Une réorientation des politiques, pas un repositionnement des portefeuilles
DANS CET ARTICLE
Points à retenir
- Les élections de mi-mandat façonnent les politiques budgétaires, commerciales et réglementaires qui influent directement sur les marchés financiers.
- Les marchés intègrent généralement l’incertitude avant les élections, mais ils ont historiquement tendance à rebondir une fois les résultats connus.
- Les investisseurs devraient donc rester concentrés sur les paramètres fondamentaux économiques et liés aux bénéfices plutôt que de prendre des décisions de portefeuille uniquement en fonction des résultats des élections.
Comment la politique rejoint les marchés
Parmi les grands rendez-vous politiques de 2026, les élections de mi-mandat aux États-Unis devraient avoir la plus grande incidence sur les marchés financiers durant le second mandat du président Donald Trump. Comme l’ensemble des sièges de la Chambre des représentants et 35 sièges au Sénat seront en jeu, un léger changement dans les préférences des électeurs suffirait à faire basculer l’équilibre des forces au Congrès. Pour les investisseurs, l’enjeu ne tient pas seulement au parti qui l’emportera, mais aussi à la mesure dans laquelle l’administration pourra mettre en œuvre son programme au cours des deux prochaines années.
Par conséquent, la composition du Congrès importe davantage que les manchettes électorales elles-mêmes. Les marchés regardent au-delà du nombre de sièges pour évaluer si Washington reste unifiée, se dirige vers une impasse partielle ou devient complètement divisée. Chaque scénario donnerait lieu à un contexte politique différent, avec des répercussions sur les politiques budgétaires, les changements réglementaires, les initiatives commerciales, les émissions de titres du Trésor, la croissance économique et les marchés financiers.
L’histoire donne à penser que les élections de mi-mandat sont plus souvent une source d’incertitude qu’une raison de rajuster le positionnement à long terme du portefeuille. Les résultats politiques peuvent influencer la composition des chefs de file sur le marché et créer des périodes de volatilité accrue, en particulier dans les secteurs les plus exposés aux changements dans les politiques budgétaires, fiscales et réglementaires. Ces effets ont généralement été de nature cyclique plutôt que structurelle.
Les investisseurs sont donc mieux servis s’ils considèrent les élections de mi-mandat de 2026 comme un événement qui pourrait redéfinir le contexte politique plutôt que le paysage des placements. Le résultat aidera à déterminer l’orientation de la politique budgétaire et réglementaire et pourrait influer sur le leadership du marché au cours des deux prochaines années. Bien que les événements politiques puissent parfois influencer les marchés à la marge, à plus long terme les rendements boursiers américains ont davantage reposé sur la croissance économique, la politique monétaire et les bénéfices des sociétés que sur la couleur politique du Congrès.
C’est à la Chambre que le risque est le plus clair
Lorsqu’il s’agit d’évaluer le risque politique, la Chambre des représentants est l’institution à surveiller de plus près, puisqu’elle tend à refléter plus fidèlement les changements d’humeur de l’électorat que le Sénat. Par le passé, le taux d’approbation du président a été l’un des indicateurs les plus fiables pour anticiper les gains et les pertes de sièges à la Chambre lors des élections de mi-mandat. Les présidents qui abordent leurs premières élections de mi-mandat avec une faible cote d’approbation ont généralement subi des pertes plus importantes à la Chambre. La figure 1 illustre plus clairement cette relation. Le taux d’approbation actuel du président Trump se situe dans le bas de la fourchette historique, ce qui laisse entrevoir une perte d’environ 35 sièges à la Chambre pour les républicains si la relation historique se maintient.
Figure 1 : Taux d’approbation et sièges gagnés
ou perdus à la Chambre lors des premières élections de mi-mandat
(Gallup, RCP, Chambre des représentants des États-Unis)
Source : Gallup, RealClearPolitics (RCP), Chambre des représentants des États-Unis.
