conçues pour l’inférence de l’IA entreraient sur le marché en 2026, lui permettant de diversifier ses revenus qui dépendent des téléphones intelligents et de faire son entrée sur un marché dominé par Nvidia et AMD. Qualcomm demeure un chef de file technologique au chapitre des puces de connectivité et des licences, et possède une longue feuille de route en matière d’innovation. Toutefois, l’absence d’une exposition importante aux marchés des centres de données a freiné le titre par rapport à ses pairs des semi-conducteurs dans le cycle actuel, et il reste à voir si les nouvelles puces d’IA de la société gagneront en popularité au-delà des jeunes entreprises clientes de l’IA au Moyen-Orient qui se sont engagées à les déployer. Cette dynamique a été accentuée par la transition graduelle d’Apple vers le développement interne de puces, ce qui a pesé sur la prévisibilité de la croissance à court terme, même si le marché en a bien tenu compte. Malgré la croissance vigoureuse du volet automobile de Qualcomm, nous nous attendons à ce que la croissance globale des bénéfices demeure limitée pour les prochaines années, ce qui nous a amenés à privilégier des occasions mieux positionnées.

    Nous avons vendu Marsh & McLennan durant le trimestre en raison du contexte plus difficile de la tarification de l’assurance de dommages et de la concurrence accrue à l’égard des services-conseils en fusions et acquisitions, qui ont exercé des pressions sur la croissance à court terme. Marsh exerce ses activités à titre de courtier d’assurance et n’assume pas le risque de souscription, mais son modèle de revenus fondé sur les commissions est sensible aux cycles de tarification de l’assurance. Même si Marsh demeure une société de grande qualité, d’envergure mondiale et ayant des relations étroites avec ses clients, nous croyons que les difficultés liées à la croissance à court terme l’emportent sur les occasions actuelles et qu’il existe des profils risque-rendement plus intéressants ailleurs dans le secteur de la finance.

    Nous nous sommes défaits de notre position dans AT&T pendant le trimestre. Même si AT&T s’est bien comportée sur le plan opérationnel, tout en profitant d’une hausse des abonnés au service sans fil et d’une stratégie différenciée de fibre optique à domicile, le contexte de placement a changé. Le ralentissement de la croissance du nombre d’abonnés dans le secteur, le prochain cycle des téléphones intelligents qui pourrait inciter les plus petits joueurs à adopter des pratiques concurrentielles plus redoutables, et la décision d’AT&T d’élargir son spectre au moyen d’acquisitions a modifié le profil de répartition du capital et réduit la marge de manœuvre intégrée à notre thèse initiale. Comme le profil risque-rendement est moins intéressant, nous avons choisi de redéployer le capital ailleurs.

    Nous avons vendu le reste de notre position dans Unilever et consolidé notre position dans Nestlé. Nous croyons qu’Unilever est plus avancée dans sa restructuration, mettant fin à un processus de transformation pluriannuel avec la scission récente de sa division de crème glacée, Magnum. Depuis l’arrivée de Nelson Peltz à Unilever en 2022, le titre a devancé celui de Nestlé de 64 points. Unilever demeure une société de l’« équipe de rêve », mais nous croyons que Nestlé offre une meilleure perspective de rendement grâce au potentiel de hausse supplémentaire découlant de sa restructuration.

    Nous avons liquidé le placement dans Shell au cours du dernier trimestre pour réinvestir le produit dans TotalEnergies. Nous avons décidé de réallouer le capital principalement en raison de l’offre excédentaire de gaz naturel qui devrait peser sur les prix à moyen terme, une situation à laquelle Shell est plus exposée. Par ailleurs, Total offre un meilleur potentiel de rendement asymétrique en raison des améliorations qu’elle a apporté. La société vise une croissance des flux de trésorerie disponibles par action d’environ 20 % pendant les cinq prochaines années ou jusqu’en 2030. Cette cible a été fixée compte tenu des actifs à faible coût que détient la société et de ses projets en amont qu’elle commencera à exploiter au cours des cinq prochaines années, ce qui devrait mener à un taux de croissance annuel de la production de 4 % à un seuil de rentabilité de 30 $/bep au comptant après impôt. La division d’électricité intégrée de Total a aussi pris de l’envergure, si bien qu’elle produira des flux de trésorerie disponibles positifs d’ici 2028 et devrait générer un RCE de 12 % d’ici 2030. Même si Shell fait toujours partie des sociétés de l’« équipe de rêve », Total représente une meilleure occasion en raison des améliorations qui sont apportées à la structure de l’entreprise, de sa façon de répartir de son capital et de son rendement en dividendes de près de 6 %.