Le Sénat présente un portrait plus complexe. Contrairement à la Chambre, dont les 435 sièges sont renouvelés tous les deux ans, le Sénat est une institution à caractère semi-permanent où seul le tiers des sièges est en jeu tous les deux ans. Par conséquent, les 35 sièges du Sénat (33 sièges ordinaires et deux sièges faisant l’objet d’élections partielles) qui seront en jeu cet automne seront assortis d’un mandat de six ans. Le contrôle du Sénat dépendra donc vraisemblablement de l’issue d’un petit nombre de courses très disputées dans certains États. Comme le montre la figure 2, les démocrates doivent gagner quatre sièges pour obtenir la majorité. Ils devront donc conserver des sièges difficiles à défendre en Géorgie, au New Hampshire et au Michigan, tout en ravissant aux républicains des sièges dans des États comme la Caroline du Nord, le Maine, l’Alaska et l’Ohio. En raison de cette faible marge de manœuvre, la course au Sénat est plus compétitive et plus difficile à prévoir que celle à la Chambre.
Figure 2 : Probabilités de victoire démocrate dans les courses au Sénat
(Polymarket, 15-06-2026)
* Les probabilités au NE supposent une candidature d’Osborn (I).
Source : Polymarket, au 15 juin 2026.
Dans l’ensemble, les données pointent vers une probabilité croissante d’un gouvernement divisé plutôt que d’un gouvernement unifié. Même s’il ne faut pas considérer les sondages et les marchés de prédiction comme des prévisions, ils peuvent néanmoins offrir une indication utile de la dynamique politique actuelle. Les indicateurs actuels laissent croire que le contrôle républicain de la Chambre est davantage sous pression, tandis que la course au Sénat demeure plus serrée. Compte tenu de la mince majorité actuelle à la Chambre, un léger déplacement des intentions de vote pourrait suffire aux démocrates pour en prendre le contrôle.
Les différents scénarios possibles à Washington
En fin de compte, la soirée des élections, la véritable question est de savoir de quelle marge de manœuvre budgétaire Washington disposera au cours des deux prochaines années. Notre scénario de base demeure qu’un gouvernement divisé est le résultat le plus probable. Par « gouvernement divisé », nous entendons une situation où le pouvoir exécutif (le président) demeure entre les mains des républicains, alors que le pouvoir législatif (le Congrès, composé de la Chambre des représentants et du Sénat) n’est plus entièrement contrôlé par ce parti. Cela ne paralyserait pas le gouvernement, mais compliquerait considérablement la mise en œuvre d’une nouvelle vague de mesures budgétaires importantes. Dans un tel contexte, les investisseurs s’intéresseraient davantage aux négociations budgétaires, aux discussions entourant le plafond de la dette et aux mesures du pouvoir exécutif qu’aux vastes programmes législatifs. Le résultat serait probablement un rythme plus lent de mise en œuvre des politiques, plutôt qu’un changement fondamental de la trajectoire économique.
Le maintien d’un gouvernement républicain unifié changerait la donne. Dans le cadre d’un gouvernement républicain unifié, le parti conserverait le contrôle de la Maison-Blanche et du Congrès. L’administration disposerait d’une marge de manœuvre beaucoup plus grande pour mettre en œuvre ses priorités en matière de fiscalité, de dépenses publiques et de déréglementation, ce qui pourrait, dans un premier temps, soutenir les attentes de croissance et la confiance des entreprises. L’attention des marchés devrait toutefois rapidement se tourner vers l’ampleur des emprunts supplémentaires nécessaires pour financer ces mesures. Compte tenu du contexte budgétaire actuel, l’offre de titres du Trésor américain et l’évolution des taux à long terme deviendraient vraisemblablement les principaux enjeux à surveiller.
Un Congrès contrôlé par les démocrates aurait des implications différentes. Son importance tiendrait moins à ce qu’il pourrait accomplir qu’à ce qu’il pourrait empêcher. Les grandes initiatives budgétaires deviendraient plus difficiles à adopter, ce qui réduirait la probabilité d’une nouvelle expansion du déficit. Cela pourrait être modestement favorable à la duration, mais n’éliminerait pas l’incertitude entourant les politiques. Le commerce, les droits de douane et certaines parties du programme réglementaire resteraient en grande partie sous le contrôle du pouvoir exécutif.
Les résultats du soir des élections influeront sur le rythme de l’élaboration des politiques et sur la nature des risques politiques auxquels les marchés seront confrontés, mais ils ne devraient pas remettre en cause les forces macroéconomiques qui déterminent en fin de compte les rendements à long terme. La politique pourrait façonner la prochaine étape du cycle, mais il est peu probable qu’elle réécrive l’histoire.
Comment les marchés pourraient réagir aux résultats
Les marchés boursiers ont historiquement suivi une tendance reconnaissable autour des élections de mi-mandat aux États-Unis. Au début du cycle présidentiel, les investisseurs se concentrent sur ce que la nouvelle administration pourrait accomplir. À l’approche des élections de mi-mandat, l’incertitude entourant la composition du prochain Congrès pèse souvent sur la confiance. Une fois le résultat connu, cette incertitude s’estompe et les marchés commencent à se recentrer sur le cycle économique. La figure 3 illustre cette tendance : historiquement, la deuxième année du cycle présidentiel a été la moins favorable pour l’indice S&P 500, les rendements ayant généralement été plus solides après les élections de mi-mandat.
Figure 3 : Rendements moyens des cours de l’indice S&P 500
pendant le cycle présidentiel de quatre ans
(1961-2024)
Source : Strategas, Policy Outlook, 16 juin 2026, page 7.
La figure 4 offre une autre perspective. Depuis 1938, l’indice S&P 500 n’a jamais enregistré de rendement négatif au cours des 12 mois ayant suivi les élections américaines de mi-mandat. Les données historiques donnent à penser qu’une fois l’incertitude électorale dissipée, les marchés boursiers ont tendance à poursuivre leur progression, peu importe l’issue du scrutin. Il est difficile d’établir un lien de causalité direct, mais les données empiriques montrent que la dissipation de l’incertitude a historiquement été favorable aux investisseurs en actions.
Figure 4 : Rendement de l’indice S&P 500
Période de 12 mois suivant les élections de mi-mandat
Moyenne = 14,8 %
Source : Placements Mackenzie.
Les répercussions des élections sur les politiques sont toutefois plus importantes que le résultat lui-même. Une victoire républicaine sur toute la ligne serait vraisemblablement bien accueillie, du moins dans un premier temps, par les marchés boursiers. Les investisseurs percevraient alors des perspectives plus favorables en matière de réductions d’impôt, d’allègement réglementaire et d’investissement intérieur, ce qui avantagerait vraisemblablement les entreprises de moindre envergure, les secteurs de l’industrie, de l’énergie et de la finance, ainsi que les sociétés bénéficiant des dépenses en défense et de la relocalisation de la production. La réaction initiale des marchés serait sans équivoque : des perspectives de croissance plus favorables et un contexte plus propice à la progression des bénéfices des sociétés.
La véritable question est toutefois de savoir pendant combien de temps cet optimisme se maintiendrait. Les déficits étant déjà élevés, le marché obligataire tournerait rapidement son attention vers le coût du financement de cette croissance. Si une augmentation des émissions de titres du Trésor et le raffermissement des attentes d’inflation faisaient monter les taux à long terme, la progression des marchés pourrait perdre de son ampleur. Les banques et certaines sociétés cycliques pourraient continuer d’en bénéficier, tandis que les titres de croissance aux valorisations élevées, l’immobilier et d’autres secteurs sensibles aux taux risqueraient d’éprouver davantage de difficultés. Une victoire républicaine sur toute la ligne pourrait donc soutenir les attentes à l’égard des bénéfices des sociétés, sans pour autant entraîner une hausse généralisée des valorisations boursières.