     

    1 an

    3 ans

    5 ans

    10 ans

    Depuis le changement de gestionnaire*

    Fonds mondial de dividendes Mackenzie – série F

    10,9 %

    16,1 %

    11,1 %

    10,7 %

    12,0 %

    Indice MSCI Monde RN ($ CA)

    15,4 %

    21,6 %

    13,8 %

    12,0 %

    12,8 %

    Équipe de gestion du portefeuille

    Darren McKiernan, chef d’équipe, vice-président principal, gestionnaire de portefeuille, Gestion des placements, Placements Mackenzie

    Katherine Owen, vice-présidente, gestionnaire de portefeuille, Gestion des placements, Placements Mackenzie

    Dave Chan, vice-président, gestionnaire de portefeuille, Gestion des placements, Placements Mackenzie

    James Barnby, vice-président adjoint, gestionnaire de portefeuille, Gestion des placements, Placements Mackenzie



    Les placements dans les fonds communs peuvent donner lieu à des commissions de vente et de suivi, ainsi qu’à des frais de gestion et autres. Veuillez lire le prospectus avant d’investir. Les taux de rendement indiqués représentent le rendement annuel composé historique total au 31 décembre 2025, y compris les variations de valeur des titres et le réinvestissement de toutes les distributions, et ne tiennent pas compte des frais d’acquisition, de rachat, de distribution ou facultatifs ni des impôts sur le revenu payables par tout(e) porteur(se) de titres et qui auraient réduit le rendement. Les placements dans les fonds communs ne sont pas garantis, leur valeur varie fréquemment et leur rendement antérieur peut ne pas se reproduire.

    Le rendement de l’indice ne tient pas compte de l’incidence des frais, commissions et charges payables par les investisseurs et investisseuses dans des produits de placement qui cherchent à reproduire un indice.

    Ce document renferme des renseignements prospectifs fondés sur des prévisions d’événements futurs au 16 janvier 2026. La Corporation Financière Mackenzie ne mettra pas nécessairement à jour ces renseignements pour tenir compte des changements survenus après cette date. Les énoncés prospectifs ne garantissent en rien les rendements futurs, et les risques et incertitudes peuvent souvent amener les résultats réels à différer de manière importante des renseignements prospectifs ou des attentes. Parmi ces risques, signalons, entre autres, les changements ou la volatilité touchant les conditions économiques et politiques, les marchés des valeurs mobilières, les taux d’intérêt et de change, la concurrence, les marchés boursiers, la technologie ou la loi ou résultant d’événements catastrophiques. Ne vous fiez pas indûment aux renseignements prospectifs. Par ailleurs, toute déclaration à l’égard de sociétés ne constitue pas une promotion ou une recommandation d’achat ou de vente d’un titre quelconque.

    Le contenu de ce commentaire (y compris les faits, les perspectives, les opinions, les recommandations, les descriptions de produits ou titres ou les références à des produits ou titres) ne doit pas être pris ni être interprété comme un conseil en matière de placement, ni comme une offre de vente ou une sollicitation d’offre d’achat, ou une promotion, recommandation ou commandite de toute entité ou de tout titre cité. Bien que nous nous efforcions d’assurer son exactitude et son exhaustivité, nous ne sommes aucunement responsables de son utilisation.

    Le 26 juillet 2013, le Fonds mondial de dividendes Mackenzie a modifié son mandat d’investissement dans les titres de participation et les titres à revenu fixe de sociétés qui exercent des activités principalement liées à l’infrastructure pour investir principalement dans les titres de participation de sociétés partout dans le monde qui versent ou devraient verser des dividendes. Le rendement antérieur à cette date a été obtenu dans le cadre des objectifs précédents.

    Le taux de rendement est utilisé uniquement pour illustrer les effets du taux de croissance composé et n’est pas une indication des valeurs futures du fonds commun ou des rendements du capital investi dans le fonds commun.