Un Congrès divisé pourrait offrir une autre forme de stabilité. La figure 5 montre que les marchés boursiers se sont historiquement bien comportés en fonction de plusieurs configurations de gouvernement divisé, non pas parce que l’impasse politique est intrinsèquement favorable, mais parce qu’elle réduit l’éventail des résultats possibles en matière de politiques. Un gouvernement divisé réduirait les chances de voir adopter une nouvelle initiative budgétaire d’envergure et rendrait plus difficile la mise en œuvre de changements importants en matière de fiscalité, de dépenses publiques et de réglementation. Cela pourrait limiter une partie du potentiel de croissance, mais réduirait également le risque d’une nouvelle hausse marquée des déficits et des taux obligataires.
Figure 5 : Contrôle partisan, rendement annuel moyen du S&P
(1933-2025, excluant 2001-2002)
Source : Strategus (2).
* Les données excluent les années 2001 et 2002 en raison du changement de parti du sénateur Jeffords au milieu de l’année 2001.
Pour les marchés, l’attrait serait une plus grande prévisibilité. Les entreprises pourraient planifier leurs activités avec davantage de confiance, tandis que les investisseurs seraient en mesure de recentrer leur attention sur les bénéfices, la solidité des bilans et les données fondamentales des sociétés. Si les taux à long terme demeurent contenus, les titres de croissance de qualité et les autres actifs à duration plus longue pourraient en bénéficier. Le bruit politique ne disparaîtrait pas pour autant, mais il se manifesterait vraisemblablement davantage par les négociations budgétaires, les risques de paralysie gouvernementale et les mesures prises par le pouvoir exécutif que par l’adoption de vastes projets de loi.
Un Congrès entièrement contrôlé par les démocrates susciterait une réaction plus partagée de la part des marchés. Les secteurs qui ont profité des attentes de nouvelles baisses d’impôt, d’un allègement de la réglementation et d’un soutien accru des politiques pourraient subir des pressions, en particulier les entreprises cycliques axées sur le marché intérieur et celles étroitement liées au programme de l’administration fédérale. En même temps, un tel résultat pourrait imposer une contrainte plus ferme à toute expansion budgétaire supplémentaire.
Le marché obligataire deviendrait alors un élément central de l’équation. Si les investisseurs anticipent des besoins d’emprunt moins importants et une pression moindre sur l’offre de titres du Trésor américain, les taux à long terme pourraient reculer. Cela favoriserait les secteurs de la technologie, de l’immobilier et des services aux collectivités ainsi que les autres segments du marché sensibles aux taux, même si les attentes à l’égard de la croissance nominale devaient s’atténuer. Les marchés seraient donc plus enclins à intégrer un changement dans les chefs de file sectoriels qu’à interpréter ce résultat comme étant uniformément positif ou négatif.
Conclusion
Pour les investisseurs, les élections de mi-mandat consistent moins à déterminer quel parti l’emportera qu’à évaluer dans quelle mesure l’incertitude entourant les politiques persistera. La majorité républicaine à la Chambre semble vulnérable, l’issue de la course au Sénat se jouera État par État, et le scénario le plus probable est un contexte où la marge de manœuvre législative sera plus limitée. Les marchés n’ont pas besoin d’un résultat parfait. Ils réagissent souvent lorsque l’éventail des résultats possibles commence à se resserrer et que les investisseurs peuvent évaluer le contexte des politiques avec une plus grande confiance.
Le contexte boursier est plus nuancé que ne le laisserait croire le schéma habituel des élections de mi-mandat. Les actions ont évité le repli préélectoral qui crée souvent les conditions propices à un fort rebond après les élections de mi-mandat, principalement parce que la résilience de la croissance économique, la solidité des bénéfices des sociétés et la poursuite des investissements dans l’intelligence artificielle ont maintenu la confiance des investisseurs. Une partie des avantages associés à une plus grande clarté concernant les politiques pourrait donc déjà être intégrée dans les cours. Une remontée attribuable au soulagement des marchés demeure possible, particulièrement si un gouvernement divisé réduit le risque de changements majeurs en matière de politique budgétaire ou de réglementation. Toutefois, cette remontée pourrait davantage se manifester par un changement des chefs de file que par une progression généralisée du marché.
La politique pourrait influencer le rythme de la politique budgétaire, l’orientation de la réglementation et les secteurs qui mèneront le marché au cours des prochains mois. Il est moins probable qu’elle modifie les facteurs qui déterminent en fin de compte les rendements à long terme. La croissance économique, les bénéfices des sociétés, l’inflation et les taux d’intérêt demeureront des facteurs plus déterminants pour les marchés que la répartition des sièges au Congrès. La volatilité liée aux élections devrait donc être perçue comme une occasion d’améliorer la qualité des portefeuilles et d’accroître sélectivement l’exposition aux secteurs ou aux titres dont la thèse de placement demeure intacte. À notre avis, les élections de mi-mandat de 2026 constituent avant tout un point de réorientation des politiques – et non un motif de repositionnement général des portefeuilles.
Opinions en matière de placement de l’équipe des stratégies multi-actifs
Sommaire tactique
Source : Placements Mackenzie.
Remarque : Les opinions exprimées dans cet article sont le reflet de points de vue tactiques à court terme, qui éclairent le positionnement de certains des fonds gérés par l’équipe des stratégies multi-actifs.
Points saillants du positionnement
Maintien d’une position neutre sur les actions : Les marchés boursiers ont été atones en juillet, les investisseurs ayant délaissé les titres liés au matériel d’IA au profit de secteurs auparavant à la traîne, comme la santé et la finance. Malgré des bénéfices relativement solides jusqu’à présent, les investisseurs sont devenus plus sélectifs à l’égard des sociétés affichant des dépenses en immobilisations élevées liées à l’IA, en raison de préoccupations quant au calendrier et à l’ampleur des rendements futurs. À notre avis, les données fondamentales des marchés boursiers, notamment la croissance des bénéfices et la solidité de l’économie, demeurent favorables. Nous observons toutefois un positionnement étiré chez les investisseurs particuliers, ce qui a parfois contribué à d’importants replis des marchés et justifie donc notre position neutre.
Maintien d’une position neutre sur les obligations : Nous restons neutres à l’égard des obligations. Le nouveau gouverneur de la Réserve fédérale américaine, Kevin Warsh, a adopté un ton ferme concernant l’inflation. La reprise du conflit en Iran et la hausse des prix de l’énergie pourraient maintenir les pressions inflationnistes à un niveau élevé, limitant ainsi les possibilités d’un ralentissement de l’inflation à court terme. Nous maintenons donc une position neutre en matière de duration, malgré des taux plus attrayants.
Réduction de la surpondération des actions américaines à petite capitalisation et ajout d’une surpondération des actions européennes : L’économie canadienne continue d’afficher des signes de faiblesse, alors que les indicateurs économiques européens laissent entrevoir un début de redressement. Nous conservons une surpondération des actions américaines à petite capitalisation, car la vigueur de l’économie américaine leur demeure favorable. Nous avons toutefois réduit cette surpondération en raison de leur solide surperformance, qui a diminué leur attrait sur le plan des valorisations.
Devises : Nous adoptons désormais une position neutre à l’égard du dollar américain par rapport au dollar canadien, en raison de la vigueur persistante de l’économie américaine et du ton ferme adopté par la Réserve fédérale américaine. Le dollar américain reste surévalué et notre perspective à long terme est qu’il se dépréciera par rapport à la monnaie de la plupart des pays développés. Nous continuons de préférer le yen japonais, considérant qu’il s’agit de la meilleure façon de tirer parti de la situation.